Le Canada

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Pourquoi le Canada ? Dans ma vie de voyages, j’ai passé trois belles années au Canada. Puis je suis revenue de nombreuses fois à Montréal.

Durant les quelques années passées au Canada, j’ai eu la chance de suivre la formation de guide du Royal Ontario Museum et ai pu ainsi guider officiellement dans cette ville si vivante et vibrante. 

Après avoir exploré cette superbe ville et ses environs, j’ai eu l’occasion de vivre en Colombie Britannique, à Vancouver. C’est pourquoi je vous propose des conseils pratiques et des itinéraires à Vancouver et Toronto.

Pour autant, le Canada est riche de nombreuses belles régions. Outre le Québec et les Montagnes Rocheuses, la Colombie Britannique vous comblera par ses paysages à couper le souffle. La Gaspésie, la façade Atlantique recèlent des lieux magnifiques.

Où que vous alliez n’oubliez pas que les distances sont énormes et qu’il vous faudra parfois parcourir beaucoup de kilomètres pour voir un lieu.

Par ailleurs la vie est assez chère pour des Français, notamment les entrées de musées, les restaurants, les activités. Pour autant, assister à un match de Hockey ou de football canadien est une belle expérience locale. N’oubliez pas, que comme aux Etats-Unis, les taxes (TVA) et services ne sont jamais compris. Il vous faudra systématiquement les rajouter à tous vos achats.

En ce qui concerne Toronto,

https://visitesfabienne.org/canada/toronto/

vous trouverez ici des guides d’expositions dans plusieurs musées de la ville ainsi que des visites de quartiers.

Et pourquoi ne pas aller un peu plus loin que Toronto ?

Si vous êtes intéressés par La Colombie Britannique et Vancouver, https://visitesfabienne.org/beautiful-british-columbia/

La France

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L’idée de cette page n’est certainement pas d’expliquer ou de résumer l’histoire de France . Je voudrais juste l’utiliser pour rappeler que conférencière depuis de nombreuses années, j’ai arpenté pas mal de pays. Pour autant j’ai commencé ma carrière à Paris et garde en stock un certain nombre de visites.

Des visites de Paris

De mes années parisiennes, j’ai conservé des archives musées et balades.

Travaillant pour le compte d’agences ou en Free lance, j’ai en effet monté beaucoup de visites de quartiers. Des longues comme les deux grands GR Nord Sud et Ouest Est. Des plus courtes, comme la Butte aux Cailles ou les Grands boulevards. Des thématiques comme “la Bièvre” ou les Passages parisiens. Des classiques, comme la traditionnelle balade dans le Marais ou la Nouvelle Athènes. Des plus originales comme le village de Saint-Blaise.

Pour les musées, j’ai principalement travaillé à la Bibliothèque Nationale et sur les grandes expositions du Grand Palais, de Jacquemart André.

Si vous souhaitez des itinéraires, voire des journées de guidage, n’hésitez pas à me contacter sur mon adresse : fabienne.visites@gmail.com.

Des balades occitanes

Bien que j’habite aujourd’hui en grande partie au Royaume-Uni, je garde un pied France, et plus précisemment en Occitanie.

Vous pouvez d’ailleurs guetter mes itinéraires sur http://www.escapad.io/ et surtout sur ce site.

Je travaille en ce moment sur des balades Toulousaines https://visitesfabienne.org/toulouse/. Mais ce n’est qu’un point de départ avant de m’étendre plus au sud de la région !

Léonard de Vinci et la France

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Né près de Florence en 1452, Léonard de Vinci est reconnu de son vivant comme l’un des artistes et savants les plus accomplis. Formé en tant qu’artiste à Florence, il part travailler comme ingénieur à Milan et sera appelé à la fin de sa vie en France, où il mourra, par le roi François 1er.  Il y laisse un héritage exceptionnel tant dans les collections que dans les esprits. Il est en effet considéré comme le père de la Renaissance française mais aussi comme l’incarnation de la Renaissance, voire comme un génie universel.

1/ Un savant exceptionnel et universel

L’observation au service d’une curiosité insatiable

L’œuvre créatrice de Léonard de Vinci part d’une observation attentive du monde environnant et des éléments qui le composent. Il s’agit de comprendre des fonctionnements, des phénomènes avant de chercher à les décrire tout en les perfectionnant.

Ses domaines de recherches sont très divers : anatomie, biologie, géologie, astronomie, mais aussi l’optique, la météorologie ingénierie, physique, mathématiques. Il accompagne ses observations de schémas d’une précision inégalée. L’aboutissement de cette recherche scientifique se retrouve ensuite dans son application artistique.

