D’abord parce que Cancun n’est qu’à 45mn d’avion de Cuba et seulement quelques heures du Canada et que ce saut de puce se fait facilement sur le week-end et permet de recharger tellement !
Ensuite parce que grace à Interjet l’AR n’est pas forcément très cher.
Et encore parce que tout est si bien organisé sur place que c’en est presque reposant en venant de Cuba, notamment.
Dès l’arrivée, un guichet de change vous accueille puis les guichets des taxis, location de voiture, navettes d’hôtels ou de villes et bus vous attendent. Les bus sont très confortables, fréquents, sûrs et bon marché. Pour une personne ou 2, cela peut être une bonne idée.
En outre, l’accueil local est un vrai bonheur : on vous propose de l’aide sans insister et on vous aide vraiment et avec le sourire sans attendre un pourboire, enfin si mais sans insister trop…
Se loger
Pour les hôtels, vous n’avez que l’embarras du choix entre Cancun et la Riviera Maya, avec quelques précisions peut être… Si vous ne voulez faire que des courses, mieux vaut prendre un hôtel dans le centre ville de Cancun. Si vous préférez la plage, la zone hôtelière de Cancun ou la Riviera maya sont préférables et si vous souhaitez visiter, le site le plus proche est Tulum à 1h45 de Cancun. Mais il y a aussi les cenotes (piscines naturelles) et le grand centre de loisirs Xcaret et bien sur le magnifique site maya de chichen Itza ‘à 2h de Playa del Carmen.
Pour aller à Tulum et sur la Riviera Maya depuis Cancun ou Playa del Carmen, 4 possibilités : la location de voiture, le taxi (à arranger avec l’hôtel) ou la navette, le bus ADO ou les taxis collectifs pour les plus roots, très économique et facile. A Playa del Carmen il suffit de se rendre sur la Calle 2 entre la 15 et la 20, d’annoncer sa destination et de s’asseoir dans un minivan à air conditionné et de descendre quand le chauffeur vous l’indique.
Cancun est une grande ville, on peut préférer l’ambiance plus balnéaire de Playa del Carmen et garder à l’esprit que si on dort dans un des hôtels de la Riviera Maya ou de la zone hoteliere de Cancun, il peut être plus compliqué de circuler vers les centres commerciaux ou les sites archéologiques. En revanche, si on loge dans le centre ville de Cancun, cela peut être plus compliqué d’aller à la plage. Et franchement il serait dommage de ne pas aller profiter de ces plages exceptionnelles….
Pour changer un peu des sempiternels tours de la vieille ville, j’ai mis sur pied un certain nombres de visites insolites.
Celles-ci sont en fait de deux types. Il s’agit d’une part de visites des lieux incontournables mais avec un regard différent. Mais, je propose aussi des visites de lieux méconnus ou oubliés.
Un autre regard
Dans cette rubrique je cherche à revisiter d’une manière personnelle les lieux connus de la Havane. En effet, les touristes lorqu’ils viennent veulent voir les essentiels, et c’est bien naturel. J’avais donc réfléchi à la manière de faire et refaire ces visites sans se lasser.
Vous trouverez dans cette section des itinéraires originaux mais dans des quartiers centraux comme la balade Art deco ou le Petit Wall Street.
Vous pourrez retrouver d’autres visites insolites dans mes balades du centre ville : sur les traces de Jésuites ou sur celles de Saint Francois.
Néanmoins, celle dont je suis peut être la plus fière est le Wall street de la Havane. C’est en effet en me baladant rue Obispo avec un groupe que m’en est venue l’idée. Je commençais alors un peu à me lasser de toujours montrer les mêmes bâtiments coloniaux . Je me suis alors rendue compte de l’architecture particulière d’une petite portion de cette rue.
Des façades colossales néo-classiques rappelaient les idéaux professés dans l’architecture publique et commerciale des Etats Unis. On retrouvait entre la rue Cuba et le Capitole de grands pilastres et frontons si typiques des bibliothèques, universités et banques américaines. Ils différaient totalement de l’architecture coloniale ou des autres constructions cubaines. Ne trouvant aucune explication dans la littérature cubaine, j’ai recherché dans de vieux guides et sur des sites anglo-saxons. Et j’en ai extirpé le terme de Wall Street havanais. De là, est née cette promenade qui a connu un vrai succès.
