Glastonbury

Glastonbury

On avait presque oublié la légende du Roi Arthur…Et puis on arrive à Glastonbury, une petite ville du Somerset connue pour son festival de musique et son abbaye.

Le meilleur des deux mondes

Glastonbury représente une juxtaposition pacifique de deux univers. Les barbus revenus de Woodstock fréquentent les galeries et boutiques New Age dans la rue principale.

C’est en effet ce village qui tous les étés depuis 1970 accueille le célèbre festival né dans une ferme. https://www.glastonburyfestivals.co.uk/line-up/

En toile de fond, se détache l’abbaye, fantomatique. Une immense étendue verdoyante parsemée d’arches. Ce sont les timides reliquats de ce qui fut l’un des plus grands ensembles bénédictins d’Angleterre. Du somptueux lieu de pèlerinage ne reste en état qu’une cuisine, parfait pendant à Fontevraud.

Le reste des bâtiments a été anéanti par la fureur réformatrice d’Henry VIII le terrible roi aux 7 épouses. Au début du XVIe siècle, le monarque fit sécession d’avec Rome pour pouvoir divorcer librement de sa première épouse Catherine d’Aragon, tante du terrible Charles Quint..

Avalon

Sur la pelouse, à l’emplacement de ce qui fut le cloitre de l’énorme complexe abbatial, un petit écriteau rappelle Le Roi Arthur. Des archéologues auraient en effet exhumé sa tombe et celle de la reine Guenièvre en ces lieux.  Le même panonceau évoque timidement l’ile d’Avallon en vous invitant à continuer votre promenade arthurienne dans la petite ville.

De fait, en montant vers la colline, on découvre un panorama brumeux fantasmagorique. Sur le chemin du Thor, cette colline qui domine la plaine, un petit jardin vous invite à découvrir le puit du St Graal, Et l’on se prend à imaginer en cette plaine marécageuse, les eaux qui jadis recouvraient les lieux. C’est cette éminence qui aurait accueilli le héros de la table ronde lors de son dernier voyage. http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/03_3.htm

Et si la visite de cette jolie petite ville ne suffisait pas, on peut pousser jusqu’au vilage suivant, appelé de manière amusante Street. Il était entièrement occupé par les usines Clark au siècle dernier. Le célèbre chausseur a fermé usine en ses terres. Comme tant d’autres, il a délocalisé. Cependant, les locaux ont été réaménagés en un immense centre commercial centré autour du culte de la chaussure. https://clarksvillage.co.uk/

Bath

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La ville de Bath est née autour de la seule source d’eau chaude des Iles Britanniques, dédiée à la déesse celte Sulis.

Les Romains, lors de la conquête, l’assimilent à Minerve et construisent un temple en 60 autour de cette source. Un complexe thermal enserre ensuite le sanctuaire au IIe s. La ville porte alors le nom de Aquae Sulis. Elle croit et se dote d’une muraille défensive au siècle suivant. Mais avec le déclin de l’empire et les invasions, les thermes tombent dans l’oubli.  Redécouverts, superbement organisés, ils se visitent aujourd’hui. Et c’est un plaisir que d’écouter les commentaires précis pour comprendre comment se déroulait la vie à l’époque romain dans ces établissements thermaux. https://www.romanbaths.co.uk/

Les Thermes de Bath

Au VIIe, la petite ville renaît autour d’un nouveau complexe :  l’abbaye. Elle devient alors un centre religieux. Le passé romain est gommé, et on réutilise les pierres pour reconstruire l’abbaye au XIIeme siècle. On redécouvre les bains et la ville prend le nom de Bath. Un hôpital accompagne la redécouverte des propriétés curatives des eaux.  

Au XVI e siècle, Ia ville tombe et l’évêque décide de reconstruire une abbaye plus petite au moment même où Henri VIII déclare la dissolution des monastères. https://www.bathabbey.org/

Voûte en éventail de l’Abbaye de Bath

A l’epoque élisabéthaine, les spas deviennent à la mode et la ville attire l’aristocratie.  L’abbaye s’orne alors de fantastiques plafonds en éventail.

