Voici un spécial Kollywood. Les lecteurs les plus avertis l’auront certainement déjà subodoré. Le Monsieur Cinéma du Petit Journal dit aussi Greg le cinéphage, est ma meilleure moitié. Il a d’ailleurs opéré sa mue pour devenir M Bollywood sur ce site. .Bollywood est un nom porte manteau qui désigne le cinéma de Bombay. Kollywood lui se réfère à Kondambakkam, quartier de chennai où s etrouvaient les studios.
Pour changer des salles obscures, Monsieur Cinéma est parti en quête du musée chennaiote du 7e art. Il porte le nom de AVM Heritage Museumen hommage aux studios aujourd’hui fermés et disparus de Kollywood.
On peut accéder au musée depuis le Métro Vijaya. Celui-ci se trouve dans un centre commercial tout moderne et proche du temple du même nom, Arulmigu Vatapalani Murugan . De là, on rejoint Arcot Road pour rechercher les studios.
La vaine quête des studios
Le cinéma du sud étant très prolifique, Greg le cinéphage pensait trouver des grands espaces. Il s’attendait donc à trouver décors, starlettes au maquillage dégoulinant, caméras. Malheureusement, il a fait chou blanc. Il parait que les studios ont déménagé dans la campagne pour cause d’inflation immobilière au centre de Chennai. Exit Kollywood donc.
En effet, au lieu de studios, seul le sigle AVM permettait d’imaginer que les lieux avaient pu importer pour le cinéma. Et de fait, ils avaient abrité l’âge d’or de la création cinématographique locale. Malheureusement, celle-ci a migré hors de la ville. De ce fait, les spéculateurs immobiliers se jettent avec gourmandise sur ces quartiers relativement centraux. Ceux-ci attendaient ces vastes terrains le couteau ou plutôt le carnet de chèque entre les dents. L’année dernière encore, quelques techniciens oubliés se consolaient dans les terrains vagues et les chantiers.
Car en cherchant un peu, il existe nombre de petits studios de doublage et d’effets spéciaux dans la ville. Pourtant l’idée de se rendre aux ex studios AVM n’était pas si mauvaise. En effet, en avril 2023 un petit musée du cinéma a effectivement ouvert à Chennai.
Le Musée du Cinéma de Chennai
C’est bien dans le quartier historique de cette cité du cinéma disparue que le Musée du Cinéma s’est installé dans un studio rescapé. Le quartier se voit pour le reste envahi par des immeubles flambants neufs sur un boulevard un peu pourri.
Ne vous attendez pas à y trouver de grande reconstitution. Il manque un peu d’explications. Cependant, on y trouve les voitures conduites par les grands acteurs d’hier. Elles coexistent avec les bobines à l’origine de grands succès locaux. Le propos ici est d’exposer les bobines et machineries utilisées pour tourner les films. C’est surtout l’occasion de montrer des dizaines de voitures utilisées par les grandes stars locales.
Alors si vous ne vous intéressez pas aux voitures anciennes ou aux films du Sud, passez votre chemin. Si, en revanche, l’évocation par de petits extraits de films locaux utilisant les voitures présentées vous tente. Si, les voitures elles-mêmes vous plaisent ,c’est l’occasion de passer un après-midi sympathique. Il est préférable de connaitre a minima quelques vedettes tamoul du grand écran. Vous vous formerez un peu aux noms et grands principes du cinéma local.
Mais une fois que vous aurez compris que Kollywood raffole des films de justiciers au grand cœur avec beaucoup d’action, des personnages joviaux et des stars indéboulonnables dans leur rôle de grand gentil, que les films sont ponctués de scènes dansées chantées peut être un tantinet plus folkloriques que dans la production du nord, vous aurez déjà une bonne idée de ce que vous allez voir.
Laissez les grandes reconstitutions historiques et les films à très gros budget au Karnataka. Vous comprendrez ainsi mieux ce musée sympathique coloré mais pas immense. Des affiches concluent la visite de ce grand hangar converti en musée ou plutôt en hommage aux studios AVM.
Cette fois je vous propose des lieux indo-sarracéniques pour faire suite à l’article précèdent sur l’architecture indo-sarracénique. En effet, Chennai offre un joyeux mélange de styles. Les constructions de type néo vénitiens le dsputent aux édifices maures, au palladianisme, ou au gothique français. Cet agrégat d’éléments indiens et européens correspond à la période victorienne, très amatrice de pastiches. Globalement les gares, les universités d’époque britannique adoptent cet éclectisme teinté d’exotisme. Alors où commencer l’itinéraire indo-sarracénique à Chennai ?
Chepauk Palace , premier des lieux indo-sarracéniques.
Ce palais tombe malheureusement en ruine. Néanmoins, il marque l’acte de naissance et donc l’un des lieux indo-sarracéniques incontournables. Construit en 1768, pour le Nawab d’Arcot , il cache aujourd’hui son délabrement derrière des palissades et une façade repeinte. Le nom est cependant bien connu des locaux puisqu’ il évoque le grand stade de cricket qui lui fait face. Cependant, peu de de fans de cricket savent que Chepauk marque les débuts de ce style architectural douteux mais rigolo. Les Nababs furent rapidement déplacés par les colons et relogés au Amir Mahal, dans Royapuram où les descendants de la dynastie vivent encore.
Madras High Court, le quartier de Parrys corner
Le Bovolo de Chennai
Connu pour ses ruelles animées et ses échoppes multicolores, le quartier de Parry’s corner vaut également la visite pour ses merveilles indo-sarracéniques. Encore convient-il de lever le nez en sortant de la gare Chennai Beach. On commence avec l’extraordinaire promenade sur North Beach road. Les marchands et marins y débarquaient et il convenait d’y afficher toute la gloire et la puissance de l’Empire. Si les bâtiments tombent ajourd’hui en ruine, il vaut la peine de regarder l’extraordinaire façade de la Poste ou des banques. On y sent l’influence de Venise et notamment du fameux Bovolo.
Si l’on traverse, on tombe nez à nez avec les joyaux de la cour de Justice. Ici c’est une profusion de dômes sculptés et minarets dignes de palais de Maharadjas.
Madras literary society et musées
Les grandes institutions officielles impériales sont les plus révélatrices du style indo-sarracénique. A Egmore, sur College road, on peut admirer deux sites principaux, l’ancien campus st Georges qui correspond à l’embryon de l’université britannique. On peut encore y visiter laMadras Literary society.
Surtout, lesmusées du Gouvernementoffrent des exemples épatants de la profusion architecturale de l’époque victorienne. Sur le même site se succèdent le fantastique palais ourlé qui sert de galerie d’art, alors que le théâtre rond est une réplique du Albert Hall de Londres. La galerie archéologique s’inspire des pignons de brique de Kensington et deAlbertopolis, quartier emblématique de l’époque dans la capitale de l’Empire.
Théatre du Musée du Gouvernement
Autour de la gare centrale
Là encore nous sommes dans un quartier hautement britannique et…victorien. Quoi de plus emblématiques que les gares pour exprimer la splendeur de l’Empire en effet ?