Des lieux insolites
Une deuxième partie s’intéresse à des lieux peu connus sur lesquels je suis parfois tombée par hasard. Ainsi en est-il des anciennes carrières aménagées en immeubles improbables. Dans le même registre, cette extraordinaire mosaique du patriarche orthodoxe recevant les clés de son église des mains de Fidel. L’église Russe, ou le petit baptistère de l’église Grecque cachée en plein centre ville sont autant de trouvailles incongrues au coeur de la vieille ville.
J’ai aussi eu la chance de faire partie d’un groupe de visites très actifs animés notamment par le bureau de l’historien de la ville. http://www.habananuestra.cu/ C’est grâce à ce groupe que j’ai pu découvrir le Chinatown cubain, les jardins de la Tropical ou encore Fusterlandia. https://visitesfabienne.org/fursterlandia/
Enfin des lectures personnelles m’ont permis de mettre sur pied des itinéraires comme la balade Art déco de rancho boyero, l’excursion à Regla, la balade pour mieux comprendre la Santeria. https://visitesfabienne.org/la-havane-africaine/
Que vous veniez pour la première fois ou la dixième fois, que vous séjourniez brièvement ou résidiez à la Havane, j’espère que ces idées de visites insolites vous combleront.
Sur les traces de Saint François à la Havane ? Voilà un itinéraire surprenant allez-vous me dire….
Mais non Saint Francois n’est pas venu à la Havane. En revanche ses petits frères pauvres si! Et ils s’y sont promené, et ils y sont restés…Alors suivez-moi sur leurs traces. Vous pouvez aussi lire cet article http://www.psychologies.com/Culture/Maitres-de-vie/Francois-d-Assise
Et surtout le formidable livre de Jacques le Goff.
L’Eglise Saint-François d’Assise comme jalon
Nous commençons à l’Eglise st Francois d’Assise sur la place homonyme. Cette église du début du XVIIIe fut détruite en grande partie par un ouragan . On la ferma ensuite . Puis, l’officine de l’historien de la ville entreprit de la reconstruire et de la réouvrir en 1994 comme salle de concert. Son chevet plat suivait autrefois la ligne de côte. Il part en diagonale et se compense à l’intérieur grâce à un trompe l’œil architectural du meilleur effet. Il reste deux des trois cloitres d’origine, aménagés en musée d’art sacré. Du clocher, l’on jouit d’une des plus belles vues sur la vieille Havane.
L’église se situe sur une place autrefois nœud commercial de la cité en raison de sa situation portuaire. Elle abrite d’ailleurs les bâtiments de la douane et la Bourse du Commerce tous deux des années 1910. La Bourse imite un palais florentin renaissance. Une statue de Mercure, parfaite réplique de celle de Gian da Bologna à Florence la couronne.
De Saint Augustin à Saint François
Nous prenons la rue Amargura jusqu’à l’angle avec Cuba pour rencontrer la très belle église des Augustins. Elle date de 1607 et sa restructuration remonte à 1860 au départ de la confrérie. Alors quel est son rapport avec notre Saint-François à la Havane? C’est en 1920 qu’arrivèrent les franciscains. De fait, ils avaient perdu leur domiciliation première. On les logea alors chez les Augustins…
Dans cette église, le prêtre italien parle de baroque mexicain même s’il s’agit plutôt d’un éclectisme néo renaissant bien réussi au demeurant. On y retrouve une iconographie franciscaine sur la mosaïque du sol, les stucs des colonnes et pilastres ou encore les fresques. Les nervures des ogives quant à elles, reprennent le thème de la cordelette à nœuds fermant le manteau de bure des frères.
L’église fut fermée en 1965 et réouverte au culte 10 ans plus tard. Elle a fait l’objet d’une magnifique restauration . Aujourd’hui, on l’a considère comme l’une des plus belles églises de Cuba. Quelques œuvres amusantes comme le Saint Francois au-dessus du portail latéral peint en si grand que le peintre faute de toile utilisa une voile. On reconnait également de belles images de la Vierge. En effet le culte marial a pris beaucoup d’importance dans l’iconographie franciscaine.
Dans la coupole, des fresques représentent les 4 piliers de l’ordre charité, obéissance, pauvreté et chasteté. Une jolie chaire de bois stuqué, complète la décoration. Dans l’ancien couvent en restauration, un musée consacre ses galeries aux sciences et notamment au découvreur de la fièvre jaune le célèbre médecin cubain Carlos Finlay.