La ville se modernise au XVIIIe  et John Wood l’ancien et le jeune, la parent d’un urbanisme régulier. Ils y inventent la notion de croissant (crescent). Ils unifient en une façade un ensemble de maisons le long d’une rue en demi-lune. Cette forme jouxte le circus, place ronde, donnant une allure cosmique au plan de la ville. Les façades classiques et les eaux curatives attirent l’élite britannique et Bath devient très à la mode. On retrouve cette ambiance typiquement géorgienne à la Pump Room le temps d’un tea time. https://thepumproombath.co.uk/.

On peut aussi visiter la maison au 1 sur le Croissant Royal pour avoir une idée de la vie à Bristol à l’époque géorgienne : https://no1royalcrescent.org.uk/

Number 1 Roral Crescent, Bath

D’ailleurs, Bath, abonde en petits lieux charmants et élégants. Ainsi, sur le pont Pulteney, un des trois seuls ponts d’Europe bordé de maisons.

Enfin les fastes géorgiens apparaissent dans les Assembly Room aménagées en un superbe musée du costume. https://www.fashionmuseum.co.uk/

Musée du Costume, Bath

Ville touristique et culturelle, Bath offre également des expositions au musée Holborne ou au Victoria and Albert. J’ai d’ailleurs déjà parlé des expositions de ce musée : https://visitesfabienne.org/themes/toulouse-lautrec-de-montmartre-a-bath/

Musée du Costume, Bath

/ https://www.victoriagal.org.uk/

Gloucester

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Pourquoi aller à Gloucester ?

Pas seulement pour rencontrer Beatrix Potter, la célèbre et délicieuse auteure de Peter Rabbit qui a immortalisé la ville : https://www.tailor-of-gloucester.org.uk/

La cathédrale de Gloucester, une merveille gothique

Les amateurs d’art se régaleront à la Cathédrale, l’une des merveilles de la région. https://www.gloucestercathedral.org.uk/.  Dans le circuit des chefs d’œuvre gothiques, Gloucester occupe une place de choix tant par la taille de cet immense vaisseau de pierre, que par la magnificence du cloitre. D’ailleurs le cinéma ne s’y est pas trompé qui y a situé l’intrigue de trois films de Harry Potter. https://www.youtube.com/watch?v=EfSofShp0gs

Les somptueuses voutes en éventail décorent également la chapelle de la vierge restaurée grâce a l’argent généré par le film. Le ticket d’entrée donne en outre accès au triforium. De cet étage en général interdit au public, la vue sur le chœur est prodigieuse. Même la caféteria est un ravissant lieu dans l’ancien réfectoire des moines.

Une ville charmante

Autour de la cathédrale, les aménagements ont su préserver l’atmosphère médiévale et bucolique. De charmants salons de thé et boutiques mènent aux  rues qui se croisent en angle droit à la tour Michel. Dans Northgate Street se trouvent de jolies maisons à colombage dont la New Inn servait déjà d’auberge en 1450. La structure urbaine provient de la colonie romaine Glevum. On en retrouve quelques vestiges, comme un mur au terminus des autobus.

Le  Port mène à l’estuaire de la Severn par des canaux. La ville a entièrement rénové ses docks abandonnés dans les années 1980. Ils forment désormais un espace public occupé par le National Waterways Museum, et de luxueux magasins, bars, ou appartements résidentiels. Le Musée des soldats du Gloucestershire est situé dans la Maison des Douanes.

Par ailleurs, le Gloucestershire est superbe : à l’est les Cotswolds, au nord-ouest les collines de Malvern et à l’ouest la forêt de Dean puis le Pays de Galles.

Enfin on ne peut quitter Gloucester sans évoquer une course fascinante mais véridique : la célèbre course au fromage

Toronto

Toronto est riche de la multitude de ses quartiers, agrégés au fil du temps . ils donnent un caractère cosmopolite à cette ville dynamique et multiple !

Ce que l’on appelle GTA depuis 1998, ou Grand Toronto correspond à l’agrégation des quartiers centraux et des communes limitrophes. Cette communauté urbaine est la plus grande du Canada avec 6 Millions d’habitants. Elle comprend Toronto et 25 banlieues et depuis 2006 elle englobe la conurbation de Hamilton. 

Pour autant, dans ce site, je me concentre sur la ville fondée par les colons britanniques en territoire autochtone.