Autour de Central Railways station, les beaux vestiges architecturaux abondent. Il s’agit d’abord du plus pur éclectisme victorien si l’on peut dire, à savoir la gare centrale néo-gothique tout droit inspirée de ses contemporaines londoniennes du style Saint Pancras. Puis le Rippon Building symbolique siège du gouvernement, l’un des meilleurs exemples de palladianisme sur le sol indien. Le Victoria Hall en brique rouge semble lui aussi directement rapporté des iles britanniques. En revanche, les deux bâtiments qui leur font face le Chawdry, auberge réservée aux Brahmanes, et l’étonnante meringue blanche qui servaient d’hôtellerie pour les voyageurs appartiennent bien au style indo-sarracénique. Je m’amuserai certainement dans les prochaines semaines à écrire un peu sur ce quartier riche en architecture. Un peu plus loin, Egmore Station avec ses coupoles et dômes est une de plus jolies réussites de ce style si unique à l’Inde pendant la période anglaise.
Anna Salai, Mount Road
Avec Higginbothams, la maison des détectives et tous les bâtiments en ruine, Mount Road marqua le déplacement du centre de la ville Victorienne de st Georges à ce quartier nouveau et en expansion au début du XXème siècle. Nulle surprise que les édifices de style indo-sarracénique soient ici des bâtiments à vocation commerciale.
Senate House dans l’ Université de Madras, et Marina Beach
Dernier soubresaut du style indo-sarracénique, Marina ou South Beach road prit le dessus sur la promenade qui devenait un lieu moins plaisant depuis que les voies de chemin de fer avaient fermé la vue sur la mer. Ce long boulevard en bord de plage se borda de bâtiments éclectiques du plus curieux effet. Parmi les gâteaux à la crème, le Senate Building, central à l’université de Madras étonne avec ses minarets, ses coupoles néo byzantines. Un pastiche complet pour mieux affirmer la puissance de l’empire à son apogée.
Après la mort de Victoria (1901) en effet, l’architecture se fit plus sage et revint à des lignes plus classiques voire à des références réellement locales comme l’immeuble néo dravidien du South Railways building. Les derniers soubresauts anglais consistèrent en des décorations baroques sur des facades classiques, correspondant au style edwardien.
la sagesse d’une facade édouardienne dans Parry’s corner
Le style indo-sarracénique désigne les bâtiments de l’époque victorienne en Inde. Sur le sous-continent d’une manière générale, et plus précisément à Madras qui présente une belle collection, on découvre avec amusement les vestiges du Raj. Ce mot hindi désigne le gouvernement colonial britannique en Inde.
Également nommé indo-moghol ou indo-gothique, gothico-moghol ou néo moghol, ce style affecte essentiellement des monuments publics ou des bâtiments administratifs du Raj.
Formation du Raj
En 1857, la compagnie des Indes orientales qui contrôlait de larges pans du sous-continent, légitimise son pouvoir en prenant sous sa protection l’empereur moghol Shah Alam II. La rébellion des princes indiens et des soldats anglais marque la fin de l’empire moghol. Celui-ci est dissous officiellement par les Britanniques. Les territoires de la Compagnie des Indes sont alors transférés à la couronne qui implante son administration de façon officielle. La colonisation anglaise a débuté.
Pour afficher ce nouveau pouvoir tout en l’inscrivant dans la continuité de l’héritage moghol, Les architectes empruntent leur vocabulaire décoratif à l’architecture indo-islamique laissée par les prédécesseurs et inspirateurs des Britanniques. En revanche, ceux-ci empruntèrent assez peu aux temples hindous.
Vers une architecture officielle
Dans les faits, les colons construisirent des bâtiments contemporains en leur ajoutant une décoration qui leur paraissait locale. En l’occurrence, ils s’inspiraient des descriptions de l’Inde de la fin du 18e siècle. Les architectes anglais mélangèrent joyeusement ces images exotiques avec des lignes plus européennes. De fait, on retrouve le style indo-sarracénique de la Malaisie au Sri Lanka et jusqu’ aux Iles Britanniques avec l’extraordinaire Royal Brighton Pavillon construit pour George IV (1787–1823). Plus largement ,le style néo arabe se retrouve à travers l’Europe et aux Etats Unis . On peut penser ici aux bâtiments près de Brick Lane à Londres, école de mode de style néo mudéjar espagnol.
Le terme médiéval sarracène désignait les musulmans arabophones. Et les Anglais furent les premiers à utiliser le mot indo-sarracénique pour évoquer l’architecture moghole indo-islamique. Ce style mêlant grandeur anglaise et héritage indien aux yeux des colons légitimait pour eux leur présence en ces territoires.
Naissance de l’architecture indo-sarracénique
Le premier bâtiment indo-sarracénique est né à Madras, au Chepauk Palace. D’ailleurs, la ville reste un bel endroit pour voir ce style si particulier qui se retrouva également dans les deux centres de Bombay et Calcutta. Ironiquement, Madras en fut un des centres. Ironiquement, car le Tamil Nadu avait été épargné de la tutelle directe des Moghols. En outre, les détails indo-sarracéniques empruntent souvent à l’architecture rajahsthani ou même aux premières incursions turques. Mais, ils ne font aucunement référence à l’histoire tamoule.
La majorité de ces bâtiments indo-sarracéniques remontent donc à la colonisation britannique, de 1858 à 1947, avec un pic dans les années 1880. Elle correspond en partie aux aspirations britanniques pour un style impérial et proclame le concept inaliénable de l’empire invincible. Il s’agit en général de bâtiments imposants et couteux. Les matériaux et l’ornementation demandent beaucoup de savoir-faire. On compte peu de résidences privées dans ce style.
Ce style est donc à la fois proclamatif et fonctionnel car il visait à accueillir des fonctions nouvelles. Gares, bâtiments administratifs pour une bureaucratie croissante, tribunaux, universités, tours horloges, musées. Ce sont tous des bâtiments de grandes dimensions. Souvent, ils incorporaient des méthodes constructives modernes. Même si les façades étaient souvent de pierre, la structure recourait à l’acier, au fer et au béton, puis au béton armé.
Particularités du style indo-sarracénique
Le style indo-sarracénique se caractérise par des motifs nouveaux mais aussi imités d’écoles d’architecture locales ou régionales, notamment Bengali ou Gujarati
Avant-toits en surplomb, souvent soutenus par des corbeaux saillants
Dômes en bulbe (oignon) ou toits arrondis.
chajja : brise soleil ou avant-toit sur un porte à faux fixé dans le mur d’origine Bengali ou Gujarati
arcs en pointe, arcs festonnés, motifs tels les encorbellements avec de riches stalactites sculptés
arcs en fer à cheval caractéristique de l’Espagne islamique ou Afrique du nord mais souvent utilisé
Couleurs contrastantes des arches (rouge et blanc comme en Espagne )
chhatri avec un dôme, kiosques sur le toit
pinacles, tours, minarets, balcons, kiosques
Pavillons ouverts ou avec toits bengali.
jalis ou écrans ouverts, ou fenêtres travaillées d’origine moghole.
Mashrabiya or jharokha-fenêtre écrans.
Iwans, en guise d’entrée en retrait par rapport à la façade, sous un arc.