Ses constructions en France témoignent de son incroyable maîtrise technique

Chateau de chambord

Il considère la technologie comme un accomplissement majeur de l’homme. Il met au point toute sorte d’appareils dans tous les domaines. Il porte une attention particulière aux instruments de mesure (horloges, hygromètres, compas…). Il part de modèles existants qu’il s’efforce de perfectionner notamment pour mesurer le temps, maitriser les airs et l’eau. Pour chaque domaine, il s’appuie sur une parfaite maîtrise de la physique et des mathématiques et élabore des machines ingénieuses et novatrices.

II/ Un artiste sans égal

Cette connaissance scientifique n’est jamais une fin en soi et doit servir à une application artistique qu’il veut parfaite.

La peinture

Lorsqu’il entre dans l’atelier de son maître Verrochio vers 1467, il reçoit une formation centrée sur les arts de la peinture, de la sculpture et de la décoration. Il aborde tous les genres au cours de sa carrière. Cependant, on ne peut attribuer avec certitude qu’une quinzaine d’ouvrages à cet artiste car beaucoup ont été perdus, détruits ou sont restés inachevés. Le petit nombre d’œuvres sûres qui lui ont été attribuées suffisent tout de même à construire sa réputation de génie de la peinture.

Plus que la maîtrise de la composition géométrique, de l’affinement du contour, cette réputation se bâtit sur deux innovations qui marquent ses contemporains. La première concerne la manière de peindre les visages où Léonard de Vinci parvient de manière surprenante à traduire le sentiment, l’émotion et à faire percevoir l’indicible. L’autre innovation concerne l’arrière plan : il passe du dessin appuyé à ce que l’on nomme le sfumato (évanescent ou enfumé en italien) qui noie les contours de la scène dans la vapeur de l’air. Cette manière de peindre se retrouve particulièrement dans son œuvre maîtresse, Portrait de Mona Lisa (La Joconde), peinte en 1503-1505 et exposée au Louvre.

2. et le dessin…

Le dessin constitue l’apport le plus riche et le plus convaincant de l’artiste. Contrairement à la peinture, l’œuvre en dessins est d’une grande diversité : représentations d’instruments et de mécanismes, croquis spontanés et commentés, dessins appuyant des démonstrations mathématiques, esquisses préparatoires aux tableaux… Tous traduisent l’intérêt esthétique de l’artiste. Ses carnets par leur diversité témoignent d’un souci de l’esthétisme mais aussi d’une technicité exceptionnelle, ainsi que de fantaisie et d’originalité

3. Architecture et sculpture

D’ambitieux projets sont menés par Léonard de Vinci dans ce domaine. Il maitrise aussi bien l’architecture civile que militaire. Il projette et supervise des chantiers très variés : châteaux, travaux hydrauliques, canaux, aménagements portuaires, forteresses. Ce jusqu’à prévoir une cité idéale.

III/ Léonard, Homme de cour

La réputation de Léonard de Vinci mais aussi sa capacité à organiser et mettre en scène des fêtes somptueuses et son charisme personnel lui permettent de fréquenter les plus grands souverains qui l’accueillent à leur cour et lui offrent protection.

En Italie, la recherche d’un prince mécène et protecteur

Désireux de créer en toute liberté, Léonard recherche la protection des puissants. Après un séjour à Milan de 1482 à 1489 auprès du duc Ludovic Sforza, avant de retourner à Florence et devenir architecte militaire de César Borgia en 1502. A Rome il travaille pour Julien de Médicis, frère du pape Léon X.  A partir de 1506, il partage son temps entre Milan, où il est cette fois au service des Français. Partout, il fascine par son savoir, mais aussi son charme et par l’originalité de sa pensée.

Le protégé du Roi de France

Pendant les guerres d’Italie, François Ier est séduit par l’art italien et invite en 1517 son plus éminent représentant, Léonard de Vinci, auquel il offre tous les moyens matériels et le titre de « premier peintre, ingénieur et architecte du roi ». Il lui offre le manoir de Cloux. Face au château royal d’Amboise, qu’il transforme. Pour Léonard de Vinci, c’est l’occasion d’achever sereinement sa vie, « libre de penser, rêver et travailler ». Il devient un interlocuteur privilégié et admiré du roi et de la cour. Il y meurt en 1520 avec les honneurs dignes d’un souverain. Sa légende de génie universel, née de son vivant, se diffuse à travers la Renaissance avec un culte tout particulier en France où il rentre dès sa mort dans les collections royales.

https://www.louvre.fr/expositions/leonard-de-vinci

Léonard de Vinci est donc l’un des plus grands génies de tous les temps. À la fois artiste (dessin, architecture, littérature) et notamment peintre (La Cène, La Joconde…), scientifique (géologie, botanique, anatomie…), inventeur (projets de machines comme l’hélicoptère ou le sous-marin), il aborda tous les domaines de la connaissance et marqua son époque. Homme influent qui côtoya les puissants (parmi eux, François 1er), il est marqué par la philosophie humaniste. Tous ces aspects ont fait de lui l’Homme de la Renaissance. La France lui voue un culte tout particulier .