Petite histoire de Toronto

De nombreuses Nations ont habité au bord du lac Ontario. Les Senecas, les Mohawks et les Hurons. Puis les Iroquois eux mêmes supplantés par les Mississaugas. Au XVIIe, les premiers européens ont débarqué. Ils remontaient des Grands lacs vers le Lac Simcoe en suivant la Rivière Humber. Les routes qui convergeaient à l’emplacement de la ville actuelle étaient connues comme le Passage de Toronto.

Dans un premier temps le lieu a certainement attiré des trappeurs français. Des Français ont en effet du établir les premiers forts. Cependant ils ont du refluer lorsque les loyalistes britanniques ont quitté les Etats-Unis, juste au Sud au moment de l’indépendance. A la fin du XVIIIeme siècle, les premiers colons anglais se sont ainsi installés sur les berges nord de l’Ontario.

Le Gouverneur John Simcoe fonda alors la petite ville de York. Celle-ci subit des incendies et des incursions américaines, notamment en 1812 et dans les années suivantes.

Les territoires des Mississaugas rachetés, les colons obtinrent des parcelles qu’ils commencèrent à cultiver. Au cours du XIXème, avec l’arrivée de migrants des Iles britanniques, la pression immobilière augmenta. Les héritiers vendirent les parcelles initiales. Des investisseurs commencèrent à lotir la ville de plus en plus au Nord et de nouveaux quartiers apparurent.

Au XXeme siècle, l’apparition de la voiture permit aux habitants d’habitants de loger de plus en plus loin. L’arrivée de toujours plus d’Européens repoussait sans cesse les limites de la ville.

Aujourd’hui, les immigrés viennent principalement d’Asie et contribuent à faire de Toronto une véritable mosaïque humaine. D’une rue à l’autre, on change ainsi totalement de quartier dans cette ville qui compte pas moins de 4 Chinatown, une ville grecque, une petite Corée, un quartier Italien, pour les plus connus.

L’Art Nouveau

Casa Battlo

En une petite dizaine d’années seulement, les courbes et arabesques de l’Art Nouveau révolutionnent l’art européen. Entre 1890 et 1910 en effet l’académisme de rigueur se voit battu en brêche.

Car, symbole de la Belle Epoque, ce style s’est diffusé à travers toute l’Europe. Voici ses principales caractéristiques, évoquées lors d’une intervention . https://afbristol.org.uk/events/cafe-artistique-art-nouveau/

Gaudi, la Sagrada Familia, Barcelone
Bristol, imprimerie Everard, Broad Street

Un rejet de l’Académisme et de la production de masse….

L’Art Nouveau nait en réaction contre les dérives de l’industrialisation et la reproduction sclérosante des styles académiques. Au contraire, ce style promeut l’artisanat. Il met à l’honneur de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques :  ferronnerie, verrerie, cristallerie.

Les artistes s’engagent le plus souvent dans la lutte pour le progrès social. Pour ce faire, ils traitent des objets quotidiens pour créer un art total. D’où une fusion entre les Arts décoratifs et les Beaux-Arts.

The Willow Tea Room par Mackintosh, Glasgow

Néanmoins l’univers anticonformiste ainsi créé restera limité à la bourgeoisie avant-gardiste des grandes cités industrielles .

Des influences variées

Face à la standardisation industrielle, Les artistes utilisent essentiellement des formes végétales et féminines.

Mucha, les quatre saisons

Les écoles et artistes de l’art nouveau ont des inspirations communes :

  • Le mouvement anglais Art and Craft fondé par W. Morris
  • Les créations du verrier LC Tiffany
  • La mode du Japonisme
  • Les beautés de la nature
  • Les Expositions Universelles

Un mouvement européen mais nationaliste

Toute l’Europe est emportée par ce mouvement parti de Belgique vers les grands centres industriels. Si, les critères restent communs, chaque pays développe un langage adapté.

Et surtout, chaque artiste développe des spécificités. Ainsi, si quelques écoles se distinguent, l’Art Nouveau reste essentiellement le fait de personnalités.

