Parry’s Corner

clocher blanc dans le jardin de l église arménienne

Parry’s Corner évoque pour les habitants et les touristes une succession de ruelles et de marchés de rue ou tout s’échange, se vend. Paradoxalement c’est aussi l’un des quartiers les plus anciens et les plus riches en architecture et il est dommage de ne s’arrêter qu’à la frénésie commerciale.

A l’origine du Madras britannique, Fort George et Parry’s Corner

A l’époque de la fondation de Chennai il n’y avait que des villages, parmi lesquels Chenna-Patnam, Madras-Patnam et Mylapore. Les Britanniques à leur arrivée fondèrent la ville de George Town, bientôt connue comme ville blanche et ouvrirent une route nord sud. Puis ils créèrent la ville noire en damier, le long de la plage avec le bazar birman. Une route menant à la prison au nord et à l’ouest à la gare centrale conplétait l’ensemble. Deux villes coexistaient donc, le fort à l’abri des murailles et au nord, la ville nouvelle au plan hippodaméen commerçante et locale avec ses temples et marchés.

 Lorsque la compagnie des Indes Orientales (EIC) grossit, elle eut besoin de comptoirs. Francis Day fut chargé en 1639 de trouver un nouveau port, non loin de l’implantation portugaise de Mylapore. Le commerce lusophone florissait depuis déjà un siècle. Le succès des Portugais, encouragea les Britanniques.

Sir Francis traversa le bastion hollandais et tomba sous le charme des lieux. Il obtint des terres du dignitaire local. Il fonda alors Fort st George pour la couronne britannique avec bureau, entrepôts et résidences pour la compagnie. Cette première ville fut pourvue d’une muraille.

Des 1600, la ville noire apparut hors des murs.  Elle résultait de la croissance mais aussi d’une discrimination entre chrétiens et locaux. Elle comptait des Telugus et Tamouls mais aussi d’autres groupes juifs, arméniens, gujaratis. Cette ville noire était dépourvue de murs. Les Français y tinrent siège en 1746 contre les Britanniques pour conquérir le trône des nawabs. Ils finirent par échanger Louisbourg, en Nouvelle Ecosse, au Canada contre Madras. Les négociants anglais revinrent alors et protégèrent la ville noire avec des armes et non des murs. Avec la colonisation en 1857, la Compagnie des Indes orientales remit ses territoires et parts à la couronne britannique.

temple et immeuble art déco dans Geogetown

Promenade autour de Parry’s Corner

Georgetown tient son nom du Roi George IV. Néanmoins, on parle du quartier comme de Parry’s Corner. Ce même si le nom désignait à la base juste un édifice commercial, d’où Thomas Parry fit fructifier ses activités.

Pour cette promenade, on peut justement partir de l’immeuble de Parry’s Corner. Ce nom correspond au second bâtiment d’affaire le plus ancien à survivre à Madras dans les années 1900. D’une riche famille, Thomas Parry, frère d’un administrateur de Georgetown, arriva à Madras. Marchand indépendant, il vendait un peu de tout, des voyages, du vin, de l’immobilier. Puis, il ouvrit une tannerie en 1905 et une, sucrerie en 1908. Ensuite, il s’associa avec William Dare. Ce partenariat fructueux prit fin dans les années 1920 lorsque Parry dut s’exiler pour des raisons politiques. Le bâtiment prit le nom de Dare mais le quartier et le sucre s’appellent toujours Parry.

facade art déco de Dare House

C’est au niveau de Dare House qu’eut lieu le siège français. En 1897, une esplanade jouxtait les murailles. En atteste un obélisque (sur les 5 existant à l’époque) et un bâtiment juridique néo-gothique. C’était une zone frontière entre les villes noire et blanche.  C’est en ce lieu que se sont développées les cours de Justice regroupant toutes les professions juridiques sur le modèle britannique mais selon le style indo-sarracénique. Ce fut surtout le centre de la ville et on y trouvait banques, commerces, institutions religieuses et administrations.

En face des dômes et pinacles d’allure néo-moghole, Dare House à l’angle, utilisé comme consulat américain a été détruit en 1908. Il a été reconstruit en acier et béton, de manière plus moderne. C’est un des rares bâtiments art déco de la ville à vocation commerciale.

