Un week-end à Cancun

Pourquoi Cancun ?

Y aller

D’abord parce que Cancun n’est qu’à 45mn d’avion de Cuba et seulement quelques heures du Canada et que ce saut de puce se fait facilement sur le week-end et permet de recharger tellement !

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Ensuite parce que grace à Interjet l’AR n’est pas forcément très cher.

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Et encore parce que tout est si bien organisé sur place que c’en est presque reposant en venant de Cuba, notamment.

Dès l’arrivée, un guichet de change vous accueille puis les guichets des taxis, location de voiture, navettes d’hôtels ou de villes et bus vous attendent. Les bus sont très confortables, fréquents, sûrs et bon marché. Pour une personne ou 2, cela peut être une bonne idée.

Autobuses ADO  www.ado.com.mx

En outre, l’accueil local est un vrai bonheur : on vous propose de l’aide sans insister et on vous aide vraiment et avec le sourire sans attendre un pourboire, enfin si mais sans insister trop…

Se loger

Pour les hôtels, vous n’avez que l’embarras du choix entre Cancun et la Riviera Maya, avec quelques précisions peut être… Si vous ne voulez faire que des courses, mieux vaut prendre un hôtel dans le centre ville de Cancun. Si vous préférez la plage, la zone hôtelière de Cancun ou la Riviera maya sont préférables et si vous souhaitez visiter, le site le plus proche est Tulum à 1h45 de Cancun. Mais il y a aussi les cenotes (piscines naturelles) et le grand centre de loisirs Xcaret et bien sur le magnifique site maya de chichen Itza ‘à 2h de Playa del Carmen.

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Pour aller à Tulum et sur la Riviera Maya depuis Cancun ou Playa del Carmen, 4 possibilités : la location de voiture, le taxi (à arranger avec l’hôtel) ou la navette, le bus ADO ou les taxis collectifs pour les plus roots, très économique et facile. A Playa del Carmen il suffit de se rendre sur la Calle 2 entre la 15 et la 20, d’annoncer sa destination et de s’asseoir dans un minivan à air conditionné et de descendre quand le chauffeur vous l’indique.L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est IMG_20180407_195158-1024x768.jpg.

Cancun est une grande ville, on peut préférer l’ambiance plus  balnéaire de Playa del Carmen et garder à l’esprit que si on dort dans un des hôtels de la Riviera Maya ou de la zone hoteliere de Cancun, il peut être plus compliqué de circuler vers les centres commerciaux ou les sites archéologiques. En revanche, si on loge dans le centre ville de Cancun, cela peut être plus compliqué d’aller à la plage. Et franchement il serait dommage de ne pas aller profiter de ces plages exceptionnelles….

Si vous préférez les vestiges mayas à la plage, regardez plutôt cette page : http://visitesfabienne.org/wordpress/week-end-a-merida-une-vraie-alternative-a-la-riviera-maya/

La Colombie Britannique

La Colombie Britannique est cette région à l’extrême Ouest du Canada. Isolée du reste du pays par les Montagnes Rocheuses, c’est une région sublimement belle.

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Des paysages à couper le souffle

Cette région occidentale diffère totalement du reste du Canada. Ici les espaces sont variés. Loin des immenses plaines illimitées du Saskatchewan ou des forêts sans fin, la province alterne hautes montagnes, côtes rocheuses, lacs et forêts primaires.

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Il y en a pour tous. Les amateurs de ski trouveront leur bonheur dans les fabuleuses stations, à Whistler notamment.https://www.whistlerblackcomb.com/ Les surfeurs rencontreront leur paradis sur l’Ile de Vancouver, à Tofino. https://tourismtofino.com/Les forêts primaires raviront les randonneurs alors que les amateurs de vin pourront de régaler le long de la vallée de l’Okanagan. http://www.okanagan.com/

La plus américaine des provinces Canadiennes?

Isolée du reste du Canada par la haute chaine des Rocheuses, la Colombie Britannique s’est tôt rapprochée du voisin américain. Dès lors il n’est pas étonnant que la population, le style de vie empruntent plus au puissant voisin qu’à la lointaine Europe.