  • Quelques écoles et leurs chefs de file :
Lustre - Accessoire d'éclairage
Willow Tea room, lustre du salon de luxe, Glasgow

* Mackintosh et les 4 à Glasgow,

*Majorelle et l’école de Nancy, https://www.paj-mag.fr/2020/01/15/ecole-nancy-art-nouveau/

*Klimt et la Sécession à Vienne

Otto Wagner, pavillon du métro, Vienne
  • Mais surtout des personnalités locales :
Gaudi, Barcelone
Casa Batlo, Gaudi, Barcelone

*Gaudi à Barcelone,

*Horta à Bruxelles, https://visit.brussels/fr/article/Victor-Horta-et-Bruxelles

*Guimard à Paris, https://visitesfabienne.org/hector-guimard-un-itineraire-dans-le-quartier-dauteuil-2/

*Lechner à Budapest,

Dans le sillage des Ecoles de Glasgow et de la Sécession Viennoise, ce mouvement évolue ensuite vers un style plus géométrique, l’Art déco.

Promenade dans le Vieux Montréal

Vieux Montreal

La mairie met à la disposition du visiteur un itinéraire superbe pour parcourir Le Vieux-Montréal. On y découvre les joyaux architecturaux de l’ancienne capitale économique du Canada.

Cet itinéraire permet d’admirer des édifices que l’on remarque à peine et dans lesquels on n’oserait pas entrer. Il aide également à comprendre l’architecture et l’histoire canadiennes. Enfin il complète le survol que j’avais pu livrer de la grande ville du Québec : https://visitesfabienne.org/destinations/cuba/sortir-de-cuba/escapade-a-montreal-2/

http://ville.montreal.qc.ca/culture/balades-dans-le-vieux-montreal

Au Champ-de-Mars11 La place d’Youville
La rue Notre-Dame Est12 Rue Saint-Paul, près de la place d’Youville
De Bonsecours à Berri13 Autour de la rue de l’Hôpital
Bonsecours14 Du côté des Récollets
L’est du Vieux-Port15 La rue Saint-Jacques
La place Jacques-Cartier16 Place d’Armes
De Saint-Amable à Saint-Gabriel17 Le vieux séminaire et Notre-Dame
Rues Saint-Paul et de la Commune18 La rue Notre-Dame Ouest
Pointe-à-Callière et la place Royale19 Le boulevard Saint-Laurent
10 L’ouest du Vieux-Port20 De retour sur Notre-Dame Est

Pour le faire tenir en 1h30 et me concentrer sur les arrêts les plus intéressants, je pars du metro Square Victoria, rue st Jacques. (arrêts 12/13 sur le plan)

Le quartier financier

C’est dans ce quartier financier que l’affirmation de Montréal, métropole du Canada prend tout son sens.

Rivalisant d’audace dans leur architecture comme dans leur conquête des marchés, les banques et compagnies d’assurance y élevèrent en effet leurs sièges sociaux. Ceux-ci atteignaient «une hauteur invraisemblable», comme l’affirmait une brochure touristique de 1910. Car les touristes du temps s’émerveillaient de ces gratte-ciel de huit à dix étages.

Cette hauteur reflétait l’accumulation accélérée de capital par les barons montréalais de la finance, d’origine britannique pour la plupart et surtout écossaise. Une fois sur les lieux, ne vous contentez pas des très belles façades. Offrez-vous la splendeur de halls d’entrée vastes comme des cathédrales. Vous pouvez ainsi commencer votre visite par le 747 Square Canada. Ce centre commercial permet à la fois de rentrer dans la ville couverte de Montréal mais aussi de découvrir les vieux murs incorporés dans les nouvelles construction.

La « petite » rue Saint-Jacques,à l’est de la place, compte encore deux édifices anciennement institutions financières canadiennes-françaises. Aujourd’hui, nous utilisons le terme de québécoises.

Au 59, la Banque Nationale reprit en 1908 l’immeuble construit en 1870 pour la Scottish Life Insurance et lui ajouta des étages. Elle cédait l’édifice en 1926 à la compagnie d’assurances La Prévoyance.La Banque du Peuple, pour sa part, avait établi son siège social dans l’immeuble voisin, au 55, édifié en 1873 et rehaussé en 1894.

Il existait ainsi à Montréal un réseau financier canadien-français, modeste mais complet. La tour de la Banque Nationale du Canada, construite de 1965 à 1967 sur la place d’Armes, en reflète la croissance.

La ville coloniale

Cœur battant du Vieux-Montréal, la place d’Armes offre un formidable condensé d’histoire. Des témoins de toutes les périodes montréalaises y sont rassemblés, autour d’un monument consacré aux fondateurs. Vous y trouverez ainsi le plus vieil immeuble de Montréal encore en place, la grande église de la paroisse mère, le siège social de la plus ancienne banque du pays, le premier gratte-ciel de la métropole… et un éventail de toutes les générations qui le suivirent!

