La Santeria

Le terme de Santeria regroupe un système religieux d’origine africaine très caractéristique de Cuba.

https://www.cubania.com/blog/cubania-2/post/sinitier-a-la-santeria-a-cuba-647

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Présence de la Santeria à la Havane

La Santeria est visible à Cuba et à la Havane. Dans les rues, les gens habillés en blanc  ont toute chance d’êtres des Santos. A moins qu’il ne s’agisse d’infirmières, vous pouvez voir nombre de novices. En apprentissage, ils suivent une année d’initiation et de purification vestimentaire alimentaire. Pour comprendre la phénomène, je vous conseille les magasins qui vendent des objets de culte afro-cubain. Vous les trouverez sur Aguila entre S Rafael et San Jose ou encore entre Belgica e Villargas dans Habana Vieja.

Yemaya et offrandes à Trinidad

On peut aussi se rendre dans la commune de Regla ou celle de Guanabacao où furent regroupés les Indiens au XVIe s avant de devenir centre de commerce des esclaves. Un musée de la Santeria y évoque la forte communauté noire de la ville et ses attaches religieuses.

http://visitesfabienne.org/wordpress/la-havane-lafricaine/

Enfin le Callejon de Hamel est une étonnante impasse peinte par l’artiste Salvador.  Le dimanche, la foule se presse pour assister à la rumba de midi. Salvador Escalonas, artiste autodidacte et Santo originaire de Camaguey, a peint ce petit boyau situé entre les rues Aramburo et Hospital. Ce muraliste très connu à Cuba a transformé en dix ans les murs lépreux en une galerie d’art doublée d’un lieu de culte à ciel ouvert. Il se définit lui-même comme celui qui peint les murs et qui envoie des messages à l’âme humaine.

Callejon de Hamel

La Casa Africa, coeur de la Santeria

Le plus simple est encore de visiter la Casa de Africa, à l’angle de Mercaderes et Obra Pia dans la vieille Havane.

Voulue par Fernando Ortiz à l’ origine de la collection, cette casa a été inaugurée par Eusebio Leal Sprenger, historien de la ville, le 6 Janvier 1986,. Elle propose une collection de pièces conservées jusqu’alors dans les réserves de la casa Obra Pia. Il s’agit de donations faites par des Etats africains par le biais de ministres, d’ambassadeurs. D’où des lacunes ou au contraire des pièces redondantes comme les défenses d’éléphants données par l’Angola.

La date d’inauguration est symbolique puisque dans la vie des esclaves, rares étaient les jours chômés. Le 6 Janvier, jour des rois mages était une des seules occasions où les esclaves pouvaient se retrouver en famille. C’était un jour de fête et de liberté pour eux. Ceux-ci étaient en effet séparés lors de leur arrivée sur l’ile et de leur vente. Ce jour de fête et d’extériorisation se caractérisait par des danses et de la musique et des cadeaux remis aux meilleurs.

Une présentation du commerce triangulaire

L’esclavage remonte à cette période où l’Afrique était dévorée par des guerres intestines. Le territoire africain a vu à cette époque la montée de grands empires : Ghana, Benin, Congo. Les ethnies battues voyaient leurs habitants vendus. Ils perdaient ainsi leur liberté. Ils arrivaient dans les caraïbes ou sur le continent américain où on les séparait pour les vendre. Les planteurs les achetaient selon leurs qualités physiques, leur force, leurs capacités.

Babalu Aye à la Casa Africa

La casa de Africa a deux objectifs :

  • Etude de l’histoire de l’Afrique subsaharienne (en complément à la casa de los Arabes qui s’intéresse à l’Afrique du nord)
  • Offrir un projet socio-culturel pour célébrer l’indépendance de chacun des pays africains.

Ce double projet éducatif passe par l’accueil des élèves du quartier dans le cadre de la restauration du tissu urbain de la vieille ville. Il s’agit d’un projet très intéressant pour familiariser les enfants aux musées. Ce qui implique également la tenue d’expositions et ateliers, notamment autour de la date anniversaire du 6 janvier.

La casa comporte une grosse collection permanente composée de 6000 pièces plus ethnographiques qu’archéologiques ou anthropologiques. Il s’agit plus d’artisanat que d’œuvres d’art. Le musée s’intéresse essentiellement aux divers modes de vie. L’Afrique n’est en effet pas monolithique ce qui explique la grande richesse culturelle ainsi que celle de Cuba qui reçoit ces différentes influences.

Organisation du Musée

Rdc : art des pays du Sahara occidental. Une carte de l’Afrique montre les différents systèmes religieux des peuples arrivés à Cuba. Des objets relatifs à l’esclavage expliquent la vie des esclaves : cuves de cuisson de la canne à sucre, chaines, menottes fouets utilisés contre les esclaves.

1er étage : manifestations artistiques et religieuses

Cet étage s’intéresse aux célébrations, rites et cultes et montre des objets utilisés pour la divination. Des chaudrons, miroirs, coquillages, des costumes reprennent ceux des rois et reines des royaumes déchus.

La Santeria apparait comme un système religieux d’origine africaine lié à la présence sur le sol cubain d’esclaves lucumis (Noirs Yorubas). Cette religion ou plutôt ces religions reposent sur un fond animiste, elles se transmettent par la tradition orale.

Religions de la vie et du foyer elles sont devenues un refuge et connaissent un renouveau même s’il n’existe pas de statistiques en la matière. Elles sont liées aux animaux aux plantes et adoptent une perspective symbolique et figurative. Comme en Afrique, le sacerdote (Santo) est à la fois philosophe, sage, botaniste, sorcier. ces religions sont dynamiques et vivantes et ne se réduisent pas à du folklore. Elles ne présentent pas de hiérarchie, pas de centralisation de pouvoir chaque groupe est autonome. Les babalaos (les sages) sont plus vieux et ont plus d’autorité.