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En outre, la population locale et autochtone, les Haidas,https://visitesfabienne.org/les-premieres-nations/ reste très présente. Ces peuples vivaient mieux que les Premières nations du reste du pays. Leur relative prospérité leur a permis de développer un artisanat remarquable.

artisanat Haida

La région est en fait riche en cours d’eau. Le climat relativement doux a privilégié un type de vie moins rude. Néanmoins, climat océanique oblige, il pleut beaucoup en Colombie Britannique. Ce qui implique également des températures plus clémentes et régulières que dans le reste du pays. Celles-ci rendent les cultures possibles. Ainsi, on comprend mieux l’explosion démographique. La région est l’une des plus agréables du pays de par sa beauté mais aussi de par sa relative douceur climatique.

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Depuis une vingtaine d’années, la colombie Britannique est surtout devenue un lieu privilégié pour les Asiatiques. Comme on peut le voir sur le marché du soir de Richmond. https://www.richmond.ca/home.htm

Nombreux viennent s’installer profitant de la proximité géographique mais aussi de la croissance économique. Ne vous étonnez donc pas d’arriver en un territoire mi américain mi asiatique.

Cuba, conseils et itinéraires

J’ai passé 6 ans à Cuba. J’y  ai travaillé pour des agences de tourisme françaises et ai guidé de nombreux touristes. D’où ces quelques pages  sur Cuba, conseils et itinéraires.

Avant de partir, je vous conseille de préparer votre circuit et de réserver vos hébergements. Attention la capacité de ceux-ci étant inférieure à la demande, vous risquez de petites déceptions à l’arrivée (changement de dernière minute, overbooking…)

itinéraire La Havane-Trinidad-Santa Clara-Plages-Havane

Un exemple d’itinéraire :

-J1 : arrivée en soirée à l’aéroport de la Havane,. Armez-vous de patience pour la douane et les rayons X (arrivée et départ). Rangez tous les petits objets dans des poches. En effet, tout a tendance à glisser hors du tapis…. L’arrivée peut durer longtemps. Il y a des chariots au fond des halls d’arrivée. Transfert vers votre casa ou hôtel (30mn)

-J2: départ pour Vinales, sur la route, arrêt éventuel à Pinar del Rio

J3: Le lendemain, départ par Soroa  puis Las Terrazas.  Belles balades . Retour sur la Havane

J4 et 5 : la Havane visite, sous forme de promenade à pied, du cœur historique de La Havane, du Centro, ou des Musées (voir les différentes rubriques)

Si vous voulez vraiment sentir le Cuba des Cubains : rue Rafael jsute sur la droite du Grand Théatre Vous arriverez à la frontière de la ville touristique et de la ville cubaine, l’ambiance n’a rien à voir. Pour un bain cubain continuez San Rafael jusqu’à l’avenue perpendiculaire (Galliano) vous en prendrez plein le nez et les oreilles, mais asi es Cuba !!!!

J 6 Route vers Playa Larga (3h de route,).  Halte snorkelling un peu avant Puenta Perdiz (plage gratuite) ou à Playa Larga ou à Caleta Buena à côté de Playa Giron.  Visite du musée de Playa Gijon (baie des cochons). Route vers Cienfuegos (1h30 – 78km). Nuit à Cienfuegos.

J7 : Route vers Trinidad (1h30 de route, 85km), visite et nuit à Trinidad

J8 : Valle de los Ingenios , anciennes exploitations sucrières, Route vers Sancti Spiritus (2h), après midi et nuit à Sancti Spiritus

J10 : départ de  Sancti Spiritus pour  Santa Clara, arrêt et retour sur la Havane (4h) (éventuellement rajouter 2 jours pour profiter de la merveilleuse plage de Varadero. (2h de la Havane)