Parry’s Corner évoque pour les habitants et les touristes une succession de ruelles et de marchés de rue ou tout s’échange, se vend. Paradoxalement c’est aussi l’un des quartiers les plus anciens et les plus riches en architecture et il est dommage de ne s’arrêter qu’à la frénésie commerciale.
A l’origine du Madras britannique, Fort George et Parry’s Corner
A l’époque de la fondation de Chennai il n’y avait que des villages, parmi lesquels Chenna-Patnam, Madras-Patnam et Mylapore. Les Britanniques à leur arrivée fondèrent la ville de George Town, bientôt connue comme ville blanche et ouvrirent une route nord sud. Puis ils créèrent la ville noire en damier, le long de la plage avec le bazar birman. Une route menant à la prison au nord et à l’ouest à la gare centraleconplétait l’ensemble. Deux villes coexistaient donc, le fort à l’abri des murailles et au nord, la ville nouvelle au plan hippodaméen commerçante et locale avec ses temples et marchés.
Lorsque la compagnie des Indes Orientales (EIC) grossit, elle eut besoin de comptoirs. Francis Day fut chargé en 1639 de trouver un nouveau port, non loin de l’implantation portugaise de Mylapore. Le commerce lusophone florissait depuis déjà un siècle. Le succès des Portugais, encouragea les Britanniques.
Sir Francis traversa le bastion hollandais et tomba sous le charme des lieux. Il obtint des terres du dignitaire local. Il fonda alors Fort st George pour la couronne britannique avec bureau, entrepôts et résidences pour la compagnie. Cette première ville fut pourvue d’une muraille.
Des 1600, la ville noire apparut hors des murs. Elle résultait de la croissance mais aussi d’une discrimination entre chrétiens et locaux. Elle comptait des Telugus et Tamouls mais aussi d’autres groupes juifs, arméniens, gujaratis. Cette ville noire était dépourvue de murs. Les Français y tinrent siège en 1746 contre les Britanniques pour conquérir le trône des nawabs. Ils finirent par échanger Louisbourg, en Nouvelle Ecosse, au Canada contre Madras. Les négociants anglais revinrent alors et protégèrent la ville noire avec des armes et non des murs. Avec la colonisation en 1857, la Compagnie des Indes orientales remit ses territoires et parts à la couronne britannique.
Promenade autour de Parry’s Corner
Georgetown tient son nom du Roi George IV. Néanmoins, on parle du quartier comme de Parry’s Corner. Ce même si le nom désignait à la base juste un édifice commercial, d’où Thomas Parry fit fructifier ses activités.
Pour cette promenade, on peut justement partir de l’immeuble de Parry’s Corner. Ce nom correspond au second bâtiment d’affaire le plus ancien à survivre à Madras dans les années 1900. D’une riche famille, Thomas Parry, frère d’un administrateur de Georgetown, arriva à Madras. Marchand indépendant, il vendait un peu de tout, des voyages, du vin, de l’immobilier. Puis, il ouvrit une tannerie en 1905 et une, sucrerie en 1908. Ensuite, il s’associa avec William Dare. Ce partenariat fructueux prit fin dans les années 1920 lorsque Parry dut s’exiler pour des raisons politiques. Le bâtiment prit le nom de Dare mais le quartier et le sucre s’appellent toujours Parry.
C’est au niveau de Dare House qu’eut lieu le siège français. En 1897, une esplanade jouxtait les murailles. En atteste un obélisque (sur les 5 existant à l’époque) et un bâtiment juridique néo-gothique. C’était une zone frontière entre les villes noire et blanche. C’est en ce lieu que se sont développées les cours de Justice regroupant toutes les professions juridiques sur le modèle britannique mais selon le style indo-sarracénique. Ce fut surtout le centre de la ville et on y trouvait banques, commerces, institutions religieuses et administrations.
En face des dômes et pinacles d’allure néo-moghole, Dare House à l’angle, utilisé comme consulat américain a été détruit en 1908. Il a été reconstruit en acier et béton, de manière plus moderne. C’est un des rares bâtiments art déco de la ville à vocation commerciale.
Dubashi et Chetty Street
Avant de tourner sur Dubashi Street, se dresse l’église du missionnaire John Anderson venu monter une école de filles dans St George et propager la foi chrétienne. L’église fut ensuite affiliée à l’université de Madras en 1877. Du collège, ne reste qu’un mur.
Le terme de dubashi se réfère aux serviteurs, traducteurs devenus en quelques sortes, intermédiaires, collaborateurs, agents, intermédiaires, receleurs, agents double au service des colons. Cette position avantageuse les enrichit considérablement. Ils possédaient beaucoup de terres et ont donné leurs noms aux rues. Mais ils volaient souvent les locaux. dubakul in tamul se traduit par tricher. La petite histoire raconte que pour se faire pardonner ils construisèrent de nombreux temples à travers la ville.
Chetty Street évoque en revanche les nombreux Chettiar, ces commercants qui ayant fait fortune avec les Anglais se firent batirent des palais somptueux dans le Chettinad.
Le bâtiment victorien de style vénitien rappelle les écrits de Ruskin. Il s’agissait d’une succursale d’une société de Mumbay. Construit en 1900 dans le style indo-sarracénique, l’édifice de brique possède une façade de brique et pierres aux spectaculaires vitraux et aux arcs de style venitien. La structure est néanmoins moderne et implique fer et acier, emblématiques de la révolution industrielle. Une véranda soutient le toit terrasse.
Armenian street
Cette rue prend le nom de la très belle église arménienne véritable oasis de charme dans le tohu bohu du quartier. Les Arméniens, d’abord à San Tome au Mont (ils ont financé l’escalier) sont tous partis. Mais ils étaient très prospères. Ils s’étaient enrichis grâce au commerce de la soie, des bijoux et épices. De ce fait, ils construisirent une église en 1712 plus proche de leur lieu de commerce fort st George.
Un peu plus loin se trouvent le centre catholique, un grand bâtiment art déco. A l’emplacement du parking qui le jouxte se trouvaient Benny and co ou les Arméniens vendaient leurs propriétés avant de rentrer chez eux. Cette énorme société a fait faillite. John Benny travaillait avec le nabab, il occupait de nombreuses fonctions et vendait des uniformes, fournitures de toutes sortes. Il investit dans 2 moulins, Buckingham et Karnatikam, puis à la fin du 19ème siècleune filature à Bengalore. Après l’indépendance, la société plongea du fait de la crise. Benny fut racheté dans les années 1960.
En face, la Compagnie d’assurance privée, est une succursale de celle de Bombay. Un architecte indien créa le bâtiment moderne, un des premiers planifiés en 1945 avec une entrée en angle. Le bâtiment est célèbre pour son sous-sol enterré pour les dépôts. Il recourait à des matériaux locaux. La décoration rappelait l’architecture indo-sarracénique avec le balcon de côté avec jally, le petit dôme, le joli Chatri (kiosque) sous le toit. Aujourd’hui, la compagnie devenue LSI a été nationalisée à l’indépendance.
Un peu plus loin sur la rue, South India house, de style Edwardian offre une décoration bien différente presque rococo sur une façade toute simple.