On quitte cette très belle place en jettant un oeil à la cathédrale (17) pour rejoindre par la rue Notre-Dame Ouest le Palais de Justice et l’Hôtel de ville (1) rendu célèbre par les mots du Génaral de Gaulle.

En face se dresse l’un des plus anciens vestiges de la colonie : le château Ramezay (2). https://www.chateauramezay.qc.ca/en/.

château Ramezay

Entouré d’un charmant jardin, il domine la place Jacques Coeur (6). Celle-ci attire les animations du coeur ancien de la cité. En partent les rues les plus anciennes et typiques. On rejoint ainsi le marché Bonsecours, entièrement transformé en zone touristique (4). Puis on peut longer le Saint Laurent pour en mesurer la majesté ou s’amuser des diverses attractions. On eput également s’arrêter le temps de visiter Pointe-à-Caillières. Ce musée est l’institurion historique de Montréal. https://pacmusee.qc.ca/fr/

Revenir par la rue McGill donne un très bel aperçu architectural de la richesse du Vieux-Montréal au tournant des XIX et XXèmes siècles.

Hôtels particuliers de Toulouse

Hotel Tournoer

Aux  XVIe, XVII et XVIIIe siècle, la  ville rose connut son apogée. Les Hôtels particuliers de Toulouse témoignent de cette période de splendeur.

Toulouse, ville des Marchands et Capitouls

Marchands enrichis par le commerce du pastel et Capitouls se firent construire les plus belles demeures.

Les magistrats et parlementaires ou Capitouls en occitan, travaillaient auprès du Capitole depuis l’instauration du Parlement des Etats du Languedoc en 1443 et ce jusqu’à la Révolution Française. Ils rivalisaient avec les marchands. Ceux-ci profitaient de la richesse du Pays de Cocagne, abondant en plantes tinctoriales.

Néanmoins, l’industrie du Pastel, florissante au Moyen-Age, disparut face à la concurrence de l’indigo. Plus durable, plus coloré et surtout moins onéreux car produit par des esclaves, l’indigo des Amériques supplanta rapidement le pastel qui avait assuré l’épanouissement de la ville.

De nouvelles cités, dont la fortune s’appuyait sur le commerce triangulaire apparurent alors. Bordeaux s’affirmait tandis que Toulouse périclitait.

Ce balancement entre les deux grandes villes du sud-ouest ne faisait que commencer mais il avait permis à Toulouse de s’orner de prestigieuses façades de briques et pierres que l’on admire encore aujourd’hui.

Vous pourrez découvrir ces magnifiques façades en suivant mon itinéraire plus précis et interactif « Toulouse, des marchands et Capitouls » http://www.escapad.io/

J’en avais déjà écrit une version plus rapide et au départ du tramway qui dessert l’aéroport : https://visitesfabienne.org/destinations/france/toulouse-du-palais-de-justice-au-capitole

Les belles façades du quartier marchand

Cette promenade vous mènera de la Place du Capitole, aux Jacobins. Sur cette belle place, on retrouve la présence de Saint Dominique venu à Toulouse fonder son ordre et éradiquer l’hérésie Cathare. En face, le célèbre Lycée Fermat occupe les locaux de l’Hôtel de Bernuy devenu collège Jésuite.

On continue la promenade en direction du cardo romain, la rue saint Rome. De belles maisons de bois nous rappellent le passé médiéval de cette artère.

Puis, nous reprenons le lacis de petites rues, rue Chalande, rue du May, rue Tripière, rue des Changes, rue Malcoussinet dont les noms évoquent les corporations présentes au MA. De là, et par la rue de l’écharpe, on rejoint le magnifique d’Assezat construit pour l’un des riches bourgeois enrichi dans le commerce du pastel. Ce superbe édifice accueille aujourd’hui la magnifique collection Bemberg.

Les Palais des Capitouls

On peut continuer cette promenade dans le quartier des Capitouls en prenant la rue des couteliers bordée de somptueux hôtels des XVIIe s et XVIIIe . On peut faire un petit détour par la place de la Trinité juste derrière Esquirol l’antique Forum romain pour profiter des cafés et reprendre la rue des Filatiers aux maisons à pan de bois.