La côte ouest du Royaume-Uni

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Qui connait la côte ouest du Royaume-Uni ?

En effet, le pays ne se résume pas uniquement à Londres, Oxbridge, l’Ecosse et Bath. On pourrait rajouter Stratford upon Avon ou Brighton pour les plus connaisseurs. Notre image se limite souvent au boccage verdoyant, aux pubs accueillants, aux tea-time élégants. Les îles anglaises évoquent aussi les autobus à impériale, la pluie. Pourtant, d’autres régions valent la découverte.

En effet, le côte Ouest du Royaume-Uni offre beaucoup. Facile à rallier depuis l’hexagone, la région de Bristol s’ouvre au visiteur assoiffé de nouveautés mais aussi de traditions….

Et si la côte ouest avait la cote ???

La capitale régionale déjà avec son ambiance universitaire, ses multiples voies d’eau, son énergie créative, un rien rebelle. Mais aussi les villes avoisinantes, qu’il s’agisse de la très géorgienne et élégante ville de Bath à un quart d’heure de train, Cardiff et son glorieux château, à moins d’une heure de bus de Bristol, mais aussi des ravissantes cités gothiques de Gloucester ou Wells. La campagne environnante est à la hauteur des plus belles images que l’on peut se faire des verts pâturages anglais, entre les collines des Mendips, hauts lieux de la légende arthurienne mais aussi zone réelle de la fabrication du fromage de Cheddar, les paysages des Costwolds, les jolis villages de pierre animés d’autant de pubs colorés.

Si près et pourtant si éloigné

Variée, la région qui englobe la ville et le Comté de Bristol, le sud du Pays de Galle, le Gloucestershire au nord, le Somerset au Sud, reste aussi délicieusement traditionnelle, avec ses tea-rooms désuets, ses abbayes en ruine, ses jardins tirés au cordeau. Et même si, mondialisation oblige, on se sent très à l’aise dans ce finisterre européen, malgré tout très européen, un je ne sais quoi typiquement british vous transporte irrémédiablement ailleurs , peut-être les gazons si verts et si parfaitement taillés, à moins que ce ne soient les attroupements devant les « free houses » émêchés dès 17h, les coutumes vestimentaires étonnantes, finalement beaucoup plus longues à s’uniformiser que les traditions culinaires. Quoiqu’il en soit, partir de l’autre côté de la Manche est à la fois très simple et rapide et à la fois complètement dépaysant.

http://www.easyjet.com/en/cheap-flights/uk/bristol

Cardiff, sur la Côte ouest du Royaume-Uni

Le tea-time de 5h

Ainsi le fameux english tea time de 17h n’est pas un goûter mais un diner, le diner lui est lui un déjeuner et le breakfast n’est plus réduits qu’à un simple bol de céréales. Le plat national n’est plus le shepard pie (sorte de hachis parmentier de mouton) mais le chicken masala, l’accent d’Oxford est concurrencé par celui de Mombai, les vendeuses ont le polonais comme langue maternelle et les gardiens rêvent de construire leurs maisons dans leur lointaine Roumanie. Le Royaume-Uni s’est ouvert, tout en restant accroché à ses délicieuses habitudes, les Public School en fait privées, les uniformes scolaires, les manifestations calmes, les parapluies noirs et l’humour à l’encan.

Sur les murs de Bristol…

Bref si vous voulez vous divertir, partir à la découverte des clichés les plus solides, je vous propose de me suivre les prochains mois dans mes déambulations à travers la campagne anglaise et sur la côte ouest du Royaume-Uni.

https://visitesfabienne.org/wordpress/bristol-la-ville-ou-il-fait-bon-vivre/

https://www.vialala.fr/voyage-sur-mesure/offre/ambiance-de-noel-outre-manche

Chypre

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Chypre, l’île d’Aphrodite a tout misé ou pratiquement sur le tourisme pour se redresser après l’invasion de 1974 puis la grosse crise financière de 2008. Pourtant, si elle promeut ses plages et son soleil, les merveilles archéologiques et byzantines, mais aussi gothiques et romaines sont bien souvent oubliées par les héliophiles venus en masse de Russie ou du Royaume-Uni.