D’une manière générale, on retrouve des idoles hiérarchisées assimilées aux saints chrétiens. Il semblerait que le clergé en place ait accepté ce syncrétisme. En effet, il permettait de laisser les esclaves à leur place tout en conservant aux vrais chrétiens une place de choix dans la société. Une autre interprétation repose sur l’idée que les esclaves eux-mêmes auraient assimilé leurs idoles au christianisme.

Coexistence Eglise et Santeria

Eglise et Santeria coexistent en effet. Il faut d’ailleurs être chrétien pour entrer en Santeria. Les esclaves cubains étaient considérés comme mieux traités que dans les autres colonies, il y eut d’ailleurs plus de mélanges et ce dès l’origine. Car les Espagnols arrivaient sans femmes. D’emblée la société cubaine a été mulâtre et a connu rapidement des affranchissements. Pour autant, les blancs ne sortaient pas la nuit de peur d’être agressés par des membres de ces sociétés qui en profitaient pour faire régner une sorte de terreur. La religion permettait ainsi de faire pression.

Les règles de Santeria

On considère qu’il y a 3 branches de cette santeria à Cuba à l’origine de l’identité créole cubaine. Chaque maison a sa tradition et ses règles.

  • 1- La règle de Ocha (orishas) est la plus étendue d’origine Yoruba- Nigeria.

Elle regroupe de nombreux Saints chacun associé à un costume, un type d’aliment.

– Oshun =virgen de Cobre jaune 1re femme à travailler le bronze= l’argent sensualité exaltation féminité, sucre associée au jaune, au sucré)

– Shango (rouge et blanc virilité coq et hache).

– Elegua (guerre, chemise noire).

-Virgen de Regla, Yemaya (la mer) jupes comme de vagues.

– St Lazare ou Babalu Aye . On reconnait ses adeptes, les enfants pauvres, vêtus de jute, couleur violette. Ainsi , lors de la St Lazare dans la nuit du 16 au 17 Décembre on mange des gateaux violets, on s’habille en violet.

  • 2- La règle de Palo Monte. Elle vient des esclaves Banu= Congo Angola Namibie Cameroun . C’étaient les esclaves de l’Afrique orientale. Cette règle est dédiée à la végétation
  • 3- La société secrète Abakua. Il s’agit plutôt de groupes séparés. C’est la première forme de Santeria installée à Cuba à l’époque coloniale espagnole où seule une société secrète pouvait survivre. Cette société secrète est surtout présente à la Havane et Matanzas. Elle n’existe qu’à Cuba, est uniquement masculine. Elle est ce qui se rapproche le plus de la sorcellerie. Il y a d’ abord initiation, investigation puis, à visage couvert, sous capuchons, danses chants, colliers verts jaunes. Elle a été très persécutée en 1881 avec l’interdiction des cultes criminels. Autour de cette société secrète s’est construit le stéréotype de groupes retardés de l’époque coloniale.

Ces sociétés secrètes viennent d’Afrique où elles constituent un ferment social : on y a apprend à cuisiner, on y enseigne les symboles attributs… En général, les rituels ont des objectifs positifs : soigner et trouver l’amour.

2 étage sud-est du continent (tabourets, objets)

La Vierge de Regla en Yemaya

Visites insolites a la Havane

Pour changer un peu des sempiternels tours de la vieille ville, j’ai mis sur pied un certain nombres de visites insolites.

Celles-ci sont en fait de deux types. Il s’agit d’une part de visites des lieux incontournables mais avec un regard différent. Mais, je propose aussi des visites de lieux méconnus ou oubliés.

Un autre regard

Dans cette rubrique je cherche à revisiter d’une manière personnelle les lieux connus de la Havane. En effet, les touristes lorqu’ils viennent veulent voir les essentiels, et c’est bien naturel. J’avais donc réfléchi à la manière de faire et refaire ces visites sans se lasser.

Vous trouverez dans cette section des itinéraires originaux mais dans des quartiers centraux comme la balade Art deco ou le Petit Wall Street.

Vous pourrez retrouver d’autres visites insolites dans mes balades du centre ville : sur les traces de Jésuites ou sur celles de Saint Francois.

Néanmoins, celle dont je suis peut être la plus fière est le Wall street de la Havane. C’est en effet en me baladant rue Obispo avec un groupe que m’en est venue l’idée. Je commençais alors un peu à me lasser de toujours montrer les mêmes bâtiments coloniaux . Je me suis alors rendue compte de l’architecture particulière d’une petite portion de cette rue.

Des façades colossales néo-classiques rappelaient les idéaux professés dans l’architecture publique et commerciale des Etats Unis. On retrouvait entre la rue Cuba et le Capitole de grands pilastres et frontons si typiques des bibliothèques, universités et banques américaines. Ils différaient totalement de l’architecture coloniale ou des autres constructions cubaines. Ne trouvant aucune explication dans la littérature cubaine, j’ai recherché dans de vieux guides et sur des sites anglo-saxons. Et j’en ai extirpé le terme de Wall Street havanais. De là, est née cette promenade qui a connu un vrai succès.

Des lieux insolites

Une deuxième partie s’intéresse à des lieux peu connus sur lesquels je suis parfois tombée par hasard. Ainsi en est-il des anciennes carrières aménagées en immeubles improbables. Dans le même registre, cette extraordinaire mosaique du patriarche orthodoxe recevant les clés de son église des mains de Fidel. L’église Russe, ou le petit baptistère de l’église Grecque cachée en plein centre ville sont autant de trouvailles incongrues au coeur de la vieille ville.