Des conseils pratiques

  • Attention au courant ! prises en 110 (américaines non anglaises)
  • Très peu d’internet, il vous faudra acheter des cartes etecsa à l’hôtel pour vous connecter si votre forfait ne passe pas
  • Evitez de changer de l’argent à l’aéroport, la queue n’en finit pas (kiosque à l’extérieur de l’aéroport). A La rigueur ce sera plus simple à l’hôtel, ou avec le chauffeur.
  • Téléchargez maps.me plus utilisable que Google maps à Cuba (offline)
  • Munissez-vous de ce dont vous avez besoin (livres, soin, biscuits, crème solaire, kleenex, nettoyant anti-bactérien…) vous risquez de ne pas trouver sur place
  • Prévoyez 3h d’avance à l’aéroport tout en sachant qu’il n’y a quasiment pas de boutique, que le « salon » ressemble à un mauvais café non refait depuis les années 1950 et que les en-cas y sont à pleurer….
  • Repas du soir environ 10CUC.Casas Particolares 25 à 40 CUC. Les casas peuvent s’occuper de réserver les taxis. Eviter le taxi collectif (qui vous prend en dernier et vous pose en dernier – plus rapide sur la route mais temps total le même) Petits déjeuners 5 CUC/ pers
  • Pour ceux qui veulent absolument louer une voiture (ce que je ne conseille pas du tout )http://www.booktocuba.com/

Autour de la Havane

La Havane est devenue une grosse capitale de 2 Millions d’habitants. La ville a beau donner une impression de densité, elle s’étend beaucoup. En effet, elle compte peu d’immeubles en hauteur. Il faut donc aller loin autour de la Havane pour en sortir véritablement.

La Havane s’est constituée de municipio (communes). Au cours du temps , ceux-ci se sont agrégés aux quartiers historiques. La majeure partie des touristes se cantonnent au centre historique et à certaines zones du Vedado. Les étrangers eux vivent plutôt à Playa, et plus particulièrement dans les quartiers de Miramar, Siboney, Cubanacan.

La ville polluée et bruyante peut fatiguer et donner envie de découvrir les abords. Plages, parcs, villages typiques, voici quelques idées autour de la Havane.

Les bords de mer autour de la Havane

  • Le plus simple et le plus proche depuis la Havane, ce sont les plages de l’Est. Ce long ruban idyllique sur le papier peut se transformer en vision d’horreur l’été et les week-ends à la saison chaude. Lorsque les Cubains viennent sur la plage, c’est en effet pour y boire, manger et faire la fête. Et ils laissent absolument tous les vestiges de leurs orgies sur les 10km de sable blanc. Le reste de l’année, en faisant abstraction des hôtels staliniens le long de la plage, le lieu est magnifique.
  • Baracoa. Ce village de pêcheur bordé par une crique naturelle est lui aussi malheureusement la proie des détritus et de l’incurie locale. Les diplomates peuvent néanmoins y acheter du poisson et on peut s’y promener.
Plage autour de la Havane

Les parcs

Le Parc Lénine. C’est le lieu récréatif par excellence des havanais. On y trouve tout ce qui peut remplir leurs week-ends : grandes tables de pique-nique, restaurants, barbecues, attractions pour enfants. De l’espace pour de grandes promenades à pied ou à cheval. Mais il ne faut pas craindre la foule et les détritus en fin de semaine.

Le Jardin Botannique. Cet immense parc présente l’ensemble des espèces endémiques à Cuba. A l’entrée, des serres et des espaces de pique-nique permettent de se reposer. Puis s’étendent des kilomètres de route bordées de palmeraies et autres plantes typiques des diférents écosystème du pays. Un petit tracteur permet d’arpenter ces routes qui offrent par ailleurs l’une des meilleures options de marche protégée autour de la Havane.

http://www.uh.cu/centros/jbn/index.html

Des communes à visiter

Dans les environs proches de la Havane, on trouve quelques monuments et villages d’intérêt patrimonial.