Le Long de Beach road face au marché birman
Cette rue était l’avenue de parade bordée d’arbres et de luminaires le long de la plage avant le percement de Marina et le déplacement des clubs de plage. Avec l’ouverture de la gare, les Britanniques construisirent le long de la belle promenade, leurs plus beaux bâtiments. Les nouveaux arrivants, marchands, marins pouvaient y admirer la splendeur du Raj à travers de somptueux édifices. Aujourd’hui la vétusté et l’incurie font pratiquement oublier la grandeur indo-sarracénique de ces façades en relief. En diffère, celle du Metropolitan Magistrate court, pour les cas civils. Construite en 1892, sa façade plate ornée de mosaïques atteste combien les Britanniques consacraient un minimum d’argent pour rehausser un édifice pour les locaux.
Le train est omniprésent à Chennai, terrestre ou souterrain. La ville abonde en effet en gares. Une quarantaine d’entre elles attestent du développement privé du chemin de fer d’origine. Elles permettaient de relier la multitude de petites communes qui composent la ville d’aujourd’hui. Les premières lignes appartenaient en effet aux grandes familles et facilitaient leurs déplacements. Ainsi la Compagnie carnatique permettait au Nawab de se rendre de leur capitale Arcot à Royapuram. Je vous propose ici une double promenade pour découvrir le train à Chennai
Une ôde au train à Chennai, le musée du chemin de fer
Le bien amusant musée du chemin de fer. Ouvert en 2002 puis agrandi, il a pour but de valoriser le patrimoine et l’image du train en Inde. La billetterie se trouve dans un wagon. Elle donne accès au parc récréatif, aux collections et à un verre de thé. Il est particulièrement attractif pour les enfants avec ses locomotives anciennes. On peut y grimper et profiter des jeux répartis dans un grand parc. Et bien sûr on peut faire le tour du parc en petit train. On peut même déjeuner dans un wagon restaurant. Cinq galeries exposent des modèles, photographies, maquettes de trains ainsi que des œuvres d’art liées à la thématique.
Des cartels y font remonter la création du train à la Grèce. Cela me parait un peu osé, mais l’argument ne manque pas de sel. Le musée voit l’ancêtre du train dans les wagonnets traversant l’isthme de Corinthe, aujourd’hui percé par un canal, sur des rondins de bois. En place de locomotive des esclaves se chargeaient de haler les voitures. Ils évitaient ainsi le long contournement maritime du Péloponnèse.
Puis le musée évoque rapidement les locomotives tirées par des chevaux. Et il s’intéresse ensuite à la révolution industrielle et à James Watt et à l’invention de la machine à vapeur. Des explications alternent avec des reproductions et maquettes. Viennent alors les premières locomotives électriques. Suit une chronologie des chemins de fer. Elle commence en France avant de se diffuser à l’Angleterre et à l’Europe mais aussi aux colonies dont l’Inde.
Des trains de luxe
Un bâtiment du musée est consacré au métro . En revanche, une grande section présente une autre façon de profiter du train en Inde. Elle présente en effet les trains fastueux, recréant ceux des cours princières et restaurés pour des touristes avides d’expériences originales. Le « palace on wheels » réhabilité en 1982 recrée ainsi les splendeurs des maharajas. Et permet de découvrir le Rajahstan à des prix.. royaux. Le « Golden Chariot », lui, parcourt le Karnataka et s’enorgueillit d’une décoration empruntée au site archéologique d’Hampi.
Toujours dans le Nord et l’Est du pays, autour de Dehli ou Mumbai, le « Deccan Odyssey ». Lui aussi propose des voyages de luxe.
La majorité de ces palais roulant offrent malheureusement des expériences longues (8 jours) et onéreuses. Alors pourquoi ne pas vous contenter d’un voyage plus court et à Chennai même?
Une balade en train et des arrêts en gare
Pour retracer l’histoire du train à Chennai on peut effectivement faire le tour des gares. L’expérience prend tout son sel en chemin de fer. Bruyant et sale, il offre néanmoins un moyen amusant et original de découvrir la ville. On peut en profiter pour s’arrêter dans les stations les plus belles.
– C’est à Royapuram que se trouve la plus ancienne gare d’Inde,
Edifiée en 1853, elle dispute son ancienneté avec la grande gare Howrah de Calcutta. Construite en lisière de l’implantation britannique, elle desservait l’ensemble des petites lignes d’alors. Bien que contemporaine lors de sa construction de Bori Bunder à Mumbai, seule Royapuram reste encore debout. En effet, la première gare de Mumbai a laissé place vingt ans plus tard au terminal Victoria, aujourd’hui Chhatrapati Shivaji Terminus.
Royapuram affecte un style classique avec son grand porche et ses colonnes de briques rouges. Avec l’édification de Central station en 1873, la circulation des trains se déplaça. La gare de Royapuram ne fut plus affectée qu’au déchargement des cargos. Très endommagée, il est question de lui redonner de sa splendeur passée. Mais rien n’est encore véritablement décidé à ce jour. Et il faut traverser un véritable no man’s land aujourd’hui pour découvrir ce joyau de temps révolu. Certes repeinte à l’extérieur, mais abandonnée.
– La Gare centrale de Chennai
Lors de son inauguration., Madras Central Railways Station s’affirma comme un équivalent des grandes gares londoniennes. Avec ses énormes halles bordés de kiosques et boutiques, ses grandes verrières abritant les quais, elle utilisait les matériaux modernes. Elle visait à concurrencer les plus belles constructions anglaises. Si elle est globalement de style néo roman, sa grande tour néogothique est néanmoins devenue emblématique de la ville. Influencée par les modèles britanniques, elle imprime une marque très anglaise à Chennai. Son horloge et son style victorien rappellent Saint Pancras . Elle marque la porte d’entrée dans les régions du Sud pour les voyageurs du Nord ou de l’est du pays.
– La ravissante Egmore station date de 1907.
La gare d’Egmore avait pour vocation de décongestion Central station en desservant le sud du pays. Les nouveaux matériaux, fer forgé et verre, et la claire distribution des espaces attestent de la volonté de modernité. En contraste, Sa façade indo-sarracénique donne une version locale amusante de l’art nouveau. Ses dômes reposent sur des colonnes ouvragées d’inspiration dravidienne. Ses motifs animaliers, dont un joli éléphant lui donnent du pittoresque. Son aspect extérieur éclectique ne fait pourtant pas l’unanimité chez les architectes.
L’Alliance française de Madras, conserve le nom de l’association fondée bien avant le changement de nom de la ville en Chennai, en 1996. L’institution vient de célébrer en grande pompe ses 70 ans. Pour cet anniversaire, l’Alliance Française a fait peau neuve avec pour objectif de s’ouvrir à tous et de faire résonner la culture française bien au-delà de l’hexagone.
L’Alliance française de Madras rajeunie pour son 70eme anniversaire
Fondée en 1953, cette Alliance nous rappelle que les liens entre le Tamil Nadu et la France s’ancrent dans l’histoire. Ce, depuis l’implantation française à Pondichéry au XVIIIème siècle. De ce fait, elle représente bien plus qu’un simple centre de langue.
L’Alliance offre bien sûr des cours de français aux apprenants. Elle accueille aussi des activités dans le bel auditorium Michelin. La bibliothèque a elle aussi fait l’objet d’une cure de rajeunissement. Surtout, le bel Espace 24, au 24 College Road, permet d’accueillir des expositions. Il aide aussi à mettre en valeur des artistes locaux ou français.