J’ai aussi eu la chance de faire partie d’un groupe de visites très actifs animés notamment par le bureau de l’historien de la ville. http://www.habananuestra.cu/ C’est grâce à ce groupe que j’ai pu découvrir le Chinatown cubain, les jardins de la Tropical ou encore Fusterlandia. https://visitesfabienne.org/fursterlandia/

Enfin des lectures personnelles m’ont permis de mettre sur pied des itinéraires comme la balade Art déco de rancho boyero, l’excursion à Regla, la balade pour mieux comprendre la Santeria. https://visitesfabienne.org/la-havane-africaine/

Que vous veniez pour la première fois ou la dixième fois, que vous séjourniez brièvement ou résidiez à la Havane, j’espère que ces idées de visites insolites vous combleront.

S’installer à Cuba

Avant tout soyez conscients que malgré le climat, la plage, le soleil, la musique et le rhum, s’installer à Cuba no es facil…..

La difficile recherche d’un toit pour s’instalelr à Cuba

S’installer à Cuba quand on vient travailler

No es facil parce que si vous venez sans travail il n’est pas facile d’en trouver un. Parce qu’il va déjà falloir obtenir un visa et sans travail on n’a pas de visa de travail….Et venir avec un visa de tourisme pour chercher du travail puis ressortir pour transformer votre visa en visa de travail est un peu olé olé…Bref vous l’aurez compris occupez-vous déjà d’avoir un travail puis du visa…Si maintenant vous suivez/ accompagnez/ retrouvez quelqu’un, vous jouirez d’un visa de tourisme à renouveler ou d’un visa d’accompagnant qui ne vous donnera pas droit à travailler.

Pour toutes ces démarches et les premiers pas, il est judicieux de contacter l’association Cuba Accueil qui propose un livret d’adresses : Cuba Accueil – La France à Cuba

www.ambafrance-cu.org/Cuba-Accueil

Une fois les soucis de travail, de visas passés, il va falloir obtenir une carte de résident (à renouveler) qui fera de vous des résidents temporaires. Vous en obtiendrez quelques avantages  (les entrées dans les musées en monnaie nationale notamment).

rue commerçante à Cuba

Se loger pour s’installer à Cuba

Puis, vont commencer les recherches de maisons, quasi introuvables en ce moment où la Havane explose face à l’afflux d’étrangers. En général les expats se retrouvent autour de Miramar, Siboney, voire pour les plus gâtés Cubanacan. Tous ces quartiers se situent à l’ouest de la ville. Si les budgets ne sont pas trop différents entre une maison et un appartement n’oubliez pas cependant qu’il faudra provisionner un jardinier, un gardien, voire un pisciniste…

https://visitesfabienne/vous-envisagez-de-demenager-a-la-havane/

Les reroupements étrangers doivent beaucoup à l’emplacement des 4 écoles internationales : Francaise à Siboney, internationale et espagnole et russe à Miramar.

Lycée Français de La Havane Alejo Carpentier

www.ecolehavane.org

Centro Educativo Español de La Habana: CEEH

www.ceehabana.com

Havana International School

www.ishav.org

Une fois les enfants inscrits, le conjoint au travail, il va falloir nourrir tout ce beau monde.

S’alimenter

S’installer à Cuba, c’est aussi comprendre comment s’approvisionner. Ainsi les supermarché. Le mot ne correspond pas à Cuba à ce qu’il recouvre ailleurs sauf si vous arrivez d’Afrique ou d’Afghanistan…En guise de supermarchés il vous faudra faire le tour d’une foultitude de petits magasins pour remplir vos placards, les plus connus étant .

Supermercado ave 3 et calle 70

Flores calle 176 e 1a y quinta

Palco, Calle 188 e/ 5ta. y 1ra. Rpto. Flores.

Un lien très utile pour les courses (en espagnol)

www.havana-guide.com/shoppinghavana.html Pregunta del siglo: ¿Dónde ir de compras en La Habana, Cuba?

Pour les légumes et fruits, les marchés les mieux achalandés se trouvent calle 42 et 19 (Playa), et 19 et B au Vedado. Sinon vous trouverez une multitude de petits vendeurs et marchés. Une fois installés, votre réseau vous permettra peu à peu de localiser viande, poisson etc…. Le poisson, les pommes de terre, les crustacés ne se vendent pas de manière officielle. Pour le pain et les gateaux si vous avez vraiment besoin de saveurs à la française :

Vincentina (Vedado) calle 23 e 18 y 20

Assucar (Miramar) calle 20 e 33 y 35

El Tunel  calle 19 e 44 y 46 (Playa)

https://visitesfabienne/se-nourrir-en-tant-que-francais-a-la-havane/

jour ordinaire de courses à la Havane

S’équiper pour s’installer à Cuba

Il reste maintenant à s’équiper. Commencer peut être par le site de revente.

Porlalivre: Inicio | Casas, Carros y Compra Venta en Cuba habana.porlalivre.com

Compra/Venta – Revolico www.revolico.net

Ne pas négliger les ventes d’expatriés en partance. Il faudra néanmoins vous méfier. Cuba est peut-être le seul pays au monde où les équipements usagés sont vendus plus chers que neufs…Incroyable ce qu’on peut voir sous prétexte de pénuries…

On peut faire des trouvailles dans les bazars internationaux. Il faut auussi faire marcher le réseau, je connais untel qui connait untel…Pas toujours facile mais incontournable…Les annonces de l’école, de l’ambassade voire de l’Alliance française  sont souvent indispensables.