Le Fort de Cojimar
  • Regla. On y accède en voiture depuis le tunnel qui sort de la Havane pour rejoindre la via Blanca ou en faisant le tour de la baie et des zones industrielles au de là du port. Ce faubourg, autrefois industriel, dépayse complètement avec son musée de la Santeria et ses baraques de bois. On peut également s’y rendre en prenant le ferry depuis l’Alameda de Paola. https://visitesfabienne.org/regla-2/
  • Le même embarcadère permet de se rendre à Casablanca. Le bateau n’est pas le même bien évidemment. On parvient également dans cette commune par la route, juste de l’autre côté du tunnel. On y visitera les deux forts du Morro et de la Cabana. Par la même route, on accède sur la terrasse surplombée par la gigantesque statue du Christ. De là, on jouit d’un magnifique panorama sur la Havane.
le Fort des Rois Mages

Sortir de Cuba

Pour des questions de visa, pour faire des courses ou tout simplement pour changer un peu , on peut être tenté de sortir de Cuba. Pour se faire un petit week-end ou une petite semaine sur le continent américain…

Simple et abordable depuis La Havane : le Yucatan

Le plus simple et le plus abordable est de se rendre à Cancun. Pour les amateurs de centres commerciaux, hôtels et plages, c’est en effet la destination idéale.

Si vous recherchez des hôtels d’exception, des parcs aquatiques, au départ de Cancun, la Riviera Maya vous attend!

Week-end à Merida

En revanche, si vous êtes en manque de civilisations antiques, mieux vaut vous éloigner de Cancun et vous concentrer sur les sites mayas. Vous pouvez commencer par le site admirablement placé de Tulum. Après quoi vous plongerez dans la forêt à Coba ou préférerez les énormes sites de Chicen Itza ou Uxmal. Ce site est plus au nord et moins bondé que Chichen Itza.

Pour les amateurs de cités coloniales, le centre et le Nord du Yucatan ont de quoi vous satisfaire avec Valladolid et surtout Izamal et Merida.

Pour les accrocs de la consommation, plus loin, plus cher

Vous voulez juste sortir de Cuba, respirer l’air capitaliste, faire des courses et vous plonger dans la société de consommation ?

Préférez les Etats-Unis. En fonction de la politique nord-américaine, les prix de l’aérien varient fortement. En fonction de l’économie américaine, et du dollar, les prix de l’hôtellerie peuvent aussi changer. A vous de choisir en fonction de vos envies entre la Floride proche et en général bien reliée ou New York.

Plus simple en terme politique, et tout aussi bien pour le magasinage, le Canada et notamment Montréal

https://www.aircanada.com/ca/fr/aco/home.html#/home:

Les plus petits aéroports sont reliés par des petites compagnies.

Pour les amoureux de voyages

L’Amérique Centrale et latine vous attendent mais les tarifs et rotations aériennes ne sont pas plus avantageux que depuis la France…

Dans le top 3 de la destination dépaysante, facile d’accès, depuis la Havane, je citerais néanmoins Ciudad de Mexico, Ciudad Guatemala et Merida.

Les provinces orientales de Cuba

 

Les provinces orientales sont un peu le parent pauvre de Cuba. Les visiteurs limitent le plus souvent leurs exploration de l’Ile à la capitale, Vinales à l’Ouest et Trinidad  à l’Est. Pourtant le vrai Cuba profond commence au delà de cette zone et il offre des expériences uniques. L’occasion de découvrir des régions moins connues, plus chaudes, plus authentiques également…

A l’est de la capitale, un peu de nouveau

Cuba s’étend en longueur sur 1200km affectant la forme d’un lézard. De ce fait, les paysages entre la pointe est et la pointe ouest diffèrent totalement. Ce que l’on dénomme à Cuba provinces orientales commence au delà de Camaguey. Cependant par facilité, j’évoquerai dans un premier temps les provinces à l’Est de la Havane, en fait provinces centrales.

Il s’agit ici de la province de Matanzas, dont j’ai parlé rapidement dans un précédent article.https://visitesfabienne.org/matanzas-des-ponts-metalliques-un-theatre-et-une-belle-pharmacie-ancienne/ .Mais aussi des provinces de Sancti Spiritus, Cienfuegos et Villa Clara. Celles-ci sont largement fréquentées en raison de leurs magnifiques plages (essentiellement sur la côte nord) et pour la beauté des villes coloniales. 