Au 50 , se dresse la maison de Jean Calas, défendu par Voltaire. A l’angle de la rue Joutx Aigues, une maison compte un décor ravissant. Cette rue bordée de belles maisons correspond à l’ancien quartier juif même s’il n’y a jamais eu de ghetto dans la Toulouse médiévale.

On rejoint ensuite l’église de la Dalbade dont le nom évoque la chaux blanche qui la recouvrait (alba). Le tympan en est orné d’une céramique colorée. La jouxtent les hôtels les plus prestigieux de Toulouse sur la rue de la Fonderie. Notamment l’hôtel des chevaliers de Malte (aujourd’hui DRAC). En face, se tient l’étonnant Hôtel de Bagis, avec la seule façade de pierre de la ville de briques roses. Cet hôtel, surnommé Hôtel de pierre est certainement l’un de plus beaux de la ville.

On passe maintenant devant l’ancien couvent des Clarisses aujourd’hui institut Catholique. Il a été construit sur les remparts Gallo-Romains. Nous rejoignons alors la place du Salin. Le nom évoque l’impôt et l’entrepôt où l’on stockait le sel durant l’Ancien Régime. De belles maisons à pans de bois marquent l’angle.

Le temple réformé a été aménagé dans l’ancien logis Royal puisque nous faisons maintenant face aux bâtiments du Parlement. Antique château Narbonnais il devint le plus ancien Parlement provincial de France.  Son personnel formait une noblesse de robe qui a largement contribué à bâtir les magnifiques Palais du quartier. Il consacrait l’importance des Etats du Languedoc au Moyen-Age.  Il abrite aujourd’hui le Palais de Justice.

Pour en savoir plus sur Toulouse, je vous recommande ce très bon site : http://www.toulouse-brique.com/hotels.html

Spectacles à la Havane

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Sortir à la Havane

Pour qui cherche à occuper ses soirées, la Havane offre une multitude de spectacles, pour la plupart très abordables.

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St tenir informé

La cartelera (programme) havanaise est très fournie, pas toujours facile à connaitre mais très fournie. On ne peut pas dire que les français soient sur le pont pour communiquer la moindre information. L’ambassade poussant le professionnalisme jusqu’à ne pas communiquer sur les activités en français avec la communauté française extérieure aux bâtiments consulaires.

Il reste donc le bouche à oreille, aléatoire, la lecture régulière de Granma, ou le programme émis par l’ambassade d’Espagne, pour le coup très pro ou par les bénévoles de Donde y Cuando (sur papier et par abonnement uniquement mais très précieux)

http://www.lapapeleta.cult.cu/actividad/octubre/17

http://www.granma.cu/cultura

On peut encore faire le pied de grue devant les différentes salles de spectacle. Car les festivals abondent à la Havane et la programmation peut être surprenante : les classiques semaines du cinéma suédois ou javanais alternent avec le plus original festival de films sur ou à propos de Shakespeare.

La Danse, grande gagnante des spectacles havanais

Le festival de danse classique ou contemporaine présente des troupes reconnues internationalement comme la compagnie Alicia Alonso. On peut aussi admirer des formations plus modestes comme celle des étudiants de l’école d’art (ISA). Le mieux est encore la compagnie du grand danseur Carlos Acosta et l’excellente troupe Lizt Alfonso. Peu connue en France, la formation a été fondée en 1991 par la danseuse éponyme, et est est très populaire ici et en Amérique du Sud. La danseuse espagnole Irene Rodriguez a monté son école sur le Malecon et offreégalement des spectacles de flamenco. https://www.irenerodriguezcompania.com/?page_id=170

Celle-ci a été popularisée notamment par le clip Bailando d’Enrique Iglesias. Elle fait montre d’une qualité exceptionnelle alliant le ballet classique et contemporain, les danses folkloriques le tout mâtiné de flamenco et bien sûr de danses cubaines, sous l’appellation danse fusion.  Un orchestre de qualité accompagne chaque spectacle en live. Scénographie, chorégraphie, qualité des danseurs, rythme, tout y est d’un remarquable professionnalisme, digne des ballets russes. Sans aucune comparaison avec les tristes spectacles folkloriques pour touristes blasés….. A consommer sans modération.