Il y a des magasins de meubles à la Puntilla, à la Galerie du Paseo etc…. et des antiquaires qui ne proposent plus grand-chose de bien ancien. Surtout  les tarifs sont indexés sur les gouts du continent américain. Avec la chute des prix des meubles et objets anciens en France, ne comptez certainement pas faire des affaires. D’autant que si vous dégottez une belle affaire vous ne pourrez vraisemblablement pas la sortir du pays !!!

Bref s’installer à Cuba n’est pas qu’une partie de plaisir.

faire ses courses…

Cuba facil…

Cuba facil, no es tan facil…

Sous ce titre, l’idée est de faciliter le voyage, l’installation, mais aussi et surtout la compréhension de l’Ile. Je ne me substituerai pas aux sites, blogs, agences spécialisés. Mais je me contenterai de donner mes tips personnels sur la question. 

Des conseils ou des idées pour un Cuba facil, ou un peu plus facile

Pour avoir vécu 3 ans à la Havane, et  3 ans en province j’ai pu expérimenter un certain nombre de difficultés. Car comme le disent les Cubains no es facil…Ces difficultés concernent entre autres les déplacements, le logement , les télécommunications et l’approvisionnement. 

De quoi vous approvisionner : https://visitesfabienne/se-nourrir-en-tant-que-francais-a-la-havane/

Comment vous déplacer : https://visitesfabienne/cuba/infos-pratiques-sur-cuba/se-deplacer/

Quelques pistes pour vous loger : si vous vous installez :https://visitesfabienne/vous-envisagez-de-demenager-a-la-havane/

Si vous souhaitez juste vous loger, manger, vous déplacer ou vous connecter pendant votre voyage : https://visitesfabienne/cuba/infos-pratiques-sur-cuba/voyager/

L’idée de ce Cuba facil consiste donc à dresser l’inventaire de tout ce qui risque de surprendre, et d’agacer le voyageur mais aussi le résident. La liste n’est bien sûr pas exhaustive et chacun trouvera amplement de quoi lui plaire ou lui déplaire dans le pays.

Vous pouvez donc piocher dans mes conseils ou les trouver inutiles. Vous êtes également bienvenus pour apporter votre contribution. Dans mes dernières relectures j’ai essayé de gommer les tarifs, sujets à trop de hausses.  J’espère ne pas avoir laissé trop d’imprécisions.

Prix et salaires

Parlons déjà d’argent. Le pays vit avec deux monnaies, en fait trois. Cette schizophrénie vient de la volonté et l’impossibilité du gouvernement de disposer d’une monnaie indépendante.

Le dollar, qui reste néanmoins l’étalon de référence, étant interdit, une double devise s’est mise en place. D’une part le CUP, ou peso cubain qui est la vraie monnaie des cubains. Il représente l’unité de paiement des très maigres salaires locaux (en moyenne $15 par mois). Il n’est utile que sur les marchés locaux et dans les petites boutiques d’état. Celles dans lesquelles les Européens ne rentrent que par curiosité ethnologique. https://www.tourdumonde5continents.com/argent-bureaux-de-change-budget-quil-faut-savoir-daller-a-cuba/

Tout le reste de l’économie tourne avec des CUC, pesos convertibles. Le tourisme bien sûr mais aussi la vente et l’achat de biens et services “normaux”. Par normaux j’entends de standard à peu près occidental avec des prix souvent très supérieurs à ce que l’on rencontre sur nos marchés européens. Je nuance ici beaucoup la normalité car dans ces produits et tarifs dits normaux (habituels pour nous serait plus adéquat) j’inclue les produits d’entretien de mauvaise qualité, les céréales dépassant la date de péremption, les télécommunications. Tous ces produits et services nouveaux à Cuba et qui, quel que soit leur fraicheur ou leur qualité, marquent déjà un réel progrès pour les locaux.

Sachant qu’il faut 24 CUP pour 1 CUC vous mesurez combien la vie est dure pour les Cubains et comment peut être considéré le touriste ou étranger venant d’un pays développé. Dès lors, inutile de préciser que malgré les rapports élogieux sur la sécurité du pays, nul n’est besoin de tenter par trop d’ostentation. De même, il vaut mieux changer de l’argent dans les endroits sécurisés même si la queue aux banques, à l’aéroport est trop longue. Ou accepter le taux de change hurissant des hôtels.

Bref à Cuba rien n’est simple mais on peut aussi essayer de vivre un Cuba facile….

Cuba, conseils et itinéraires

J’ai passé 6 ans à Cuba. J’y  ai travaillé pour des agences de tourisme françaises et ai guidé de nombreux touristes. D’où ces quelques pages  sur Cuba, conseils et itinéraires.

Avant de partir, je vous conseille de préparer votre circuit et de réserver vos hébergements. Attention la capacité de ceux-ci étant inférieure à la demande, vous risquez de petites déceptions à l’arrivée (changement de dernière minute, overbooking…)

itinéraire La Havane-Trinidad-Santa Clara-Plages-Havane

Un exemple d’itinéraire :

-J1 : arrivée en soirée à l’aéroport de la Havane,. Armez-vous de patience pour la douane et les rayons X (arrivée et départ). Rangez tous les petits objets dans des poches. En effet, tout a tendance à glisser hors du tapis…. L’arrivée peut durer longtemps. Il y a des chariots au fond des halls d’arrivée. Transfert vers votre casa ou hôtel (30mn)

-J2: départ pour Vinales, sur la route, arrêt éventuel à Pinar del Rio

J3: Le lendemain, départ par Soroa  puis Las Terrazas.  Belles balades . Retour sur la Havane

J4 et 5 : la Havane visite, sous forme de promenade à pied, du cœur historique de La Havane, du Centro, ou des Musées (voir les différentes rubriques)

Si vous voulez vraiment sentir le Cuba des Cubains : rue Rafael jsute sur la droite du Grand Théatre Vous arriverez à la frontière de la ville touristique et de la ville cubaine, l’ambiance n’a rien à voir. Pour un bain cubain continuez San Rafael jusqu’à l’avenue perpendiculaire (Galliano) vous en prendrez plein le nez et les oreilles, mais asi es Cuba !!!!