L’ile à la croisée de trois continents a forgé son identité au gré des vagues migratoires successives. Elle offre donc des vestiges riches et divers.

http://www.kypros.org/Chypre/chypre_hist.htm

Une histoire tri-millénaire

  • Dès le dixième millénaire avant notre ère, des hommes se sont installés puis ont apportés vraisemblablement du croissant fertile la néolithisation.
  • Vers le cinquième millénaire se met en place la civilisation chalcolithique, fondée sur exploitation du cuivre qui donnera son nom à l’ile (Kyprum). On voit apparaître rites de fertilité et idoles. Les échanges s’accélèrent à l’âge du Bronze au troisième millénaire.
  • C’est au bronze tardif que se développe véritablement l’ile. Avec les colons minoens puis mycéniens, la culture grecque se diffuse tant dans les cultes religieux que dans l’écriture, la langue et l’art. Au tournant du premier millénaire, des cités royaumes se mettent en place qui survivront aux migrations des Assyriens, des Phéniciens, des Perses puis des macédoniens.

Des vagues d’invasion successives

  • Au 4e siècle avt JC, La dynastie des Ptolémées achève hellénisation alors que politiquement Rome puis Byzance (après le 4e siècle ap JC) dominent. C’est à cette période que Chypre devient chrétienne. Évangélisée très précocement, elle rentre dans la sphère de l’église d’Antioche et y restera jusqu’au 12e siècle lors de la conquête franque.
  • En pleine croisade, Chypre passe entre les mains d’une dynastie française qui régnera pendant trois siècles (1191-1489)
  • Venise domine un siècle (1489-1571) l’ile qui tombe entre les mains des Ottomans
  • Il faut attendre 1878 pour que l’étau turc se dessère et que les Anglais annexent l’île à laquelle ils n’accorderont l’indépendance qu’en 1960.

Depuis, Chypre a connu une partition traumatisante à la suite de l’invasion d’un tiers de son territoire par l’armée turque.

Elle a placée de grands espoirs en son adhésion à l’Europe en 2004 mais se sent aujourd’hui toujours menacée.

Fête des morts au Mexique

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Pour se sentir un peu dans la peau de Coco, excellent animé de Pixar, et admirer la Fête des Morts au Mexique, il est facile de s’envoler quelques jours depuis la Havane.

Que vous partiez vers Ciudad de Mexico ou Cancun, vous pouvez facilement passer par Interjet ou Aeromexico. Les deux compagnies offrent des rotations régulières déjà évoquées dans des articles précédents.

https://www.pixar.com/feature-films/coco/

www.interjet.com/vuelos/México

https://visitesfabienne.org/wordpress/escapade-a-cd-mexico/

Commémorations familiales

Les 28,29, 30, 31 Octobre et 1er et 2 Novembre, les villes et villages mexicains se parent de fleurs orange et d’autels aux morts ornés de têtes de mort, les calaveras.  On commémore en famille le premier jour les morts accidentelles et violentes. Le second jour, on honore les noyés, les personnes seules et oubliées,. Puis le 31, on passe aux enfants morts-nés ou à ceux qui n’ont pas reçu le baptême. Enfin, le 1er vient le tour des enfants et enfin le 2 les adultes.

Il y en a donc pour tous, des autels pour les ancêtres, les parents, même les chiens ou les associations professionnelles ou les organisations diverses et variées. Des squelettes de femmes, les Catrinas reprennent la célèbre représentation par Diego Rivera au musée des fresques….

Débauche de couleurs et décorations

Tout est l’occasion d’une débauche de couleurs et de décorations. Chaque foyer s’orne en effet d’autels fleuris rendant hommage aux disparus. Des photos, des plats et objets affectionnés de leur vivant en rappellent le souvenir. Les offrandes sont autant de petits plaisirs présentés aux ex-vivants morts. Les Mexicains profitent de ces jours fériés pour rendre visite aux sépultures familiales.

Il s’agit là de véritables retrouvailles et non d’un hommage silencieux et frileux comme chez nous. Les familles débarquent avec fleurs, victuailles, boissons et…mariachis pour prouver aux morts que même partis ils sont toujours présents. Pour montrer leur communion avec le monde des morts, les gens se maquillent, se costument en squelette, en monstres dans les rues. Les festivités culminent avec des défilés dans les villes. Il vaut mieux privilégier une ville plus modeste que Ciudad de Mexico pour assister à l’un de ces défilés en raison de la foule et des risques de débordements.

Des défilés récents

Curieusement, ce défilé qui reprend une tradition ancienne, est lui une invention récente et surtout une extraordinaire preuve de l’agilité et du dynamisme des mexicains. En Novembre 2015, nombreux furent les touristes à acourir dans la capitale pour assister au défilé visible au début du film Spectre. A la recherche de James Bond, ils assistèrent aux festivités magnifiques, se déguisèrent, mais de défilé point.