Dubashi et Chetty  Street

Avant de tourner sur Dubashi Street, se dresse l’église du missionnaire John Anderson venu monter une école de filles dans St George et propager la foi chrétienne. L’église fut ensuite affiliée à l’université de Madras en 1877. Du collège, ne reste qu’un mur.

Le terme de dubashi se réfère aux serviteurs, traducteurs devenus en quelques sortes, intermédiaires, collaborateurs, agents, intermédiaires, receleurs, agents double au service des colons. Cette position avantageuse les enrichit considérablement. Ils possédaient beaucoup de terres et ont donné leurs noms aux rues. Mais ils volaient souvent les locaux. dubakul in tamul se traduit par tricher. La petite histoire raconte que pour se faire pardonner ils construisèrent de nombreux temples à travers la ville.

Chetty Street évoque en revanche les nombreux Chettiar, ces commercants qui ayant fait fortune avec les Anglais se firent batirent des palais somptueux dans le Chettinad.

Le bâtiment victorien de style vénitien rappelle les écrits de Ruskin. Il s’agissait d’une succursale d’une société de Mumbay. Construit en 1900 dans le style indo-sarracénique, l’édifice de brique possède une façade de brique et pierres aux spectaculaires vitraux et aux arcs de style venitien. La structure est néanmoins moderne et implique fer et acier, emblématiques de la révolution industrielle. Une véranda soutient le toit terrasse.

Armenian street

Cette rue prend le nom de la très belle église arménienne véritable oasis de charme dans le tohu bohu du quartier. Les Arméniens, d’abord à San Tome au Mont (ils ont financé l’escalier) sont tous partis. Mais ils étaient très prospères. Ils s’étaient enrichis grâce au commerce de la soie, des bijoux et épices. De ce fait, ils construisirent une église en 1712 plus proche de leur lieu de commerce fort st George.

Un peu plus loin se trouvent le centre catholique, un grand bâtiment art déco. A l’emplacement du parking qui le jouxte se trouvaient Benny and co ou les Arméniens vendaient leurs propriétés avant de rentrer chez eux. Cette énorme société a fait faillite. John Benny travaillait avec le nabab, il occupait de nombreuses fonctions et vendait des uniformes, fournitures de toutes sortes. Il investit dans 2 moulins, Buckingham et Karnatikam, puis à la fin du 19ème siècleune filature à Bengalore. Après l’indépendance, la société plongea du fait de la crise. Benny fut racheté dans les années 1960.

En face, la Compagnie d’assurance privée, est une succursale de celle de Bombay. Un architecte indien créa le bâtiment moderne, un des premiers planifiés en 1945 avec une entrée en angle. Le bâtiment est célèbre pour son sous-sol enterré pour les dépôts. Il recourait à des matériaux locaux. La décoration rappelait l’architecture indo-sarracénique avec le balcon de côté avec jally, le petit dôme, le joli Chatri  (kiosque) sous le toit. Aujourd’hui, la compagnie devenue LSI a été nationalisée à l’indépendance.

Un peu plus loin sur la rue, South India house, de style Edwardian offre une décoration bien différente presque rococo sur une façade toute simple.

Le Long de Beach road face au marché birman

Cette rue était l’avenue de parade bordée d’arbres et de luminaires le long de la plage avant le percement de Marina et le déplacement des clubs de plage. Avec l’ouverture de la gare, les Britanniques construisirent le long de la belle promenade, leurs plus beaux bâtiments. Les nouveaux arrivants, marchands, marins pouvaient y admirer la splendeur du Raj à travers de somptueux édifices. Aujourd’hui la vétusté et l’incurie font pratiquement oublier la grandeur indo-sarracénique de ces façades en relief. En diffère, celle du Metropolitan Magistrate court, pour les cas civils. Construite en 1892, sa façade plate ornée de mosaïques atteste combien les Britanniques consacraient un minimum d’argent pour rehausser un édifice pour les locaux.