J 6 Route vers Playa Larga (3h de route,).  Halte snorkelling un peu avant Puenta Perdiz (plage gratuite) ou à Playa Larga ou à Caleta Buena à côté de Playa Giron.  Visite du musée de Playa Gijon (baie des cochons). Route vers Cienfuegos (1h30 – 78km). Nuit à Cienfuegos.

J7 : Route vers Trinidad (1h30 de route, 85km), visite et nuit à Trinidad

J8 : Valle de los Ingenios , anciennes exploitations sucrières, Route vers Sancti Spiritus (2h), après midi et nuit à Sancti Spiritus

J10 : départ de  Sancti Spiritus pour  Santa Clara, arrêt et retour sur la Havane (4h) (éventuellement rajouter 2 jours pour profiter de la merveilleuse plage de Varadero. (2h de la Havane)

Des conseils pratiques

  • Attention au courant ! prises en 110 (américaines non anglaises)
  • Très peu d’internet, il vous faudra acheter des cartes etecsa à l’hôtel pour vous connecter si votre forfait ne passe pas
  • Evitez de changer de l’argent à l’aéroport, la queue n’en finit pas (kiosque à l’extérieur de l’aéroport). A La rigueur ce sera plus simple à l’hôtel, ou avec le chauffeur.
  • Téléchargez maps.me plus utilisable que Google maps à Cuba (offline)
  • Munissez-vous de ce dont vous avez besoin (livres, soin, biscuits, crème solaire, kleenex, nettoyant anti-bactérien…) vous risquez de ne pas trouver sur place
  • Prévoyez 3h d’avance à l’aéroport tout en sachant qu’il n’y a quasiment pas de boutique, que le « salon » ressemble à un mauvais café non refait depuis les années 1950 et que les en-cas y sont à pleurer….
  • Repas du soir environ 10CUC.Casas Particolares 25 à 40 CUC. Les casas peuvent s’occuper de réserver les taxis. Eviter le taxi collectif (qui vous prend en dernier et vous pose en dernier – plus rapide sur la route mais temps total le même) Petits déjeuners 5 CUC/ pers
  • Pour ceux qui veulent absolument louer une voiture (ce que je ne conseille pas du tout )http://www.booktocuba.com/

Le musée d’Art colonial de la Havane

Pour aborder l’art colonial cubain, il suffit d’arpenter la vieille ville.

les-belles-places-de-la-vieille-havane

maisons coloniales de la rue Tacon

Palais des Capitaines généraux

On peut commencer par la place d’Armes avec un petit café à l’hôtel Santa Isabel puis une visite du Palais des Capitaines Généraux en restauration pur une période indéterminée.

Le Zaguan (rez-de-chaussée) présente des voitures du XIXe. La pierre tombale sur le mur de droite et la crypte, les salles en bas à gauche rappellent l’emplacement de la première église de la Havane. Cette église disparut au XVIIIe au profit de la cathédrale actuelle.

Articulé autour d’un vaste et beau patio, ce Palais restitue l’ambiance de l’époque coloniale. On reconnaît au centre de la cour une statue de Christophe Colomb . Le navigateur aborda l’ile dès son premier voyage.

L’entresol abrite une pinacothèque. Celle-ci expose quelques peintres du Musée des Beaux-Arts mais aussi quelques salles consacrées au premier cimetière de la ville (1802-71). Msgr Espana, le premier évêque de la ville consacra ce cimetière et lui donna son nom.

Ce dernier se trouvait juste à l’extérieur de la muraille et s’ étendait jusqu’à l’actuel monument aux 8 élèves de l’école de Médecine. Accusés d’avoir assassiné un Espagnol, ces jeunes gens furent fusillés contre le mur du cimetière. Ils symbolisent aujourd’hui l’oppression et l’impérialisme.

Le reste du Palais comprend de belles pièces d’époque. Se succèdent ainsi le salon de musique, puis le salon des miroirs. Ces salles donnent sur la Place d’armes. On y voit aussi des collections (uniformes et armes de l’armée espagnole).

Palais du Gouverneur

En sortant du Palais, on rejoint la Place de la Cathédrale. L’actuelle place de la cathédrale est un des ensembles urbanistiques les plus anciens et homogènes de Cuba. C’est une place de type fermé, aménagée au cours des XVI et XVIIe siècles. Un ensemble de constructions coloniales du XVIIIe la bordent. La petite église de bois initiale fut transformée par les Jésuites avant leur expulsion en1767 puis consacrée en tant que cathédrale.  

Le Musée d’Art Colonial

Au même moment,les riches familles édifièrent les palais de la place, comme la maison du Conde de Casa Bayonna  (1726) aujourd’hui Musée d’Art Colonial.