Qu’à cela ne tienne, en 2016, la ville de Mexico leur organisait un défilé magnifique devenu en trois ans une institution…C’est l’occasion de découvrir le centre historique et d’admirer des chars, déguisements, troupes folkloriques mais aussi les fantasmagoriques alebrijes. L’artiste Pedro Linares a inventé ces figures animalières  de bois, carton ou papier mâché plus ou moins extraordinaires et aux couleurs vibrantes et caractéristiques du Mexique.

Le jour des morts ne se limite pas au Mexique à la date choisie par le calendrier de l’église du 2 Novembre pour rendre hommage aux âmes des défunts. Il s’agit ici de renouer avec des traditions et un mysticisme préhispanique. Celles-ci sont fort éloignées de la terreur face à la mort et à l’enfer propagée par les conquérants. Chez les Aztèques, un mois complet était consacré à la mémoire des disparus.

Hommages

L’autel lui-même est construit en plusieurs étapes, et sur plusieurs niveaux. On commence par une fleur, le pain symbole de consécration, la bougie dont la flamme guide le mort, l’eau source de vie, le maïs, le sel, symbole de purification, le papier découpé et coloré représentant la pureté et le deuil, puis viennent les bouquets, les fruits, puis les aliments sucrés et en fin le 2 Novembre les plats consistants, maïs, viande en sauce, le tout accompagné par des fumées de copal. Les vivants accompagnent quant à eux ces festivités de pain des morts, une sorte de délicieuse brioche, et de chocolat chaud aztèque.

Le Jour des Morts au Mexique

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Un peu de Mexique à la Casa Benito Juarez

Le Jour des Morts est une fête essentielle au Mexique.  Le 1er Novembre en effet, on célèbre les défunts selon la tradition préhispanique.

Une célébration d’origine préhispanique

Elle est largement répandue sur le continent mésoaméricain puis synchrétisée par les évangélisateurs espagnols.. A la base, il s’agissait de rituels ancestraux. Les crânes des ancêtres étaient exhibés comme des trophées dans des cérémonies symbolisant la mort et la Renaissance. Le festival des morts durait 1 mois, le 9e mois solaire du calendrier mexicain. Ce festival honorait les enfants et les ancêtres.  La déesse Mictecacíhuatl aujourd’hui assimilée à la Catrina  le présidait. On l’appelait  la “Dame de la Mort” et épouse de Mictlantecuhtli, Maitre de la Terre des morts . Ce personnage,  ou plutôt squelette, élegamment vétu apparut sous la plume de l’écrivain Jose Guadalupe Posada. Diego Rivera popularisa la Catrina.

https://culturacolectiva.com/historia/origen-e-historia-de-la-catrina/

On enterrait les morts préhispaniques avec deux types d’objets. D’abord ceux qu’ils avaient utilisés de leur vivant . Mais aussi ceux qui pourraient leur être utile dans leur passage dans l’au-delà, instruments de musique de terre cuite, statuettes de dieux, cranes, encensoirs, urnes voire offrandes alimentaires.

Des festivités encore très célébrées

A leur arrivée en Amérique, les Espagnols du 16e apportèrent leurs célébrations pour commémorer les morts le jour de Tous les saints. Avec la conversion des natifs, on assista alors à un synchrétisme mêlant les traditions et les célébrations. En l’occurrence la fête des saints et le festival des morts en un Jour des Morts (1er Novembre) suivi, le 2 du jour de tous les Saints..

Les autels du Jour des morts peuvent être publics ou privés. Après des prières et offrandes, on partage le chocolat chaud et le pain des morts. Peu à peu, et surtout dans le Nord du Mexique, le Halloween nord-américain tend à remplacer ces festivités traditionnelles. Mais même à Cuba, la communauté mexicaine recrée la tradition au centre Benito Juarez, dans la vieille ville. Après un concert de mariachis, des danses folkloriques, des discours,  les Mexicains de Cuba partagent le chocolat chaud et le pain des morts, un pain brioché et sucré.

Les Offrandes du Jour des Morts

Elles sont symboliques et mêlent traditions préhispanique et chrétienne :

  • Têtes de mort sucrées avec le nom du défunt
  • Calaverita rimes et vers satiriques,gravures illustrant des crânes décorés ou sucrés
  • Le pain des morts, représentation eucharistique apportée par les évangélisateurs espagnols, pain sucré avec des formes d’os notamment
  • Croix souvent ornées de fleurs
  • Boissons comme l’eau qui représente la pureté et la régénération, mezcal, tequila, atole ( boisson chaude traditionnelle à base de lait et de mais), cigarettes
  • Fleurs pour les tombes chaque fleur représentant une vie
  • Aliments préférés du défunt
  • Portraits des défunts entourés de bougies. Le portrait suggère l’âme du défunt. Ces images ornent la partie supérieure des autels, ils sont tournés à l’envers et face à un miroir pour que seul le défunt puisse voir le reflet de ses devoirs..
  • Image des ames du purgatoire
  • Courge, un des aliments de la tétralogie préhispanique avec le maïs le haricot rouge et le piment. On profite de tout, graine chair fruit fleur / on la prépare en sucrerie confite
  • Papiers découpés, artisanat mexicain avec du papier chinois décoré de figurines de squelettes cranes
  • Copal, encens purifie et sanctifie le lieu
  • Cierges par paire si possible violets