Pourtant au delà de Sancti Spiritus, l’autoroute déjà peu fréquentée devient déserte. Et lorsque l’on utilise le vocable d’autoroute à Cuba on sous entend un concept qui n’a rien à voir avec les quatre lignes bitumées et séparées par un terre plein central de quatre autres voies de circulation comme dans le reste de l’univers, en tous cas en Europe ou Amérique du Nord. Ici l’autoroute est une route longue, souvent sans marquage, parfois sans revêtement. Et la parcourent une foule d’engins ou d’animaux difficiles à identifier. Promeneurs, vélocipédistes en sens contraire, chiens errants, tracteurs, tout peut jaillir à un moment ou un autre sur les routes cubaines, même les plus grandes.

Au delà de Sancti Spiritus, donc, on parvient dans quelques zones mortes au tourisme. Ciego de Avila et Las Tunas ne donnent guère l’envie de s’y arrêter. En revanche les cayos qui s’étendent au nord de ces provinces deviennent peu à peu des paradis pour touristes. Les retombées de cette manne provinciale profitent aux capitales provinciales, notamemnt Sancti Spiritus qui profite de l’attrait pour Trinidad, Camaguey et Holguin qui reçoivent les touristes en partance pour Cayo Coco ou Guillermo ou pour Guardalavaca, Santa Clara point de départ pour Cayo Santa Maria.

L’Extrême Orient cubain

L’extrême Orient de l’Ile est pour le coup le réel parent pauvre. A tel point que ses habitants sont qualifiés de Palestinos par les Havanais notamment. Plus on s’éloigne de la capitale plus l’impression de remonter le temps et de descendre l’échelle de la pauvreté s’imposent en effet.

Dès son premier voyage en 1492, Colomb aborda à l’extrême est de l’Ile, à Baracoa. Puis les colons fondèrent 7 villes en partant de ce point de départ initial. Pourtant, un siècle plus tard, l’une des dernières nées, la Havane, s’imposait comme capitale,rejetant les provinces orientales dans la pauvreté.

Car ces provinces, plus proches de Haiti, subissaient des aléas climatiques plus violents. Par ailleurs cette région fut le point d’arrivée des planteurs et de leurs esclaves après la révolution. Comme les terres se prêtaient bien à la culture du café (autour de Santiago) et de la canne à sucre, les plantations prospérèrent. La population de cette zone est donc aujourd’hui plus colorée que celle plus hispanique de la région de la Havane. Enfin le climat y diffère sensiblement : plus chaud plus lourd.

Ces éléments donnent aux régions de l’est une identité et une atmosphère bien diférente de celles de la capitale, qui par contraste parait très européenne. On est ici plus dans le domaine africain. A Baracoa où subsistent les derniers vestiges de forêt primaire. Ou à Santiago, la deuxième capitale de l’Ile belle ville coloniale. La ville vaut d’y rester quelques jours pour en apprécier la Plaza mayor, avec la maison de l’horrible Diego Velasquez, une des seules maisons cubaines vraiment espagnole. La forteresse Saint-Pierre, bien conservée, inpressione toujours.

Tout pès, la Basilique du Cuivre reste le lieu de pélerinage le plus important de l’ile. C’est l’un des rares endroits d’où l’on puisse profiter de la Sierra Maestra, sinon zone militaire. Fidel Castro originaire de la région a rendu à sa ville ses lettres de noblesse révolutionnaire en 1956 lorsqu’il a attaqué la caserne Moncada. Il est aujourd’hui enterré au cimetière local Sainte Iphigénie, tout comme le héros national José Marti. Son convoi funéraire a d’aillers pris le chemin inverse de celui de la conquète révolutionnaire quelques 60 ans plus tôt.https://www.cubatravelnetwork.com/cuba-destinations/destination/santiago-de-cuba-city Cette petite vidéo montre la beauté du site, les lieux à voir et l’importance de la musique à Santiago.

On revient vers le centre de l’Ile par Bayamo, lieu de naissance de Carlos Manuel de Cespedes, ville restée très provinciale. Une autre oubliée est Camaguey, jolie petite cité coloniale célèbre pour ses poteries.

Las Terrazas

A près de 80km à l’Ouest de la Havane, se dresse la chaine du Rosario. Ces petites montagnes couvertes d’une végétation tropicale représentent un véritable paradis biologique. Quelques petits arrêts permettent de profiter de cet écosystème exceptionnel. Une petite route part à droite vers la montagne pour mener à la station de las Terrazas. L’entrée est payante.. On peut aussi venir depuis Soroa. http://visitesfabienne.org/wordpress/5391-2/

La route sinueuse et pittoresque permet d’éviter les droits d’entrée.