Sainte Claire et les Pauvres
Nous continuons maintenant la rue Cuba dans le quartier Saint Isidore en direction de l’Eglise du St Esprit. Au passage nous longeons (angle Luz et Sol) le Couvent des Clarisses, magnifique édifice néoclassique construit des 1644 et abandonné en 1922 . Sa restauration n’avance malheureusement pas du tout.
A l’angle de Compostella, on arrive devant la très belle église du Saint Esprit. Il s’agit de la plus ancienne église de la ville encore debout. Elle servait de paroisse aux noirs affranchis dans un quartier où se réunissaient les pauvres et les esclaves. Elle date de 1620 et est construite dans cette pierre conchifère si caractéristique de la ville. La nef unique nous plonge dans les origines de la Havane avec ses lignes très simples et une belle croisée d’ogives très pure au niveau du chœur. L’orgue, offert par la Suisse se distingue pour son acoustique. D’ailleurs il est le lieu d’étude des organistes du conservatoire. C’est la seule église de la Havane avec une crypte pour enterrer les morts. Dans la sacrisitie, se trouve un meuble étonnant, une commode construite dans un même tronc d’acajou immense. Derrière cette pièce voutée, s’ouvre le patio avec les bâtiments consacrés aux pauvres.
Nous terminons notre périple à l’église de la Pitié (la Merced) fondée au 19e siècle à l’angle Damas et Cuba animée aujourd’hui par les Lazaristes. Cette magnifique église à la façade blanche illumine la jolie place complètement en ruine de sa décoration en forme de conque et s’orne de belles fresques.
Les Pharmacies cubaines, une véritable institution
A la Havane, les pharmacies remontent à 1598 quand Sébastian Milanes et Lopez Alfar fondèrent deux établissements. Le premier dans la rue royale (aujourd’hui la calle Murallas) et ensuite près de l’actuel callejon del Chorro (près de la cathédrale).
En 1670, la ville comptait une douzaine de pharmacies. Elles profitèrent de l’augmentation de la production de canne à sucre de laquelle on tirait une eau de vie utilisée dans les recettes pharmaceutiques.
C’est surtout le 19e siècle qui fut à l’origine du développement de ces pharmacies dans l’ile quand les officines se séparèrent de la pratique médicale. Avec leurs comptoirs de marbre, leurs vitrines emplies de bocaux de porcelaine et de verre issus des progrès de l’industrie de la céramique, les pharmacies devenaient des lieux décoratifs à part entière. Ce caractère élégant et luxueux fut renforcé par les étagères d’acajou. Elles remplacèrent les planches de pin rustique à l’époque du Dr Guillerm Lobe dont les reformes contribuèrent au développement commercial. Le Dr Lobe avait pour objectif de vendre dans son officine de Obrapia, entre St Ignazio et Cuba, les nouveaux produits pharmaceutiques issus des drogueries de France, d’Angleterre et des Etats Unis..
les Pharmacies de la rue Obispo
Tachequel, une des Pharmacies cubaines anciennes
Rue Obispo, le pharmacien Fransisco Taquechel fonda un établissement en 1898. Celui-ci gagna en notoriété à l’époque pour la qualité de ses produits et ses prix raisonnables. La boutique exhibe des pots français typiques du 19e siècle et quelques exemplaires du 18e. . Elle présente aussi des livres de prescriptions et des instruments de l’époque. Elle vend encore des médicaments naturels, de l’homéopathie et d’autres produits cubains (miel, produits dérivés de dents de requin).
Si c’est la plus récente des pharmacies de ce parcours, elle a en revanche été la première à avoir été transformée en musée, ce en 1966. Et c’est la seule à s’enorgueillir d’albarelles, flasques et pot originaux. Le squelette fait partie de la collection personnelle du premier historien de la ville et n’est pas un membre de la famille Tachequel ou un quelconque patient…
Dans la même rue, au 53, la pharmacie de Manuel Johnson a retrouvé sa splendeur du 19es avec ses albarelles, ses récipients de céramique. Elle vend aussi des médicaments et bocaux. Conçue d’abord juste à l’angle de la rue Cuba, elle s’est considérablement agrandie sous l’impulsion de se ses propriétaires Johnson et Johnson. Détruite par un incendie en 2006, elle a fait l’objet d’une restauration méticuleuse et expose le plus ancien livre de prescriptions.