L’Ouragan Irma

centro havan

Les nouvelles françaises nous assomment de détails sur les intempéries qui ont touchées les iles françaises et la Floride. Pourtant, le passage de l’ouragan Irma à Cuba n’a pratiquement pas été évoqué.

Un ouragan d’une force effrayante

Nombrilisme franco-français, ou autre mauvaise raison n’empêchent malheureusement pas que la perle des Caraïbes ait été touchée une nouvelle fois par des vents et des pluies d’une violence saisissante. Il est vrai que le peu de morts à Cuba rend le phénomène moins excitant pour les journalistes. Ils n’ont d’ailleurs cité l’ile qu’ à l’annonce d’une dizaine de décès…. Tant il est vrai que le pays gère de manière remarquable ce type d’évènements météorologiques. Il recourt à des bulletins d’informations réguliers relayés par tous les médias. L’Etat n’hésite d’ailleurs pas à utiliser des moyens parfois coercitifs pour obliger les gens à évacuer les zones menacées. Surtout, des plans d’abri et des campagnes de sensibilisation  minimisent les dégâts au niveau humain. Ils permettent d’intervenir au plus vite sur les dégâts matériels. Deux jours après l’ouragan, l’électricité revient progressivement sur la Havane ….

J’avais déja constaté cl’attitude internationale dans un article l’an passé.

Un nouvel ouragan dévastateur, Matthew

Un désastre récurrent

Cuba a d’autant plus souffert de la colère d’Irma que si les ouragans frappent régulièrement la plus grande des Caraïbes, rares sont ceux qui atteignent une telle violence. Et encore plus exceptionnels ceux qui concernent toute l’ile. En général, les ouragans menacent essentiellement les pointes Ouest (province de Pinar del Rio) et Est ( Baracoa). Cette fois la tourmente a balayé toute la côte atlantique et la Havane, en général un peu plus épargnée, a vu ses eaux monter brutalement. Les arbres ont été déracinés, les toits se sont envolés, les poteaux électriques et les maisons se sont écroulés. Avec cynisme on pourrait dire que pour une fois les quartiers les plus pauvres (en dehors de Jaimanitas) situés plus loin de la côte, ont moins souffert. Pour autant, faute d’eau, la ville plongée dans l’obscurité mettra du temps à s’en relever. Plus que la Havane,  l’ouragan affecte l’ensemble de l’ile. Notamment les zones touristiques des Cayos, véritable poumon financier mais aussi les cultures du centre du pays. On ne veut pas imaginer à quoi ressembleront les étals du marché les prochaines semaines.

Néanmoins ce qui frappe c’est la dignité, l’optimisme et la volonté de reconstruire de manière solidaire. Spontané ou imposé, l’élan de solidarité et de reconstruction détonne d’autant plus face à l’attitude des iles voisines, dont les plaintes sembles renforcées par l’attention médiatique. Pourtant ces images du tunnel qui relie Miramar au Malecon ou de la primera montrent que la mer a aussi submergé Havane.

Qu’est ce qu’un ouragan ?

Pour aider à la réflexion, je me suis posé quelques questions de vocabulaire et suis allé vérifier sur quelques sites. (cf infra)…

Les termes typhon, ouragan et cyclone tropical recouvrent tous les trois la même réalité. Ils désignent en effet un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30°N et 30°S) accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à  118 km/h (en l’occurence Irma a soufflé à 270km/h sur les cotes cubaines) accompagnés de pluies torrentielles et d’énormes vagues . Le diamètre est de plusieurs centaines de km.

La désignation adoptée dépend simplement de l’endroit du globe où se produit le phénomène. Le terme cyclone ou cyclone tropical est ainsi réservé à l’océan Indien et au Pacifique sud. On parle en revanche d’ouragan en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est et enfin de typhon dans le Pacifique nord-ouest. Avant les années 50, on les nommait juste avec l’année du phénomène et une lettre de l’alphabet. Depuis, les surnoms sont nés pour favoriser la communication et éviter les erreurs. Après Katrina, Harvey et Irma, les prochains noms sont déjà connus. Ils seront forcément appelés José, Katia, Lee ou encore Maria.

http://ca-m-interesse.over-blog.com/article-tsunami-ouragan-raz-de-maree-cyclone-tornade-qui-est-quoi-51257412.html

http://www.meteofrance.fr/actualites/23659318-ouragan-cyclone-ou-typhon

Merci à tous mes contacts pour les photos et nouvelles et bon courage pour reprendre une vie normale.