Un lieu de promenades

Le complexe de las Terrazas offre un modèle de développement quasi unique à Cuba. Le concept écologique ressemble à celui de nos parcs naturels. Un lieu très agréable pour marcher, canoter, se mettre au vert. Balades, Tyrolienne, activités nautiques se réservent ou se payent au bureau peu après l’entrée du parc en venant de l’autoroute.   Pour ce faire mieux arriver tôt le matin. Les balades sont belles mais chères surtout quand le guide vous laisse après 3h de marche sur le parking de San Juan de los Banos en vous conseillant soit de héler un taxi soit de vous faire les 4 km de retour à pied sur l’asphalte. De petits ajustements sont donc à conseiller.  Pour autant les marches et paysages sont agréables.

Une jolie halte

Un joli hôtel, le Moka, aménagé autour d’un arbre offre une halte plaisante. Pour la nuit, ou un simple café, cette installation écologique est assez unique à Cuba.

On peut préférer les paillotes le long du petit lac pour boire un soda. Très dépaysant également, le complexe de San Juan de los Banos propose des chambres perchées dans les arbres, comme la chaumière du barde dans le village gaulois. Elles jouxtent la jolie rivière, lieu de baignade prisé mais populeux des havanais.

Les differentes Provinces de Cuba

A Cuba, comme dans beaucoup de pays centralisés, on peut opposer la capitale et les provinces. Celles-ci apparaissent très rapidement dans l’histoire de la colonie.

Les fondations

Lorsque Colomb aborde sur l’Ile dès son premier voyage en 1492, il ne fait qu’en effleurer la pointe orientale. Puis la conquète commence, et avec elle la fondation des 7 villes coloniales dans les années 1515. Baracoa, Santiago qui deviendra rapidement capitale, Bayamo, Camaguey, Sancti Spiritus, Trinidad et enfin Saint Christophe qui deviendra capitale en 1609.

Les noms des colonies nous renseignent d’ailleurs sur l’absorption graduelle pour mieux le faire disparaitre de l’héritage tainos local. Les colons fondent tout d’abord sous des noms catholiques, comme l’Ile Juana, et ses capitales Santiago puis san Cristobal. L’hommage au fils des Rois Catholiques , l’Infant Juan, sera bientôt absorbé dans un nom autochtone. Cuba désigne vraissemblablement le territoire des Tainos. De même Cristobal reprendra le nom du chef qui a légué le terrain Habaguanex, Habana, Havane en Français.https://visitesfabienne.org/cuba/la-havane/

Organisation administrative

Cette colonisation porgressive de l’Ile va de pair avec un accroissement démographique. Si le peu d’autochtones disparaissent sous le joug des conquérants, des esclaves sont amenés d’Afrique. L’ile s’organise d’une manière administrative avec la séparation en deux unités provinciales orientale et occidentale, dirigées par le Gouverneur ou son représentant.

Cuba se développe véritablement au XVIIIeme et la Havane s’affirme comme sa capitale profitant de sa situation triplement avantageuse. Sa baie est en effet abritée des cyclones qui frappent les extrémités de l’Ile. Par ailleurs elle fait face aux côtes américaines. Enfin, elle se trouve à proximité de l’autoroute naturelle que représente le Gulfstream, courant chaud qui se dirige vers l’Europe. Les provinces orientales et occidentales se détachent peu à peu de cette Province centrale.

Depuis la Révolution on a assisté à un découpage en 15 Provinces, chacune redécoupée en municipes. Pour autant, la division coloniale entre Provinces occidentales, centrales et orientales perdure.

D’ailleurs l’opposition continue à rse creuse entre une région centrale plus riche et drainant la majeure partie du tourisme, la zone occidentale consacrée au tabac et l’Orient, lointain et pauvre. A tel point que les habitants de la capitale qualifient leurs concitoyens originaires de l’Est de l’Ile de Palestinos. Les originesdes descendants d’esclaves appelés dans les plantations de sucre, l’accent proche de celui de la Dominique voisine, les moeurs sont la risée des Havanais.