La plus complète des Pharmacies cubaines, la Reunion
La plus belle rénovation reste cependant celle de la pharmacie la Réunion au 41 rue Teniente Rey y Compostela (derrière la plaza Vieja). Elle appartenait au catalan docteur Sarra, premier président du collège de pharmaciens de la Havane. Ouverte en 1853, elle devint la plus grande pharmacie de Cuba. C’était même une des plus importantes du monde. Elle commercialisait des recettes uniques comme la magnésie. Progressivement, elle a été agrandie par les successeurs pour gagner l’ensemble du paté de maison.
la pharmacie moderne
Elle a ensuite annexé l’autre coté de la rue avec une parfumerie (aujourd’hui la pharmacie moderne) et vers l’arrière (au niveau de la droguerie et de l’énorme coffre-fort). Puis, elle a ajouté un puits d’eau douce autrefois utilisé par les nonnes du couvent d’en face et par les gens du quartier. Ce puits d’eau permettait aux 6oo employés de ce véritable empire pharmaceutique de faire fonctionner les 3 étages de laboratoires et entrepôts.
Une pharmacie à la pointe du progrès
La pharmacie se voulait à la pointe du progrès dans tous les domaines : produits, flacons, publicité, diffusion (au moyen d’une flotille de camions). Le nom Reunion, inscrit sur tous les sols évoque l’association familiale et la réunion de plusieurs formes de pharmacopée (allopathie, homéopathie, plantes).
Elle compte trois grandes salles de vente, chacune dans un style à la mode au 19es (une néo-gothique, une classique). Ses plafonds bleu pastel, ses vitraux et mamparas colorés, en faisaient l’un des plus beaux magasins de la ville. Outre les trois salles de la boutique, des laboratoires présentent une collection d’objets pharmaceutiques anciens. On y voit ainsi un pèse personne, des balances. En outre seringues, pots à onguents, alambics mais aussi pots et flasques excavés à travers la ville y sont exposés.
La pharmacie réunit des fonctions muséales et commerciales. En effet, on peut toujours y acheter des produits pharmacieutiques. La famille Sarra est partie dans les années 1960 en Floride. L’ensemble a alors été nationalisée et restaurée en 2004 pour etre transformée en musée et lieu de vente de produits naturels. Car il faut bien le dire en matière d’antibiotiques et autres produits courants chez nous, les pharmacies cubaines sont vides.
Le bâtiment bleu magnifique et énorme occupe tout un pâté de maison. Une grande salle permet de rejoindre le coffre-fort, la droguerie avec un escalier majestueux. Un must !!!!
Pour compléter ce que vous aurez pu voir dans les pharmacies, vous pouvez visiter le Musée des Sciences Naturelles. 3 cuc l’entrée sur la place d’Armes dans un bâtiment moderne. Franchement si vous avez des enfants c’est une heureuse surprise avec une jolie présentation d’animaux, de la terre, de Cuba.
La Havane est devenue une grosse capitale de 2 Millions d’habitants. La ville a beau donner une impression de densité, elle s’étend beaucoup. En effet, elle compte peu d’immeubles en hauteur. Il faut donc aller loin autour de la Havane pour en sortir véritablement.
La Havane s’est constituée de municipio (communes). Au cours du temps , ceux-ci se sont agrégés aux quartiers historiques. La majeure partie des touristes se cantonnent au centre historique et à certaines zones du Vedado. Les étrangers eux vivent plutôt à Playa, et plus particulièrement dans les quartiers de Miramar, Siboney, Cubanacan.
La ville polluée et bruyante peut fatiguer et donner envie de découvrir les abords. Plages, parcs, villages typiques, voici quelques idées autour de la Havane.
Les bords de mer autour de la Havane
Le plus simple et le plus proche depuis la Havane, ce sont les plages de l’Est. Ce long ruban idyllique sur le papier peut se transformer en vision d’horreur l’été et les week-ends à la saison chaude. Lorsque les Cubains viennent sur la plage, c’est en effet pour y boire, manger et faire la fête. Et ils laissent absolument tous les vestiges de leurs orgies sur les 10km de sable blanc. Le reste de l’année, en faisant abstraction des hôtels staliniens le long de la plage, le lieu est magnifique.