Ce 70ème anniversaire permet d’officialiser les nouveaux bâtiments d’une Alliance qui a presque doublé sa superficie initiale.
Une Alliance françaiseatypique
L’Alliance française de Chennai est constituée d’un comité francophone et d’un trust 100% indien propriétaire des murs. Ce type de montage, assez courant, permet de sécuriser les bâtiments détenus localement. D’ailleurs, la séparation des pouvoirs garantit un équilibre. Le président du comité est un artiste local renommé.
L’Alliance de Madras est l’une des plus grosses au monde avec une quarantaine de professeurs et 2.600 étudiants. Elle prend place dans un réseau de 800 établissements. Ceux-ci se répartissent dans 130 pays dont 15 antennes réparties sur le territoire indien. Il s’agit d’associations françaises de droit local dont seul le directeur relève du Ministère des Affaires étrangères.
La proximité de Pondichéry et l’originalité du statut de franco-pondichériens expliquent en grande partie l’offre importante d’enseignants locaux parfaitement francophones.
Des bâtiments Art déco entièrement rénovés
Construite en 1953, la maison de style art déco fait partie d’un grand projet immobilier mené par un ingénieur, M Subarco. L’Alliance y a d’abord loué des salles à partir de 1975. Puis, elle a acheté la maison 5 ans plus tard, grâce à un prêt de l’Alliance Française parisienne.
Après le cyclone de 2017, le bâtiment a fait l’objet d’une magnifique rénovation et d’agrandissements par l’architecte Sujata Chankar. Les nouveaux espaces inaugurés en décembre 2022 comptent notamment la galerie. Espace 24 accueille les expositions d’arts visuels, de photographies ou offrant des ateliers. Il s’agit d’un espace polyvalent interactif. L’extension a en effet pour but de donner de l’ampleur à la dimension culturelle.
Conquérir de nouveaux publics
L’Alliance française jouit d’une véritable notoriété à Chennai. Néanmoins une marge de progression existe dans une ville de 10 Million d’habitants.
L’Alliance s’adresse à des Indiens désireux d’apprendre le français. Ils le font souvent pour des raisons professionnelles, comme travailler au Canada ou en Afrique où beaucoup d’entreprises indiennes sont installées. A ces élèves, s’ajoutent ceux qui apprennent le français pour le plaisir.
Le Dr Patricia Thery Hart, la dynamique directrice, estime qu’en diversifiant la proposition d’activités, en améliorant la qualité de la restauration, et en trouvant de nouveaux partenaires elle pourra améliorer la visibilité et l’audience et s’ouvrir à de nouveaux publics.
De nouvelles activités
Déjà l’offre a été structurée depuis son arrivée et des thématiques mensuelles visant à attirer un public avide de nouveautés culturelles.
L’équipe, renouvelée ,a déjà commencé à travailler sur une série de « dialogues créatifs ». Ils portent sur des sujets liés à l’art, la science, l’anthropologie. Elle envisage d’autres activités comme l’Opera on screen, art on screen, ou des artistes en résidence. Des cours le matin et l’après-midi ainsi que des ateliers pourraient élargir les propositions actuelles. D’autres projets à moyen et long terme visent à associer des designs contemporains en partenariat avec des associations étrangères. Le Goethe Institut de Chennai, ou Dakshinashitra font partie de ces liens.
L’Alliance Française de Madras a vocation à offrir beaucoup plus que des cours de langue. Elle vise aujourd’hui de nouveaux publics grâce à une programmation riche et variée.
C’est au cœur de la campagne, dans un magnifique jardin de manguiers, dit jardin de la Miséricorde, à 1h au sud de Chennai que le trust indien irudayan niketan a bati un ensemble de batiments pour accueillir des personnes exclues.. Cette entité est menée par Père Olivier, indien, et animée par des volontaires de toutes origines.
Aider les gens en détresse
L’idée a d’abord germé à Bangalore en 1992 puis au Tamil Nadu en 1997. Les installations se font au gré des rencontres et des besoins. A Chengalpet, une maison de 3 filles volontaires et une autre à Chennai composée de 2 étudiants indiens et 3 volontaires,apportent aide et réconfort à des populations miséreuses. Ceux-ci survivent en effet sans eau courante et sans éducation. La maison vise à soutenir moralement les plus nécessiteux qui outre la misère souffrent de l’indifférence et de la solitude.
Le jardin de Miséricorde, lieu d’accueil pour les enfants des villages
Au jardin, Père Olivier et Anne ont commencé par accueillir et suivre 14 enfants des villages avoisinants. Ce magnifique jardin de manguiers, est un lieu paisible et retiré, en pleine nature. Le jardin a aidé ces jeunes à suivre une scolarité en leur offrant gîte, couvert et accompagnement. Les enfants, entre 8 et 12 ans, confiés par les parents ont pu terminer leur scolarité.
Malheureusement, en 2014, la réglementation a changé et les enfants ont rejoint leurs familles. Certains n’ont pas pu mettre à profit ce qu’ils avaient appris. Ils sont été mariés et ont repris la terre de leurs pères. Neanmoins, Anne espère que leurs enfants profiteront à leur tour de l’éducation recue par leurs parents. Certains s’en sont sortis , comme Angelie qui a refusé le mariage arrangé,s’est oppposé à sa famille pour faire des études. Elle va devenir infirmière et espère ainsi mieux servir sa communauté. Mais le prix à payer a été de racheter sa dette face à la famille qu’elle devait épouser.
Devenu lieu de reconstruction pour les exclus
Depuis 2014, faute d’enfants, le jardin de Miséricorde accueille des gens que personne ne veut. Ils viennent de toutes religions,de toutes castes. C’est une sorte d’anti société indienne, composée d’exclus. Ceux-ci ont tous vécus des histoires dures, et ont été rejetés par leurs familles.
Au jardin, leur rythme de vie très lent, Voire contemplatif. Comme le dit joliment Anne Le temps est un ami en Inde. Ce qui ne les empêche pas d’œuvrer pour les autres. C’est à la cuisine, au jardin,qu’ ils retrouvent dignité, sentiment d’utilité mais aussi sens de la communauté, essentiel pour ces personnes violemment rejetées du groupe. Néanmoins, face à la demande et au peu de place (14 résidents), des règles se sont imposées. Ainsi, les résidents expérimentent cette vie communautaire durant un mois avant d’obtenir une admission sur le long terme . L’éloignement, la tolérance, le mélange de castes peuvent, en effet, ne pas être bien perçus. Faute d’équipe médicale sur place, le jardin ne peut pas accueilir de grands malades. Les résidents doivent avoir un référent. Ils versent une participation quand ils le peuvent pour les responsabiliser, 5000rp par mois. Malheureusement sur les 14 hôtes un seul reçoit un soutien financier et paye tous les mois. Certains prennent en charge juste les médicaments. On peut parainner 1 personne à la hauteur de 5000 rp par mois .