Malgré son nom, la maison eut pour premier propriétaire Don Luis Chacon Lieuenant Colonel et gouverneur militaire de l’Ile de Cuba au début du XVIIIes. A sa mort, elle passa entre diverses mains et devint même siège d’un journal puis d’un magasin et d’une fabrique de liqueurs. La construction est typique de l’époque : patio central entouré de galeries à arcades, plafonds de bois précieux d influence maure, façade simple mais d’inspiration baroque et vitraux sous la charpente.….Rénovée en 1931, déclarée monument national en 1963 elle a été restaurée et transformée en musée avec 8 salles d’exposition un peu désuètes :

1-             La salle des éléments architecturaux : l’architecture des 17 e 18e siècles montre une forte influence espagnole, puis du baroque européen. Au 19es, l’économie insulaire se développe grâce au libre-échange autorisé par l’Espagne. Puis la canne à sucre, le tabac et le café florissent. La bourgeoisie créole s’enrichit. De nouvelles influences culturelles pénètrent l’ile. Le mouvement néo-classique apparait ainsi.

Les toits à deux pans jusqu’alors deviennent plats, la maison est construite sur un podium, le fer s’impose qu’il soit forgé ou fondu. La salle montre ici des exemples de réverbères, grilles, clés, serrures des 17 au 19es.

2-             Salle des carosses et voitures : avec des dessins et gravures, des lampes, des carrosses…

3-             petite salle avec une jolie collection d’éventails et de boites.

4-             Salle du mobilier : au 1er étage cette salle montre le developpement chronologique du mobilier cubain . Les collections proviennent ici du couvent de Sta Clara. On suit l’évolution du XVIIe aux meubles empire cubain du début du 19e s puis les meubles medaillon de la fin du 19e

5-             Salle des vitraux cubains. Elle  montre des mediopunto et lucetas, mamparas-paravents typiquement cubains.

des mamparas

Des salles d’époque donnent une idée de la vie coloniale

– 6            Salles d’époque : les salles les plus importantes, salon, cabinet et salle à manger du 19es face à la cathédrale, résument le caractère bourgeois de la maison . Dans le salon, on admire un mobilier à médaillon typique du 19e avec des motifs nauralistes finement taillés. Se trouve également une commode de sacristie, des armoires ainsi qu’une collection d’objets de porcelaine et de cristallerie de Baccarat et un ensemble d’opalines. Le cabinet était une petite pièce où se réunissait la famille après les repas avec un ensemble de meubles de style empire cubain. On pouvait notamment y fumer. Enfin, dans la salle à manger outre les meubles, on admire une collection de vaisselle de différentes familles cubaines. Les parois recèlent également des tableaux du peintre romantique cubain Eseban Charrand.

collection de chaises dans le Musée d’Art Colonial

On rejoint ensuite par la calle S Ignazio, Obipo puis Mercaderes la rue Obrapia. La casa Obrapia est une ravissante demeure  avec ses salons, chambre, salle à manger officielle et intime. Elle offre un bon aperçu de l’art colonial cubain. 

Le RDC est occupé par des collections amusantes : vêtements de dandy cubain, machines à coudre. Quelques pièces honorent le grand écrivain franco-cubain Alejo Carpentier. Si vous ne l’avez encore lu, je vous recommande de vous plonger avec délices dans ses oeuvres.

Le troisième étage, occupé par les baracones, ou logements des esclaves, ici sur les toits, se visitera un jour.

Pour parachever cette visite, on trouve une multitude de belles maisons organisées autour de ravissants patios dans les rues Mercaderes et Oficios : casa de los Arabes, casa de Asia, maquette de la ville. Bien que les gardiennes de ces maisons vous pourchassent dans l’espoir d’une obole, ces haltes sont souvent bien agréables et intéressantes.

Autour de la Havane

La Havane est devenue une grosse capitale de 2 Millions d’habitants. La ville a beau donner une impression de densité, elle s’étend beaucoup. En effet, elle compte peu d’immeubles en hauteur. Il faut donc aller loin autour de la Havane pour en sortir véritablement.

La Havane s’est constituée de municipio (communes). Au cours du temps , ceux-ci se sont agrégés aux quartiers historiques. La majeure partie des touristes se cantonnent au centre historique et à certaines zones du Vedado. Les étrangers eux vivent plutôt à Playa, et plus particulièrement dans les quartiers de Miramar, Siboney, Cubanacan.

La ville polluée et bruyante peut fatiguer et donner envie de découvrir les abords. Plages, parcs, villages typiques, voici quelques idées autour de la Havane.

Les bords de mer autour de la Havane

  • Le plus simple et le plus proche depuis la Havane, ce sont les plages de l’Est. Ce long ruban idyllique sur le papier peut se transformer en vision d’horreur l’été et les week-ends à la saison chaude. Lorsque les Cubains viennent sur la plage, c’est en effet pour y boire, manger et faire la fête. Et ils laissent absolument tous les vestiges de leurs orgies sur les 10km de sable blanc. Le reste de l’année, en faisant abstraction des hôtels staliniens le long de la plage, le lieu est magnifique.
  • Baracoa. Ce village de pêcheur bordé par une crique naturelle est lui aussi malheureusement la proie des détritus et de l’incurie locale. Les diplomates peuvent néanmoins y acheter du poisson et on peut s’y promener.
Plage autour de la Havane

Les parcs

Le Parc Lénine. C’est le lieu récréatif par excellence des havanais. On y trouve tout ce qui peut remplir leurs week-ends : grandes tables de pique-nique, restaurants, barbecues, attractions pour enfants. De l’espace pour de grandes promenades à pied ou à cheval. Mais il ne faut pas craindre la foule et les détritus en fin de semaine.