Baracoa. Ce village de pêcheur bordé par une crique naturelle est lui aussi malheureusement la proie des détritus et de l’incurie locale. Les diplomates peuvent néanmoins y acheter du poisson et on peut s’y promener.
Plage autour de la Havane
Les parcs
Le Parc Lénine. C’est le lieu récréatif par excellence des havanais. On y trouve tout ce qui peut remplir leurs week-ends : grandes tables de pique-nique, restaurants, barbecues, attractions pour enfants. De l’espace pour de grandes promenades à pied ou à cheval. Mais il ne faut pas craindre la foule et les détritus en fin de semaine.
Le Jardin Botannique. Cet immense parc présente l’ensemble des espèces endémiques à Cuba. A l’entrée, des serres et des espaces de pique-nique permettent de se reposer. Puis s’étendent des kilomètres de route bordées de palmeraies et autres plantes typiques des diférents écosystème du pays. Un petit tracteur permet d’arpenter ces routes qui offrent par ailleurs l’une des meilleures options de marche protégée autour de la Havane.
Dans les environs proches de la Havane, on trouve quelques monuments et villages d’intérêt patrimonial.
Cojimar. Rendu célèbre par Hemingway, ce petit village de pêcheur, quoique très pollué par les ordures, a conservé un véritable charme. https://visitesfabienne.org/hemingway-a-cuba/
Le Fort de Cojimar
Regla. On y accède en voiture depuis le tunnel qui sort de la Havane pour rejoindre la via Blanca ou en faisant le tour de la baie et des zones industrielles au de là du port. Ce faubourg, autrefois industriel, dépayse complètement avec son musée de la Santeria et ses baraques de bois. On peut également s’y rendre en prenant le ferry depuis l’Alameda de Paola. https://visitesfabienne.org/regla-2/
Le même embarcadère permet de se rendre à Casablanca. Le bateau n’est pas le même bien évidemment. On parvient également dans cette commune par la route, juste de l’autre côté du tunnel. On y visitera les deux forts du Morro et de la Cabana. Par la même route, on accède sur la terrasse surplombée par la gigantesque statue du Christ. De là, on jouit d’un magnifique panorama sur la Havane.
A près de 80km à l’Ouest de la Havane, se dresse la chaine du Rosario. Ces petites montagnes couvertes d’une végétation tropicale représentent un véritable paradis biologique. Quelques petits arrêts permettent de profiter de cet écosystème exceptionnel. Une petite route part à droite vers la montagne pour mener à la station de las Terrazas. L’entrée est payante.. On peut aussi venir depuis Soroa. http://visitesfabienne.org/wordpress/5391-2/
La route sinueuse et pittoresque permet d’éviter les droits d’entrée.
Un lieu de promenades
Le complexe de las Terrazas offre un modèle de développement quasi unique à Cuba. Le concept écologique ressemble à celui de nos parcs naturels. Un lieu très agréable pour marcher, canoter, se mettre au vert. Balades, Tyrolienne, activités nautiques se réservent ou se payent au bureau peu après l’entrée du parc en venant de l’autoroute. Pour ce faire mieux arriver tôt le matin. Les balades sont belles mais chères surtout quand le guide vous laisse après 3h de marche sur le parking de San Juan de los Banos en vous conseillant soit de héler un taxi soit de vous faire les 4 km de retour à pied sur l’asphalte. De petits ajustements sont donc à conseiller. Pour autant les marches et paysages sont agréables.
Une jolie halte
Un joli hôtel, le Moka, aménagé autour d’un arbre offre une halte plaisante. Pour la nuit, ou un simple café, cette installation écologique est assez unique à Cuba.
On peut préférer les paillotes le long du petit lac pour boire un soda. Très dépaysant également, le complexe de San Juan de los Banos propose des chambres perchées dans les arbres, comme la chaumière du barde dans le village gaulois. Elles jouxtent la jolie rivière, lieu de baignade prisé mais populeux des havanais.
On avait presque oublié la légende du Roi Arthur…Et puis on arrive à Glastonbury, une petite ville du Somerset connue pour son festival de musique et son abbaye.