http://www.acostadanza.com/en

http://liztalfonso.com/

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Concerts, cinéma et théatre

  1. La scène théatrale peut surprendre à la Havane. La majorité des théâtres sont de petites dimensions et disposent de budgets minuscules. La plupart des théatres n’ont d’intérêt que le spectacle mais le Mella est un modèle Art déco, alors que le théâtre Marti est un joyau néoclassique. En général, tous offrent des créations très locales ou des adaptations encores plus locales Cartelera Teatral: Qué Ver en La Habana esta semana | CubaIntensa
  2. Pour les concerts, l’église St Francois d’Assise quasi tous les samedis à 18h plus la foultitude de représentations vers 19/20h l’orchestre symphonique se produit au Théatre National, Place de la Révolution. Il faut aussi vérifier les programmations du Musée des Beaux Arts qui dispose d’un auditorium. La cathédrale voit se produire aussi quelques concerts. L’église St Philippe Neri, siège du Mozarteum, peut également révéler des surprises. Tout comme les ambassades.
  3. Pour de la variété, le Karl Marx est certainement le lieu le plus indiqué. A moins que vous ne préfériez le Don Cangrejo plus interlope et jeune. Quant aux amateurs de jazz, on ne peut que leur conseiller la zorra y el cuervo sur la Rampa. L’ambiance du bar élégant du Riviera sur le Malecon peut aussi séduire.
  4. Pour les amoureux du 7e art, la programation est loin d’être ridicule. A condition d’etre un peu patient, on peut voir de très bons films dans les différentes salles du Vedado cubacine | El Portal del ICAIC www.cubacine.cult.cu
Le Théatre national

Toulouse, du Palais de Justice au Capitole

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Pour changer de Cuba, ou de Toronto, un petit tour en France, à Toulouse, avec une promenade qui vous emmènera du Palais de Justice au Capitole.

Arriver dans le centre de Toulouse

Toulouse est une ville relativement petite mais très dense et admirablement desservie par les transports publics. Si vous etes en transit à la gare Matabiau ou à l’aéroport de Blagnac vous pouvez aisément profiter du réseau de tramway/ bus/ métro/ vélib pour la découvrir.

Ainsi au départ de l’aéroport, le tramway vous amène en 20mn au Palais de Justice. Les grandes allées Jules Guesdes sur lesquelles passe la ligne de tram mènent à une série de beaux jardins. Il s’agit des Jardin, Royal, Grand Rond, Jardin des Plantes. Y sont concentrés le Museum d’Histoire Naturelle mais aussi le Quai des Savoirs. De quoi se mettre au vert entre deux avions, au frais en plein été, ou se cultiver dans les galeries refaites à neuf.

http://www.toulouse.fr/web/projet-urbain/quai-des-savoirs

Autour du Palais de Justice

Pour les amateurs d’architecture, avant de vous lancer à l assaut de la ville rose, vous pouvez continuer un peu les allées à pied pour découvir la très belle église baroque St Exupère. Elle peut déconcerter dans cette région plus marquée par les églises romanes. Les trompe l’œil et l’autel nous transportent en Europe centrale, une très jolie surprise.

En tournant le dos à cette église, on contourne le massif Palais de Justice. Il est judicieusement aggrandi par un vaisseau de verre résolument contemporain. de là, on peut rejoindre le marché des Carmes. On emprunte alors la rue de la Dalbade. Elle longe quelques palais superbes dont le Palais de pierre, ainsi nommé pour l’utilisation de pierres de taille qui tranche avec la teinte rose des briques de construction toulousaines. Pratiquement en face, le Palais des Chevaliers de Malte. On peut y rentrer et admirer les écuries très restaurées et les salles basses. Celles-ci sont ornées de fantastiques plafonds voutés et décorés de peintures avec rinceaux et monogrammes d’un des grands prieurs.