Le Jardin Botannique. Cet immense parc présente l’ensemble des espèces endémiques à Cuba. A l’entrée, des serres et des espaces de pique-nique permettent de se reposer. Puis s’étendent des kilomètres de route bordées de palmeraies et autres plantes typiques des diférents écosystème du pays. Un petit tracteur permet d’arpenter ces routes qui offrent par ailleurs l’une des meilleures options de marche protégée autour de la Havane.

http://www.uh.cu/centros/jbn/index.html

Des communes à visiter

Dans les environs proches de la Havane, on trouve quelques monuments et villages d’intérêt patrimonial.

Le Fort de Cojimar
  • Regla. On y accède en voiture depuis le tunnel qui sort de la Havane pour rejoindre la via Blanca ou en faisant le tour de la baie et des zones industrielles au de là du port. Ce faubourg, autrefois industriel, dépayse complètement avec son musée de la Santeria et ses baraques de bois. On peut également s’y rendre en prenant le ferry depuis l’Alameda de Paola. https://visitesfabienne.org/regla-2/
  • Le même embarcadère permet de se rendre à Casablanca. Le bateau n’est pas le même bien évidemment. On parvient également dans cette commune par la route, juste de l’autre côté du tunnel. On y visitera les deux forts du Morro et de la Cabana. Par la même route, on accède sur la terrasse surplombée par la gigantesque statue du Christ. De là, on jouit d’un magnifique panorama sur la Havane.
le Fort des Rois Mages

Qu’emmener à Cuba

No es tan facil…

Qu’emmener à Cuba ? Comment composer votre valise pour une durée brève ou longue ?

https://cu.ambafrance.org/-Venir-a-Cuba-

Comme le disent les guides, Cuba est un lieu sans soucis sanitaires. Les sites officiels ne s’étendent pas non plus sur les pénuries.

Ainsi, n’hésitez pas à vous munir de kleenex. Ils sont indispensables avec la petite monnaie, si vous avez besoin d’un petit arrêt technique. Munissez vous aussi d’un petit bout de savon, ou de liquide désinfectant ou lingettes. On se sent vite sale dans les rues et ce type de produits ne sont pas toujours faciles à trouver….Et surtout prenez TOUS vos médicaments, même ceux dont vous n’avez pas besoin au quotidien. Vous n’en trouverez pas sur place…Lunettes de soleil, crème solaire, masques tubas, chapeau ou casquette, anti-moustique

https://visitesfabienne/cuba/infos-pratiques-sur-cuba/se-deplacer/

 

des rayons bien fournis
une bodega, boutique réservée aux Cubains
des pharmacies pléthoriques
Même le vendeur a déserté sa boutique… pour cause de rendez-vous chez le médecin

Les belles Places de la Vieille Havane

Place d’Armes, Statue de Ferdinand VII et Fuerza Real

Pour une première approche, une balade à pied vous permettra de découvrir les Belles places de la Vieille Havane.

Les agences de tourisme nomment ce circuit le kilomètre d’or. Il permet de comprendre l’urbanisme original de la vieille ville. Contrairement aux autres villes coloniales, organisées autour de la Plaza mayor, la Havane est en effet une ville polycentrique. Ce qui signifie que au lieu de concentrer tous les pouvoirs coloniaux sur une même place, différents centres se sont formés au cours du temps. J’explique cet urbanisme particulier dans cet article : https://visitesfabienne/la-havane/la-havane-2/

 

Place d’armes, le pouvoir politique

Plaza de Armas, statue de CM de Cespedes

En débarquant du bateau, du taxi, ou du bus, on se rend Plaza de Armas.  C’est ici que tout a commencé avec la construction du fort, la Real Fuerza fin XVIe. Il nous rappelle que les Espagnols ne sont pas venus en pacificateurs mais bien en conquérants. Ils ont ensuite endossé l’habit de missionnaires comme en atteste la petite croix à l’emplacement de la première église paroissiale dans la cour du Palais du Gouverneur. Le petit Templete,  construit en 1828 aux formes néoclassiques commémore le lieu de naissance de la ville. La place est aujourd’hui un lieu agréable avec son petit jardin. Le Palais du Gouverneur  ou Palais des capitaines Généraux  est devenu un  musée .https://es.wikipedia.org/wiki/Palacio_de_los_Capitanes_Generales_(Cuba) 

Vous pouvez prendre un café au Santa Isabel, bel hôtel ancien au charme suranné en évitant le détour par les toilettes.

Place de la cathédrale : le pouvoir religieux

Pour continuer sur ces belles places, vous pouvez vous rendre Plaza de la Catedral. De là on peut faire un détour pour déguster les meilleures glaces de Cuba (c’est normal la patronne est francaise) chez Helado d’oro rue Aguiar 206 ( rue de droite juste après la célébrissime mais bondée Bodeguita del Medio).

Palais sur la Place de la Cathédrale

 Revenir place de la cathédrale, dans le petit callejon del Chorro se trouve un paladar très connu Dona Eutemia (mais il faut réserver). En face de celui-ci; une petite patisserie Bianchini sympa mais populeuse…. En longeant le musée d’art Colonial par la rue Ignazio, on passe devant une petite boutique de déco café sympa à tous points de vue Piscolabis… On rejoint alors  la rue Obispo en longeant sur la gauche (en direction de la place d’Armes) le bâtiment moderne de l’université. Il se tient à l’emplacement de l’ex-couvent des dominicains. On en voit encore le cloitre avec puits, portail et abside ainsi qu’une maquette (en contournant par le corridor intérieur). Sur la droite, les deux maisons les plus anciennes de la Havane (peintures murales et buzon – boite aux lettres)