Hemingway à Cuba

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Les agences de voyage proposent toutes des circuits Hemingway à Cuba. L’écrivain nobelisé en 1954, a voulu honorer son pays de villégiature de cette reconnaissance. De ce fait, il est considéré comme un quasi héros local.

Parcours Hemingway à Cuba

Le premier parcours à la recherche de l’auteur du vieil homme et la Mer mène dans les bars de la vieille Havane. Les Cubains le surnomment affectueusement “papa Hemingway”’ .

On peut  commencer à l’hôtel Ambos Mundos. L’une des chambres (511) garde le souvenir des sept hivers passés par l’écrivain. Moyennant un droit d’entrée un rien disproprtionné, on est admis à admirer la machine à écrire de l’auteur. Après quoi ,on peut remonter sur Obispo pour découvrir le daiquiri dans son lieu de naissance. Le Floridita, garantit coktails et ambiance. On peut continuer la tournée à la bodeguita del Medio. Là, en se faufilant entre les hordes de touristes, on peut descendre un mojito et signer de son nom les parois de la petite échoppe bondée en permanence. On peut enfin (se) finir au Sloppy Joe. Ce bar accueillit outre les mafieux des années 1940/50 l’illustrissime Ernest.

Une fois imbibé, on peut maintenant continuer la route vers Cojimar. L’écrivain fréquentait ce ravissant port de pêche  lors de ses sorties en mer…Aujourd’hui, le nom du baroudeur reste attaché à la terrasse de Cojimar. Ce restaurant représente un must pour les autobus de touristes. Dans une jolie salle à manger donnant sur la baie, on peut manger toute sorte de variétés de riz. Et profiter de la compagnie des groupes de chinois, anglo-saxons, allemands…

Cojimar offre pour le reste un malecon en ruine, un fort vénitien bien conservé et des plages d’ordures. C’est dommage que l’anse qui mène au joli petit port de pêche s’apparente à une décharge. Des pélicans plongent entre les détritus le long d’une crique qui mène aux logements sociaux d’Alamar. Si on met de côté la vue et les déchets, Cojimar propose des promenades absolument charmantes.

La Finca Vigia, séjour préféré de Hemingway à Cuba

Enfin, on peut continuer la balade nostalgique à la Finca Vigia. En fait ,la logique conseillerait de commencer par la Finca et d’effectuer le parcours dans le sens inverse de mes écrits…  Il vous faudra donc vous rendre dans le faubourg de st Francois de Paule sur la caretera de la Havane. Si vous êtes très expert dans l’art de lire une carte, ou si vous êtes équipés de maps.me (l’application indispensable pour se repérer à Cuba), vous pouvez vous lancer en individuel. A  moins que vous n’ayiez une journée à passer dans l’autobus P2. Ou que vous soyiez déjà sur la caretera centrale (l’autoroute…). Finalement, le mieux est encore le taxi.

Après une longue traversée des quartiers les plus sympathiques de la capitale cubaine (10 de Octubre, Ciudad deportiva…) vous arriverez enfin en vue de la Vigie, lieu de villégiature du Prix Nobel de littérature entre 1939 et 1960 en compagnie de sa troisième épouse Martha Gellhorn et de sa 4eme Mary Welsh…

https://www.hemingwayhavana.com/

La maison croule aujourd’hui  sous les cars de touristes débarqués de leurs bateaux. Le pélerinage est à éviter le samedi en fin de matinée, il semble que tous les paquebots des Caraibes débarquent leurs passagers sur le même lieu à la même heure. Pourtant la visite n’est pas emballante puisque le visiteur ne peut déambuler qu’autour de la maison. L’amateur de livres  ne peut admirer cette maison de campagne des années 1950 qu’a travers les fenêtres, heureusement ouvertes. Il y verra beaucoup de livres, le bureau sur lequel furent écrit pour qui sonne le glas et le vieil homme et la mer inspiré par un pêcheur de Cojimar…Il y admirera, ou non, également d’innombrables trophées d’animaux africains en voie d’extinction et quelques meubles sans intérêt particulier. Un tour dans le jardin permet de voir la piscine vide, les tombes des chiens et le yacht Pilar de l’infatigable pécheur…

Vous reprendrez bien un Mojito ???

Voyager seule à Cuba

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Cuba n’est pas le pays le plus simple, ni à vivre, ni à découvrir. Il est encore plus compliqué de voyager seule à Cuba.