Le meilleur des deux mondes
Glastonbury représente une juxtaposition pacifique de deux univers. Les barbus revenus de Woodstock fréquentent les galeries et boutiques New Age dans la rue principale.
En toile de fond, se détache l’abbaye, fantomatique. Une immense étendue verdoyante parsemée d’arches. Ce sont les timides reliquats de ce qui fut l’un des plus grands ensembles bénédictins d’Angleterre. Du somptueux lieu de pèlerinage ne reste en état qu’une cuisine, parfait pendant à Fontevraud.
Le reste des bâtiments a été anéanti par la fureur réformatrice d’Henry VIII le terrible roi aux 7 épouses. Au début du XVIe siècle, le monarque fit sécession d’avec Rome pour pouvoir divorcer librement de sa première épouse Catherine d’Aragon, tante du terrible Charles Quint..
Avalon
Sur la pelouse, à l’emplacement de ce qui fut le cloitre de l’énorme complexe abbatial, un petit écriteau rappelle Le Roi Arthur. Des archéologues auraient en effet exhumé sa tombe et celle de la reine Guenièvre en ces lieux. Le même panonceau évoque timidement l’ile d’Avallon en vous invitant à continuer votre promenade arthurienne dans la petite ville.
De fait, en montant vers la colline, on découvre un panorama brumeux fantasmagorique. Sur le chemin du Thor, cette colline qui domine la plaine, un petit jardin vous invite à découvrir le puit du St Graal, Et l’on se prend à imaginer en cette plaine marécageuse, les eaux qui jadis recouvraient les lieux. C’est cette éminence qui aurait accueilli le héros de la table ronde lors de son dernier voyage. http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/03_3.htm
Et si la visite de cette jolie petite ville ne suffisait pas, on peut pousser jusqu’au vilage suivant, appelé de manière amusante Street. Il était entièrement occupé par les usines Clark au siècle dernier. Le célèbre chausseur a fermé usine en ses terres. Comme tant d’autres, il a délocalisé. Cependant, les locaux ont été réaménagés en un immense centre commercial centré autour du culte de la chaussure. https://clarksvillage.co.uk/
Pas seulement pour rencontrer Beatrix Potter, la célèbre et délicieuse auteure de Peter Rabbit qui a immortalisé la ville : https://www.tailor-of-gloucester.org.uk/
La cathédrale de Gloucester, une merveille gothique
Les amateurs d’art se régaleront à la Cathédrale, l’une des merveilles de la région. https://www.gloucestercathedral.org.uk/. Dans le circuit des chefs d’œuvre gothiques, Gloucester occupe une place de choix tant par la taille de cet immense vaisseau de pierre, que par la magnificence du cloitre. D’ailleurs le cinéma ne s’y est pas trompé qui y a situé l’intrigue de trois films de Harry Potter. https://www.youtube.com/watch?v=EfSofShp0gs
Les somptueuses voutes en éventail décorent également la chapelle de la vierge restaurée grâce a l’argent généré par le film. Le ticket d’entrée donne en outre accès au triforium. De cet étage en général interdit au public, la vue sur le chœur est prodigieuse. Même la caféteria est un ravissant lieu dans l’ancien réfectoire des moines.
Une ville charmante
Autour de la cathédrale, les aménagements ont su préserver l’atmosphère médiévale et bucolique. De charmants salons de thé et boutiques mènent aux rues qui se croisent en angle droit à la tour Michel. Dans Northgate Street se trouvent de jolies maisons à colombage dont la New Inn servait déjà d’auberge en 1450. La structure urbaine provient de la colonie romaine Glevum. On en retrouve quelques vestiges, comme un mur au terminus des autobus.
Le Port mène à l’estuaire de la Severn par des canaux. La ville a entièrement rénové ses docks abandonnés dans les années 1980. Ils forment désormais un espace public occupé par le National Waterways Museum, et de luxueux magasins, bars, ou appartements résidentiels. Le Musée des soldats du Gloucestershire est situé dans la Maison des Douanes.
Par ailleurs, le Gloucestershire est superbe : à l’est les Cotswolds, au nord-ouest les collines de Malvern et à l’ouest la forêt de Dean puis le Pays de Galles.
Enfin on ne peut quitter Gloucester sans évoquer une course fascinante mais véridique : la célèbre course au fromage
Toronto est riche de la multitude de ses quartiers, agrégés au fil du temps . ils donnent un caractère cosmopolite à cette ville dynamique et multiple !