Place Saint François : marché et couvent

Pl Saint François

On emprunte maintenant la rue Oficios qui mène à la Plaza s Francesco. On peut envisager une pause au café Mercurio dans la Lonja de Comercio belle construction du début du XXe . La terrasse sur la place est plaisante. Vous pouvez alors longer le couvent . Il abrite un musée d’art sacré. La montée au clocher permet de jouir d’une magnifique  vue. En fin de semaine des formations locales jouent de la musique classique. L’église est pourvue d’un trompe l’œil en guise d’abside. Le chœur est plat et en diagonale, parti pris contestable du restaurateur. Il est vrai que nous sommes ici sur le port et que la ligne de rivage a dû changer. La vieille ville était enserrée entre les couvents des ordres mendiants, les franciscains ici, et les dominicains donc juste derrière le Palais des Capitaines Généraux sur la place d’Armes.

En quittant Saint Francois, on arrive devant le wagon Mambi. Il s’agit du wagon présidentiel de l’éphémère république cubaine, avec la chambre de Monsieur, la Chambre de Madame, le salon, la salle à manger le tout en acajou. Quasiment en face, se tient le bâtiment qui abrita le Parlement de 1906 à 1929, date de la construction du Capitole avant d’accueillir le musée de l’alphabétisation.

Place de la vieille ville : le centre économique

Pl de la Vieille Ville, la Havane

On prend alors la rue Muralla en face pour remonter sur la Plaza Vieja, https://visitesfabienne/place-de-la-vieille-ville/ Cette place accueillait l’ ancien marché. Elle devint un lieu des réjouissances publiques puis un parking avant d’être restaurée dans les années 1990. Des photos insistent sur cette restauration. Elle a permis de remettre en état les belles demeures XVIIIe qui la longent au sud. En revanche, la partie nord remonte aux débuts du XXe. De là, on rejoint la place d’Armes par la calle Mercaderes. On peut s’arrêter au Museo du chocolate pour une délicieuse tasse de chocolat à la tazza chaude ou froide. Sur la Plaza Vieja, on trouve également une brasserie très sympa  pour la bière. Le café Bohemia offre une très agréable halte dans son patio. On peut y louer des chambres. On peut préférer le café Escorial pour ses cafés.

Vous pouvez télécharger l’application suivante https://www.escapad.io/ pour retrouver cet itinéraire sur une carte interactive. (visites.fabienne/ Cuba)

Centre culturel Belge, Vieille Place, la Havane

Découvrir La Havane

Voici une série d’articles pour découvrir La Havane. De cette ville où j’ai vécu et travaillé plusieurs années, je vous livre mes itinéraires préférés, mes adresses et coups de coeur.

Le Grand Théatre de la Havane

https://www.lemonde.fr/m-voyage-le-lieu/article/2016/04/19/la-havane-belle-en-mouvement_4904893_4497643.html

L’idée ici est de donner quelques jalons à ceux qui doivent s’installer ou ceux qui veulent voyager dans cette ville peu ordinaire.

Vue depuis le célèbre Malecon

Une idée générale de la ville

En premier lieu, je vous conseille de commencer par un itinéraire global qui vous permettra de prendre la mesure de la ville. Vous pourrez retrouver mes propositions de visites sur une appli bien pratique, https://www.escapad.io/ Une fois chargée sur votre téléphone, vous pourrez regarder les itinéraires que je vous ai concoctés sur Cuba. il y en a maintenant 3 pour la seule ville de la Havane !!! En outre, vous y trouverez mon carnet d’adresse.

La ville coloniale fut fondée au début du XVIè siècle par les Espagnols. Elle s’affirma dès le début du XVIIeme comme capitale. Ce, même si les colons avaient commencé leur exploration, et donc leurs fondations de ville, à l’Est du pays depuis Baracoa. Abritée des pirates et des ouragans par sa baie, la Havane paraissait en effet plus facile à défendre. Le quartier colonial se développa du coup assez rapidement.

La ville se trouvait sur les routes de navigation, face à la côte continentale. Ainsi, les bateaux profitaient du courant du Gulfstream pour racourcir le temps de trajet. https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-gulf-stream-2471/

Itinéraire des courants marins
Rue de la Havane, photographie de Karina Berto

Une croissance régulière

Rapidement protégé par une muraille et un dispositif de fortifications, le quartier colonial, conformément aux ordonnaces du roi d’Espagne Philippe II, crût selon un modèle régulier. Pour autant, on préféra une ville polycentrique au plan hippodaméen classique des colonies traditionnelles. De fait, le quartier colonial offre la singularité de s’articuler autour de plusieurs places, 5 et non d’une Plaza Mayor.

Belles places de la Havane.

Une fois arpentée la zone historique, il est intéressant de regarder les quartiers plus modernes. Le Parque Central et le Paseo de Marti, à l’emplacement de la muraille datent de la période riche où les Américains venaient profiter de Cuba. Je vous y propose des promenades mais aussi des découvertes de musées. En feuilletant mes pages, vous verrez également des itinéraires plus originaux. Je vous recommande ainsi le Wall Street de la Havane, ou les murs et fresques de la ville. En vous éloignant de la zone coloniale, je vous conseille de partir découvrir les utopies d’urbanistes que sont le Vedado ou Miramar.

N’hésitez pas, il y a de quoi rester quelques jours à la Havane. Et si vous voulez que je vous aide à organiser votre voyage, envoyez-moi un mail :

fabienne.visites@gmail.com

ou retrouvez moi sur https://www.vialala.fr/voyage-sur-mesure/offre/cuba-express

Vue de Calle Tacon depuis la Place d’Armes