Une vie de pauvreté et de dignité au Jardin de la Miséricorde
Chaque résident a une mission notamment à la cuisine. Car l’alimentation se trouve au centre de la vie indienne. C’est un synonyme de vie, une forme d’accueil. La cuisine crée une unité, renforce les relations et redonne une dignité à ceux qui y travaillent. Au jardin de la Miséricorde, les résidents mangent des produits naturels et sains, surtout du riz et des produits de la terre. Ceci crée une unité alimentaire et relationnelle. Les résidents et volontaires s’occupent du quotidien. Ménage, décoration, entretien, cuisine . Seul l’entretien et la récolte des manguiers sont laissés aux leasers qui récupèrent les fruits. L’idée est de réapprendre le quotidien à des gens qui ont parfois tout perdu. Cette école de la vie est parfois dure. Par exemple, il n’y a de l’eau que 3 fois par semaine à 4h du matin et il faut se réveiller pour la stocker.
La salle à manger est aussi un lieu de réunion pour jouer aux cartes, se retrouver, échanger. Plus loin se trouvent les bâtiments des hommes et, très séparés, ceux des femmes. Père Olivier assume la responsabilité et la gestion des lieux. Un manager salarié s’occupe de l’aspect administratif . Anne s’occupe des autres volontaires internationaux et des femmes.
L’équipe compte 3 permanents et une petite équipe de volontaires, qui outre Anne, résident dans Chennai, dans le quartier pauvre et bruyant de Chengalpet, et viennent se resourcer au jardin de la Miséricorde une fois par semaine.
Pauline, Anthony, Gavin, Elsa, Roy, ces malheureux qui ont retrouvé le goût de la vie.
Elsa et Ramesh ont trouvé une famille
A 35 ans, Elsa est la plus jeune des résidents du jardin. Sa mère, francaise, est morte quand elle avait 8 ans. Atteinte petite de poliomélithe, elle se déplace en fauteuil roulant. Elle a passé son enfance de foyers en foyers. Recueillie au jardin il y a 10 ans, elle a retrouvé une famille, et le sourire. Elle utililise sa bonne connaissance de l’anglais pour faire du soutien scolaire. Avant le covid elle avait un petit magasin de fournitures scolaires et rêve de le retrouver. En attendant, elle se sent aimée et utile. Elle cuisine le dimanche .Elle retrouve sa dignité en aidant et peut vivre de manière quasi automome.
Ramesh errait dans les rue de Chennai. Blessé , presque fou, il a été recueilli au jardin de la Miséricorde. Ce pêcheur de poissons , violent, rejeté par sa femme et ses filles, a beaucoup changé en cinq ans.Sa colère remonte à son enfance quand son père l’a ébouillanté pour le punir de faire l’école buissonière. Depuis, ses pieds sont deux énormes plaies. Au jardin, il s’est apaisé et a trouvé le bonheur de se faire appeler « appa »(père). Ce rapport familial lui apporte beaucoup de paix.
Pauline et Anthony et le problème nouveau des personnes âgées
Pauline vient de Bombay où elle enseignait. Elle est veuve et sa fille qui doit vivre avec ses beaux parents ne peut pas s’occuper d’elle. Desespérée d’avoir perdu son mari, elle ne supportait plus la solitude de sa chambrette dans le village. Ce, d’autant plus qu’après une opération ratée de la cataracte elle perd la vue. Sa fille inquiète de la voir sombrer dans la solitude et la dépression a entendu parler du Jardin et a demandé de l’aide. En arrivant au jardin elle s’est définit comme un cœur brisé. Pourtant, elle a repris espoir au jardin de la Miséricorde,. En voyant le travail des volontaires auprès d’autres « coeurs en mille morceaux », la vieille dame s’est mise elle aussi à aider. Elle parle bien anglais et offre des cours de soutien aux enfants du village.
Anthony lui a été chassé de la maison par sa fille lorsqu’il est parti à la retraite . Sa femme a des problèmes psychiques et son autre fille s’en occupe. Malheureusement, personne ne veut plus gérer le vieux monsieur depuis qu’il est à la retraite. Avec lui se pose une nouvelle problématique, celle des personnes âgées de plus en plus abandonnées par leurs familles.
Gavin souffre de diabète. Il a une blessure permanente. On lui a confié la mission d’aller chercher des medicaments. Cette armoire à glace a été rejetée par sa famille en raison de sa violence. Au jardin de la Miséricorde, il a retrouvé un sens.
Le neuveu d Anthony vient aider. C’est un volontaire indien de 35 ans.
Roy et Sylvester, de vrais défis pour la communauté
Roy anglo indien de 50 ans est déficient mentalement. Il vivait avec son père mais à la mort de celui du fait du COVID il a été abusé par le chauffeur. Ses frères en Australie l’ont fait rentrer au jardin de la Miséricorde. Cependant, sa sœur voudrait le prendre en Australie. Ce projet est très concret ce qui n’est pas toujours le cas. En effet, toutes les familles n’ont pas les moyens ou ne sont simplement plus là. Pourtant, le jardin ne veut pas devenir un lieu définitif pour ces malheureux mais un lieu de passage et de reconstruction.
Sylvester lépreux de basse caste a posé un réel defi pour le partage de sa chambre. Il a été difficile de le faire accepter car en Inde les léproseries restent cloisonnées et les lépreux effrayent. En effet, cette maladie reste liée à la pauvreté, au manque d’hygiène et à la dénutrition. Il a perdu sa femme et sa fille.Il souffre toujours mais adore jardiner. S’occuper des espaces verts a redonné un sens à sa vie.
Le défi est que le jardin ne soit pas un lieu definitif. Elsa pourrait peut être avoir une vie, une indépendance financière mais elle a besoin de la communauté. Tout comme Pauline. Mais le jardin de la Miséricorden’est pas un hôpital, ni une institution et ne peut être qu’un lieu temporaire plus ou moins long, un lieu de réinsertion sociale . Pour aider ce jardin à survivre, vous pouvez vous y rendre le temps d’un week-end ou contacter directement l’un des bénévoles.
12 bonnes raisons pour voyager en Malaisie depuis Chennai
Voici 12 raisons pour voyager en Malaisie si sous avez quelques jours libres devant vous, une envie de dépaysement plaisant et pas trop loin de Chennai ? Alors n’hésitez pas et prenez votre billet pour Kuala Lumpur.
1/ Depuis Chennai, la Malaisie est une destination facile, et proche
Il vous suffit de 3h50 d’avion, vol direct, 2h30 de décalage horaire.C’est une destination facile car tout y est bien organisé clair et tramé. Sur place, les transports sont nombreux efficaces et fiables. Les trains sont confortables, fréquents, modernes et ponctuels. On peut les réserver en ligne. Les liaisons faciles d’une ville à l’autre, de l’aéroport à Kuala. Si le bus ou le métro ne sont pas de votre gout, téléchargez l’appli Grab, super efficace et facile. Attention néanmoins, le trajet entre l’aéroport et le centre est très long (plus de 40km) et tellement plus rapide en train. Attention également à la gare à bien vérifier le nom de la compagnie ferroviaire et la destination pour vous orienter.
2/ Les Français n’ont pas besoin de visa pour voyager en Malaisie
3/ Culturellement, voyager en Malaisie est à la fois dépaysant et proche.