Se loger

A moins que vous ne disposiez d’un guide qui vient d’être publié, il sera déja dépassé lorsque vous arriverez à Cuba du fait du développement continu du tourisme. Les prix notamment risquent d’avoir augmenté. Les restaurants peuvent avoir changé de propriétaire ou fermé. Les casas risquent d’être pleines et les taxis en surchauffe.

Une fois arrivé dans votre premiére casa (hébergement chez l’habitant), vous pouvez demander au propriétaire de vous arranger un taxi “collectivo” jusqu’à la destination suivante.  Vous pouvez aussi réserver la casa suivante  depuis la première casa et ainsi de suite … Avec ce système de réservations en chaine, le taxi vous amènera directement devant la casa réservée. La qualité de la voiture et de l’hébergement est très variable mais il faut considérer les mauvaises surprises comme des joies de la découverte.

Se déplacer

Pendant que j’écris ce papier, les bus Viazul et taxis collectifs représentent ce que les touristes indépendants utilisent le plus mais tout peut évoluer très vite.   Le mieux consiste à se renseigner à chaque arrêt des possibilités. Ce peut être auprès des autres voyageurs, propriétaires de casas ou au bureau local de l’agence officielle (Cubatur, Gaviota, Cubanacan…). Pour autant, le moyen de transport le plus économique pour des individuels reste le bus Viazul. C’est aussi le plus long. Il vaut mieux réserver en avance sur internet.

Dans mon cas, ils ont toujours été pleins quand j’ai essayé de réserver une place avant le voyage, que je tente par internet ou directement. J’ai finalement décidé de me rendre au terminal Viazul 30mn avant le départ dans l’espoir que des voyageurs aient annulé. Ce qui a fonctionné mais je ne garantie pas le résultat en haute saison.

https://www.viazul.com/

Quelques conseils généraux

Pour les casas particulares pour sensiblement le même prix, vous pouvez tomber sur tout type de maisons et de confort. Le petit déjeuner coute 5 Cuc et est généralement copieux  (oeufs, fruits, pain, fromage, café…) Il ne faut pas oublier que dans une casa vous partagez la maison de vos hôtes et que chaque séjour est une expérience unique.

Ne perdez pas de temps à appeler les casa indiquées dans vos guides depuis Cuba, elles seront souvent déjà réservées. En revanche, vous pouvez leur demander des adresses. Vous pouvez également vous renseigner auprès des autres voyageurs. C’est toujours un bon moyen de connaitre les bons plans. Sinon vous pouvez vous balader et demander s’il y a une chambre disponible quand vous voyez le logo bleu officiel..

Ce voyage à Cuba m’a rappelé mes voyages sac au dos en Asie il y a quelques décennies : peu ou pas de carte de paiement, de longues queues pour téléphoner ou changer de l’argent, beaucoup de maisons d’hôtes, une sécurité générale, quelques petites entreprises et initiatives individuelles balbutiantes pour répondre à la demande croissante des touristes…et surtout pas d’internet….

Les difficultés pour se connecter

Ce n’est pas tout à fait exact comme en témoigne le nombre de jeunes touristes l’oeil rivé à leur téléphone portable pour s’orienter. Comment cela est -il possible alors que les Cubains ne disposent pas d’accès internet. D’autant que celui ci est très limité dans l’ensemble du pays ? La réponse est la carte ETECSA qui s’utilise dans les hotspots récemment ouverts sur les places et parcs des villes. Cette carte permet 1h de connection. Elle s’achète dans les bureaux ETECSA (la version cubaine des Telecom) ou dans les hotels (avec un prix souvent majoré).

Pour localiser un hotspot, il suffit de voir un groupe de gens, cubains ou étrangers, assis sur des bancs ou les trottoirs parlant ou écrivant sur leurs portables. Certains guides papiers, imprimés après octobre 2016 signalent certains hotspots mais  ces guides sont déja dépassés  lorsqu’ils paraissent. Quant au portable lui-même, vous pouvez utiliser le vôtre (et pourquoi ne pas réactiver un vieux Nokia ?). Il vous suffira de payer pour activer votre téléphone et d’acheter un crédit de consommation grâce à une carte ou directement à un guichet ETECSA. Je vous le conseille tout particulièrement si vous passez des appels ou des messages localement pour réserver des casas ou des taxis par exemple. En effet, personne ne vous répondra sur un téléphone non cubain.

Pour un accès internet, il vaut mieux faire la queue tôt le matin chez ETECSA dès votre arrivée à Cuba. Vous pouvez alors charger suffisament votre téléphone pour l’ensemble de votre séjour à moins que vous ne vouliez refaire la queue régulièrement. Beaucoup de voyageurs préfèrent néanmoins voguer au gré du vent et ne pas se connecter du tout.

Merci à mon amie Catherine pour son témoignage (Décembre 2016)