D’Esquirol au Capitole

Ce palais jouxte l’église gothique de la Dalbade, dont le portail est surmonté d’un motif en ceramique rare. Autour de l’église et surtout en remontant au niveau du Marché des Carmes, de charmants restaurants nous permettent de voyager au pays des saveurs.
A l’angle du marché, on prend alors la rue des Filatiers. Cette rue très animée et bordée de petits restaurants ethniques était déjà commercante avec ses nombreuses échoppes au Moyen Age. On devine d’ailleurs les volets de bois.En levant le nez, on voit à l angle de la rue des Joutx Aigues pour voir une Crucifixion, puis plus loin sur la droite au 50 decouvrir la maison Calas où débuta l’affaire dans laquelle Voltaire s’engagea si fortement. On débouche alors sur la jolie place de la Trinité. De là on peut toujours en ligne droite  traverser la place Esquirol Cette place très animée correspond à l ancien forum romain. On peut maintenant gagner le célèbre Capitole par la rue piétonnière des Changes qui devient Saint Rome. Les nombreuses boutiques empêchent souvent de lever le nez pour admirer les façades.

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Il est alors possible de remonter la rue de Metz pour rejoindre la Cathédrale st Etienne. Au contraire, on peut descendre quelques mètres cette même rue de Metz en direction de la Garonne. Au passage, on admirera le magnifique Hôtel d’Assezat. Et on consacrera quelques précieux moment à la visite de la superbe fondation Bemberg. Celle-ci abonde en peintres vénitiens, flamands, français, impressionistes et aux superbes salons XVIIIe…..

http://www.fondation-bemberg.fr/fr/assezat/index.html

Outre l’indispensable Guide vert, je vous conseille le magnifique Guide du promeneur de Toulouse aux éditions les beaux jours,
Si vous êtes sur Toulouse faites un détour par la bibliothèque du Patrimoine 1 rue du Périgord, ou par l’office du tourisme.

https://www.toulouse-tourisme.com/

Pour visualiser cette viste, retrouvez moi sur l’app Escapad.io

Et si vous voulez une visite guidée, vous pouvez me contacter : fabienne.visites@gmail.com

Toulouse-Lautrec de Montmartre à Bath

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Toulouse-Lautrec et les maitres de Montmartre est le sujet de la belle exposition du V&A de Bath. Le Grand-Palais a consacré sa grande exposition de l’hiver au même artiste.

https://www.grandpalais.fr/en/event/toulouse-lautrec

Nous avions prévu une  visite  et une introduction de l’exposition sur Toulouse-Lautrec dans un pub mais en raison de l’épidémie, je vous propose de la suivre sur mon blog.

Une exposition riche en grands noms de l’affiche

Si la salle du V&A est relativement petite, elle abrite néanmoins une belle collection d’affiches. Les grands noms de Montmartre s’y rencontrent. Nous voyons ainsi Toulouse-Lautrec, dernier héritier des Comtes de Toulouse, vanter les spectacles du Moulin Rouge et de ses danseuses et chanteuses. La Goulue, Yvette Guilbert, Aristide Bruant défilent sous nos yeux.

En effet, les artistes de Montmartre n’hésitent pas à dépeindre les filles de joie, les bourgeois encanaillés, les artistes. Mucha lui s’attache à Sarah Bernard. L’exposition nous permet également de nous intéresser à Bonnard,  Jules Chéret entre autres…

Quand Bonnard vante le champagne…

Ces artistes se font l’écho de courants picturaux novateurs. Si Mucha ou Chéret illustrent à merveille l’Art Nouveau, les aplats et silhouettes de Grasset empruntent au japonisme et au nabisme.

Ces lithographies évoquent une époque charnière du Paris de la toute fin du 19eme siècle.

Le Paris optimiste de la Belle époque

C’est en effet un contexte particulier qui voit fleurir ces affiches publicitaires. La période correspond à un âge d’or économique et politique marqué par la paix, la croissance et la stabilité de la troisième République. C’est aussi l’époque de l’apogée de l’Empire colonial français.  A la même période, la Reine Victoria règne sur l’Empire britannique.

Cette période est également marquée par de nombreuses innovations techniques comme la lumière, l’électricité ou le cinéma qu’illustrent nos affichistes. Les transports,eux aussi, se modernisent avec l’avènement de la petite Reine, l’automobile, les pneus.

Quand Toulouse-Lautrec vante la bicyclette, V&A Bath

Ces changements s’accompagnent de mutations sociales et de nouveaux modes de vie. Les affiches marquent la naissance de la réclame mais aussi du vedétarriat. Elles témoignent de l’avènement de la société de consommation. Notons par exemple les nombreuses affiches consacrées au chocolat.

Paris s’affirme alors comme un centre culturel influent avec des lieux de spectacles emblématique café-concerts, music-halls comme le Moulin Rouge, le Chat Noir.

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