Même si la population à la base austronésienne a été bien mâtinée de chinois, de nombreux apports tamouls nous la rendent plus compréhensible, plus proche, vue depuis Chennai. Les rotis et parathas s’y consomment aussi couramment que le bami goreng et les couleurs de l’hindouisme se mêlent au son du muezzin. Pays à majorité musulmane, la Malaisie reste tolérante pour les étrangers. Près de Kuala Lumpur, Batu cave est un haut lieu récent mais impressionnant de l’hindouisme. On y rend un hommage appuyé au Ramayana.
4/ Des villes coloniales ravissantes.
A Malacca, vous trouverez une ambiance provinciale et portugaise, alors que Georgetown, beaucoup plus grande, sur l’ile de Penang offre de très beaux souvenirs architecturaux de la période anglaise et de l’influence chinoise. On peut l’atteindre en train rapide depuis Kuala Lumpur jusqu’à Butterworth et prendre le ferry très bien indiqué depuis la gare. Dans cette ravissante ville coloniale, la grosse communauté chinoise, s’organisait en clans avec leurs maisons, leurs temples et mêmes leurs jetées. On peut visiter la maison Peranakan pour avoir une idée de la richesse de ces chefs quasi mafieux qui régnaient sur leurs communautés. La ville, classée par l’UNESCO, est parsemée de jolis cafés mais aussi de lieux plus authentiques.
5/ Un arrière-pays de toute beauté et très varié
On y trouve des zones de jungle, une végétation luxuriante, des collines à thé (Cameron Hills). La nature y reste sauvage et préservée avec des villages typiques. Venant d’Inde, il est plus facile d’alterner les plaisirs grâce au réseau de transport rapide et efficace.
6/ Des plages, des plages, des plages comme Langkawi
7/ Une qualité de vie fantastique.
Le coût de la vie assez faible permet de s’offrir de se faire plaisir en hôtellerie. Les hébergements y sont de qualité avec un beau service et un vrai confort pour des prix bien plus compétitifs qu’en Inde. Les conditions de voyages sont donc plaisantes dans ce pays moderne et propre.
8/ Une véritable authenticité.
La Malaisie reste à l’écart des sentiers touristiques. De ce fait, les gens ont conservé une vraie gentillesse. Surtout la nature n’est pas encore abimée.
9/ la qualité de service, la gentillesse et la serviabilité des gens.
Comme dans toute la péninsule malaisienne, Le mélange d’hospitalité musulmane et de gentillesse asiatique y est particulièrement agréable.
10/ En venant de Chennai, la langue est presque sympathique.
Le malais ne fait pas peur. Ecrit en alphabet latin, il est lisible et on peut donc s’orienter à la simple lecture des panneaux. Certes il est parfois retranscrit en arabe jawi mais en général pour des raisons religieuses donc autour des mosquées principalement. Surtout, la mixité des cultures malaises, anglaises, chinoises et tamoules rend la communication aisée. L’anglais, le malais et le tamoul sont langues officielles. On peut donc s’y exprimer, s’y faire comprendre et comprendre facilement grâce notamment à la lingua franca qu’est l’anglais.
11/ la nourritureest omniprésente et excellente.
Partout les petits marchands ambulants proposent des produits de qualité à des prix défiant toute concurrence. Alors n’hésitez pas et rendez-vous sur ces hawkers market pour gouter au nasi (riz ) goreng (frit) ou bami (pates) kukus ( vapeur)
12/ Kuala Lumpur estune capitale vivante vibrante et moderne.
Il y en a pour tous les goûts, de la boutique de quartier au magasin de luxe, mais aussi un joli quartier historique et des musées remarquables. Notamment le magnifique musée d’Art islamique, reconnu à juste titre l’un des meilleurs du monde avec le MIA de Doha, le Caire et le Louvre. Des bâtiments modernistes et impeccables, une muséographie superbe. Le parti pris d’exposition est thématique et non chronologique, mais la disposition par matériaux et couleurs est assez bluffante visuellement. Surtout, la qualité des objets exposés concurrence les plus belles collections mondiales. On commence au dernier étage de ce bâtiment blanc et moderne par les modèles des mosquées les plus emblématiques du monde puis on découvre les collections de textiles, la galerie des céramiques, les ornements, les manuscrits dont quelques pages du magnifique Shaname.
Kuala Lumpur offre de quoi se régaler aussi bien aux accros du shopping, qu’aux flâneurs de rues, aux inconditionnels de culture ou aux gourmands invétérés.
Vous aimez l’architecture? Alor vous aimerez, Madras inherited.
Si vraiment vous ressentez qu’il n’y a rien à voir dans cette mégalopole à la croissance exponentielle, venez profiter des pépites offertes par Madras inherited. Par le biais de visites, ateliers, blogs, programmes, évènements, Madras’inherited cherche à préserver, sauvegarder et faire connaitre le patrimoine architectural de la ville. Outre les activités éducatives, promotionnelles, l’association anime un blog passionnant.
Alors, pour les early birds, puisque les visites commencent à 6.30 du matin les samedis et dimanches, chaussez vos tennis et en route !
Des visites bien organisées.
On retrouve des activités patrimoniales dans toute l’Inde mais la branche chennaiote offre des visites menées par une jeune femme dynamique, architecte de formation, à l’anglais impeccable. Elle a à cœur de faire découvrir en profondeur des quartiers méconnus ou trop connus pour être considérés comme des lieux d’expérimentation architecturale. Elle est accompagnée d’une coéquipière charmante et prévenante.
Vous avez l’embarras du choix pour sélectionner le quartier ou la thématique qui vous intéresse. Le calendrier est publié en début de chaque mois avec une fréquence de balades bihebdomadaires.
L’organisation est carrée. L’inscription et le paiement se font en ligne en ligne. Vous recevez votre confirmation électronique et la veille de la balade une invitation à vous joindre au groupe whatsapp qui vous donnera le point de ralliement et les dernières recommandations. Les RV sont facilement identifiables et les horaires respectés. Ces promenades matinales permettent de ne pas trop souffrir de la chaleur ni du bruit ambiant.
Des visites rondement menées
Le rythme n’est pas trop rapide sauf si votre anglas est par trop hésitant ou que votre ouïe ne vous permet pas d’écouter un discours ponctué de sirènes, klaxons et autres fonds sonores indiens.
La découverte de lieux a priori connus mais expliqués est un bonheur pour les amateurs d’architecture. L’ensemble est bien mené vivant, illustré de photographies anciennes et de plans. La conférencière connait parfaitement ses sujets et son discours est de grande qualité.
Seul petit bémol, si vous n’êtes pas familier des termes tamuls voire anglais vous risquez de vous sentir perdus. Par ailleurs il n’y a aucune référence à l’architecture européenne, ce qui en matière de constructions coloniales et art déco peut perturber.
La visite suit en général un fil directeur repris en conclusion de manière fort intelligente. La matinée se clôt avec un conseil de maison, institution, église à visiter dans le quartier et en lien avec le sujet du jour. Tout se termine avec la distribution fort sympathique de goodies, ou souvenir de visite.
Une fois rentré chez vous, les pieds en l’air pour vous remettre de votre lever aux horreurs, un petit mail gentil vous demande ce que vous avez pensé de la visite. Il s’accompagne d’une petite photo de groupe ainsi que de références sur internet en lien avec la visite du matin. Une affaire rondement menée pour faire revivre un passé qui a tendance à s’oublier.