Ce que l’on appelle GTA depuis 1998, ou Grand Toronto correspond à l’agrégation des quartiers centraux et des communes limitrophes. Cette communauté urbaine est la plus grande du Canada avec 6 Millions d’habitants. Elle comprend Toronto et 25 banlieues et depuis 2006 elle englobe la conurbation de Hamilton.
Pour autant, dans ce site, je me concentre sur la ville fondée par les colons britanniques en territoire autochtone.
Petite histoire de Toronto
De nombreuses Nations ont habité au bord du lac Ontario. Les Senecas, les Mohawks et les Hurons. Puis les Iroquois eux mêmes supplantés par les Mississaugas. Au XVIIe, les premiers européens ont débarqué. Ils remontaient des Grands lacs vers le Lac Simcoe en suivant la Rivière Humber. Les routes qui convergeaient à l’emplacement de la ville actuelle étaient connues comme le Passage de Toronto.
Dans un premier temps le lieu a certainement attiré des trappeurs français. Des Français ont en effet du établir les premiers forts. Cependant ils ont du refluer lorsque les loyalistes britanniques ont quitté les Etats-Unis, juste au Sud au moment de l’indépendance. A la fin du XVIIIeme siècle, les premiers colons anglais se sont ainsi installés sur les berges nord de l’Ontario.
Le Gouverneur John Simcoe fonda alors la petite ville de York. Celle-ci subit des incendies et des incursions américaines, notamment en 1812 et dans les années suivantes.
Les territoires des Mississaugas rachetés, les colons obtinrent des parcelles qu’ils commencèrent à cultiver. Au cours du XIXème, avec l’arrivée de migrants des Iles britanniques, la pression immobilière augmenta. Les héritiers vendirent les parcelles initiales. Des investisseurs commencèrent à lotir la ville de plus en plus au Nord et de nouveaux quartiers apparurent.
Au XXeme siècle, l’apparition de la voiture permit aux habitants d’habitants de loger de plus en plus loin. L’arrivée de toujours plus d’Européens repoussait sans cesse les limites de la ville.
Aujourd’hui, les immigrés viennent principalement d’Asie et contribuent à faire de Toronto une véritable mosaïque humaine. D’une rue à l’autre, on change ainsi totalement de quartier dans cette ville qui compte pas moins de 4 Chinatown, une ville grecque, une petite Corée, un quartier Italien, pour les plus connus.
En une petite dizaine d’années seulement, les courbes et arabesques de l’Art Nouveau révolutionnent l’art européen. Entre 1890 et 1910 en effet l’académisme de rigueur se voit battu en brêche.
Un rejet de l’Académisme et de la production de masse….
L’Art Nouveau nait en réaction contre les dérives de l’industrialisation et la reproduction sclérosante des styles académiques. Au contraire, ce style promeut l’artisanat. Il met à l’honneur de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques : ferronnerie, verrerie, cristallerie.
Les artistes s’engagent le plus souvent dans la lutte pour le progrès social. Pour ce faire, ils traitent des objets quotidiens pour créer un art total. D’où une fusion entre les Arts décoratifs et les Beaux-Arts.
The Willow Tea Room par Mackintosh, Glasgow
Néanmoins l’univers anticonformiste ainsi créé restera limité à la bourgeoisie avant-gardiste des grandes cités industrielles .
Des influences variées
Face à la standardisation industrielle, Les artistes utilisent essentiellement des formes végétales et féminines.
Mucha, les quatre saisons
Les écoles et artistes de l’art nouveau ont des inspirations communes :
Le mouvement anglais Art and Craft fondé par W. Morris
Les créations du verrier LC Tiffany
La mode du Japonisme
Les beautés de la nature
Les Expositions Universelles
Un mouvement européen mais nationaliste
Toute l’Europe est emportée par ce mouvement parti de Belgique vers les grands centres industriels. Si, les critères restent communs, chaque pays développe un langage adapté.
Et surtout, chaque artiste développe des spécificités. Ainsi, si quelques écoles se distinguent, l’Art Nouveau reste essentiellement le fait de personnalités.
Dans le sillage des Ecoles de Glasgow et de la Sécession Viennoise, ce mouvement évolue ensuite vers un style plus géométrique, l’Art déco.
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