Glastonbury

On avait presque oublié la légende du Roi Arthur…Et puis on arrive à Glastonbury, une petite ville du Somerset connue pour son festival de musique et son abbaye.

Le meilleur des deux mondes

Glastonbury représente une juxtaposition pacifique de deux univers. Les barbus revenus de Woodstock fréquentent les galeries et boutiques New Age dans la rue principale.

C’est en effet ce village qui tous les étés depuis 1970 accueille le célèbre festival né dans une ferme. https://www.glastonburyfestivals.co.uk/line-up/

En toile de fond, se détache l’abbaye, fantomatique. Une immense étendue verdoyante parsemée d’arches. Ce sont les timides reliquats de ce qui fut l’un des plus grands ensembles bénédictins d’Angleterre. Du somptueux lieu de pèlerinage ne reste en état qu’une cuisine, parfait pendant à Fontevraud.

Le reste des bâtiments a été anéanti par la fureur réformatrice d’Henry VIII le terrible roi aux 7 épouses. Au début du XVIe siècle, le monarque fit sécession d’avec Rome pour pouvoir divorcer librement de sa première épouse Catherine d’Aragon, tante du terrible Charles Quint..

Avalon

Sur la pelouse, à l’emplacement de ce qui fut le cloitre de l’énorme complexe abbatial, un petit écriteau rappelle Le Roi Arthur. Des archéologues auraient en effet exhumé sa tombe et celle de la reine Guenièvre en ces lieux.  Le même panonceau évoque timidement l’ile d’Avallon en vous invitant à continuer votre promenade arthurienne dans la petite ville.

De fait, en montant vers la colline, on découvre un panorama brumeux fantasmagorique. Sur le chemin du Thor, cette colline qui domine la plaine, un petit jardin vous invite à découvrir le puit du St Graal, Et l’on se prend à imaginer en cette plaine marécageuse, les eaux qui jadis recouvraient les lieux. C’est cette éminence qui aurait accueilli le héros de la table ronde lors de son dernier voyage. http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/03_3.htm

Et si la visite de cette jolie petite ville ne suffisait pas, on peut pousser jusqu’au vilage suivant, appelé de manière amusante Street. Il était entièrement occupé par les usines Clark au siècle dernier. Le célèbre chausseur a fermé usine en ses terres. Comme tant d’autres, il a délocalisé. Cependant, les locaux ont été réaménagés en un immense centre commercial centré autour du culte de la chaussure. https://clarksvillage.co.uk/

Les musées de Toronto

Les Musées de Toronto sont nombreux et divers. Ils offrent de quoi satisfaire tous les appétits avides de culture. Vous n’aurez  donc que l’embarras du choix en fonction de vos intérêts personnels.

Les grands musées, de type AGO ou ROM sont très chers. Si vous restez un moment à Toronto, je vous conseille par conséquent l’abonnement annuel qui vous donnera accès à d’autres musées.

https://www.rom.on.ca/en

https://ago.ca/

Les Musées  généraux

  • Peinture, sculpture, Arts visuels : AGO
  • Civilisations anciennes : Royal Ontario Museum. Là vous aurez le choix entre l’art égyptien, l’art grec, romain, étrusque ou médiéval . Vous pourrez aussi arpenter la petite galerie d’art islamique ou celle des arts africains . Les amateurs de meubles et de textiles seront également comblés.
  • Art islamique : Aga Khan Museum Une fantastique collection.
  • Art Contemporain : Musée de l’Université https://artmuseum.utoronto.ca/
  • Minéraux, biodiversité, Histoire Naturelle : le ROM est un must
  • Musée de la céramique : Gardiner Museum
  • Sciences :  Planetarium  Mc Laughlin, Centre des sciences de  l’Ontario https://www.ontariosciencecentre.ca/,

Les Musées thématiques ou locaux

Ici le choix est vaste. En outre, la municipalité ouvre une quantité de petits musées, bon marché, voire gratuits pour les résidents détenteurs d’une carte de bibliothèque à jour.