Quelques marches proposées parMadras inherited
Le long de la cote de Madras
Georgetown, la première fondation de Madras
Maisons de Theagaraya Nagar
Balade indosaracenique
Maisons de Triplicane
Causeries sur Broadway
A la découverte des allées de Royapet
Visages et phrases de Chindrapet
Sasnthome perdu et retrouvé
Histoire mercantile le long de Kutchery Road
Fort St George, à l’origine de Madras
T Nagar un témoignage de commerce et de Justice
Retour dans le passé le long de Mount Road
Le skyline de Rajaji Salai
Triplicane pour tout le monde
Maisons de Mylapore
Cependant, si le lever matinal vous rebute, que vous n’êtes pas disponible le jour de la visite qui vous intéresse, que votre anglais ne vous permet pas de suivre ce type de visite ou que vous avez besoin de vous raccrocher à des références plus familières, vous pouvez me contacter pour une visite privée et adaptée à vos besoins.
On revient toujours à et autour de Pondy, d’abord pour flâner dans ses jolies rues coloniales malheureusement envahies par le gris aurovillien.
En dehors d’arpenter les rues et de se poser dans un des multiples cafés de la ville, que visiter autour de Pondy lorsqu’on dispose de plusieurs jours. Je ne traiterai pas ici d’Auroville qui fera l’objet d’un article ultérieur. En revanche, vous découvrirez dans cet article un site pseudo romain, de la mangrove, un vrai château fort et un temple juché au sommet d’une montagne.
Arikamedu : site romain et backwaters autour de Pondy
Arikamedu est un site soi-disant romain. En fait, il ne reste que des entrepôts du 18e s sur un site devant lequel s’arrêtent les bateaux. Envahi par la végétation, il est néanmoins grillagé sommairement et relativement entretenu. On n’y lit rien de la présence romaine. Pour autant, les lieux sont fort agréables pour une balade dominicale.
C’est ici néanmoins que des archéologues de la mission française ont trouvé des artefacts d’origine romaine. Dans les années 1950, ils ont mis à jour des amphores, lampes, pièces, perles, bijoux attestant que les lieux correspondaient à un comptoir. Le site apparaissait dans des écrits du 1er siècle et dans l’Atlas de Ptolémée sous le nom de Poduke emporium. Il a été en activité entre le IIe siècle av. JC et le VIIIe s ap JC. A l’époque byzantine, c’était surtout un centre de production textile. Les objets de cette étape de la route de la soie se trouvent aujourd’hui au musée de Pondichéry à Chennai. Il y a aussi une petite vitrine au musée Guimet.
Juste à côté, derrière une guinguette sommaire en palmes, l’embarcadère permet à de petits bateaux de partir pour remonter les backwaters. On est ici au cœur de la mangrove et en fonction des marées on peut remonter sur les cours d’eau.
Gingee fort : un vrai château fort au sommet de 2 collines
A 150 km au Sud-Ouest de Chennai et à 70km à l’ouest de Pondichéry, la forteresse de Gingee est juchée sur deux collines. Le très beau site voit alterner un paysage de roches impressionnantes et des champs verdoyants, rizières et bananeraies. Les deux ascensions sont physiques, mais la vue et la conservation des bâtiments, au moins ceux du château de la Reine valent vraiment le coup.
le chateau du Roi
Bien sur celle du roi est plus haute mais également en moins bon état. Néanmoins au pied de l’abrupte falaise, de nombreux bâtiments donnent une idée de l’ampleur des lieux. Greniers, citernes, étable pour les éléphants, écuries, temple et réservoir donne une image de la grandeur et de la majesté.
Le Fort de la Reine
On accède au fort de la reine au sommet d’une autre falaise avec une vue à couper le souffle sur les champs et le village avoisinant. La muraille s’étend le long des forts telle une muraille de Chine miniature. Le tracé des tours circulaires apparait nettement en surplomb. Les entrepôts de stockage et citernes d’eau attestent de la taille de ce fort. La construction originale du XIIIe siècle emprunte à l’architecture dravidienne et n’est pas sans rappeler les châteaux forts européens contemporains. Mêmes murailles difficilement franchissables à flanc de montagne, même utilisation de sites abrupts, escaliers en chicane. Au sommet, les entrepôts et citernes attestent de la présence d’une garnison. Néanmoins, l’ensemble a été habité lors de l’invasion des Marathas au 17e s puis par les Moghols et au 18e des Européens. D’où des ajouts ultérieurs. Les Anglais avaient nommé cette forteresse longtemps considérée comme inexpugnable, la Troie de l’est.
Il faut arriver avant 15h si vous envisagez de ne monter qu’à une des deux forteresses, le matin si vous désirez voir les deux.
Eagle fort
Le bourg agricole de “Thirukazhukundram”, tient sa renommée à son impressionnant temple. Lui aussi surmonte une falaise. Il se situe à 70km de Chennai, non loin de Mahaballipuram et de Pondy. Alors que Shiva réside au sommet de la montagne, son épouse Thirupurasundari, est vénérée au pied de la falaise.
Le nom de “Thirukazhukundram” signifie la montagne des aigles et se réfère à l’histoire de deux aigles venus en ces lieux pour vénérer Shiva. D’ailleurs, deux aigles continuent à voler jusqu’au temple tous les jours à midi pour y être nourris. Ces aigles sacrés sont considérés et vénérés comme les fils de Brama ensorcelés par Shiva en raison de leurs péchés.
Visite du temple
Le temple se compose de deux parties. Dans la ville colorée et animée, se trouve le temple de la déesse alors que celui de son époux surmonte la falaise. On rentre donc par un premier temple avant d’atteindre une montée pentue et appréciée des singes pour atteindre le temple haut. Un pronaos entoure le sanctuaire. De là, on accède à une petite pièce hypostyle qui donne sur une terrasse. D’en haut, la vue sur la vallée est exceptionnelle. On y découvre un magnifique paysage de champs verts ourlés de lacs et étangs. Ceux-ci en permettant l’irrigation ont rendu la campagne alentour très fertile. Cette exubérance explique la relative richesse agricole de la petite ville.
Attention, le temple sur la colline ouvre plus tard, en général vers 10h du matin. Mieux vaut donc commencer sa visite par le « bas »
Les plages autour de Pondy
Tout autour de Pondy, les plages dorées donnent un agréable air de vacances. De petits kiosques vendent des noix de coco ou de quoi grignoter. Orientées à l’est ce sont des jolis endroits où marcher le matin ou juste profiter du lever du soleil.
Au Nord de la ville, se déroule le long ruban de la plage d’Auroville. Alors qu’au Sud, les plages du Paradis et de la Sérénité méritent leur nom. On peut accéder à la plage du Paradis en ferry depuis Chunambar. Il faut en effet y laisser les moyens de transport, bus, auto ou véhicule personnel car la plage n’est accessible que par bateau.
Toujours à Chunambar, les agences proposent des sports nautiques ainsi que des trajets en house boat pour profiter de la mangrove. Il peut y avoir beaucoup de monde et il vaut mieux éviter les Week ends en saison (décembre- Avril).
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