Le train

Le train est omniprésent à Chennai, terrestre ou souterrain. La ville abonde en effet en gares. Une quarantaine d’entre elles attestent du développement privé du chemin de fer d’origine.  Elles permettaient de relier la multitude de petites communes qui composent la ville d’aujourd’hui. Les premières lignes appartenaient en effet aux grandes familles et facilitaient leurs déplacements. Ainsi la Compagnie carnatique permettait au Nawab de se rendre de leur capitale Arcot à Royapuram. Je vous propose ici une double promenade pour découvrir le train à Chennai

Une ôde au train à Chennai, le musée du chemin de fer

Le bien amusant musée du chemin de fer. Ouvert en 2002 puis agrandi, il a pour but de valoriser le patrimoine et l’image du train en Inde. La billetterie se trouve dans un wagon. Elle donne accès au parc récréatif, aux collections et à un verre de thé. Il est particulièrement attractif pour les enfants avec ses locomotives anciennes. On peut y grimper et profiter des jeux répartis dans un grand parc. Et bien sûr on peut faire le tour du parc en petit train. On peut même déjeuner dans un wagon restaurant. Cinq galeries exposent des modèles, photographies, maquettes de trains ainsi que des œuvres d’art liées à la thématique.

Des cartels y font remonter la création du train à la Grèce. Cela me parait un peu osé, mais l’argument ne manque pas de sel. Le musée voit l’ancêtre du train dans les wagonnets traversant l’isthme de Corinthe, aujourd’hui percé par un canal, sur des rondins de bois. En place de locomotive des esclaves se chargeaient de haler les voitures. Ils évitaient ainsi le long contournement maritime du Péloponnèse.

Puis le musée évoque rapidement les locomotives tirées par des chevaux. Et il s’intéresse ensuite à la révolution industrielle et à James Watt et à l’invention de la machine à vapeur. Des explications alternent avec des reproductions et maquettes. Viennent alors les premières locomotives électriques. Suit une chronologie des chemins de fer. Elle commence en France avant de se diffuser à l’Angleterre et à l’Europe mais aussi aux colonies dont l’Inde.

Des trains de luxe

Un bâtiment du musée est consacré au métro . En revanche, une grande section présente une autre façon de profiter du train en Inde. Elle présente en effet les trains fastueux, recréant ceux des cours princières et restaurés pour des touristes avides d’expériences originales. Le « palace on wheels » réhabilité en 1982 recrée ainsi les splendeurs des maharajas. Et permet de découvrir le Rajahstan à des prix.. royaux.  Le « Golden Chariot », lui, parcourt le Karnataka et s’enorgueillit d’une décoration empruntée au site archéologique d’Hampi.

 Toujours dans le Nord et l’Est du pays, autour de Dehli ou Mumbai, le « Deccan Odyssey ». Lui aussi propose des voyages de luxe.

La majorité de ces palais roulant offrent malheureusement des expériences longues (8 jours) et onéreuses. Alors pourquoi ne pas vous contenter d’un voyage plus court et à Chennai même?

Une balade en train et des arrêts en gare

Pour retracer l’histoire du train à Chennai on peut effectivement faire le tour des gares. L’expérience prend tout son sel en chemin de fer. Bruyant et sale, il offre néanmoins un moyen amusant et original de découvrir la ville. On peut en profiter pour s’arrêter dans les stations les plus belles.

–   C’est à Royapuram que se trouve la plus ancienne gare d’Inde,

Edifiée en 1853, elle dispute son ancienneté avec la grande gare Howrah de Calcutta. Construite en lisière de l’implantation britannique, elle desservait l’ensemble des petites lignes d’alors. Bien que contemporaine lors de sa construction de Bori Bunder à Mumbai, seule Royapuram reste encore debout. En effet, la première gare de Mumbai a laissé place vingt ans plus tard au terminal Victoria, aujourd’hui Chhatrapati Shivaji Terminus.

Royapuram affecte un style classique avec son grand porche et ses colonnes de briques rouges. Avec l’édification de Central station en 1873, la circulation des trains se déplaça. La gare de Royapuram ne fut plus affectée qu’au déchargement des cargos. Très endommagée, il est question de lui redonner de sa splendeur passée. Mais rien n’est encore véritablement décidé à ce jour. Et il faut traverser un véritable no man’s land aujourd’hui pour découvrir ce joyau de temps révolu. Certes repeinte à l’extérieur, mais abandonnée.

– La Gare centrale de Chennai

Lors de son inauguration., Madras Central Railways Station s’affirma comme un équivalent des grandes gares londoniennes. Avec ses énormes halles bordés de kiosques et boutiques, ses grandes verrières abritant les quais, elle utilisait les matériaux modernes. Elle visait à concurrencer les plus belles constructions anglaises. Si elle est globalement de style néo roman, sa grande tour néogothique est néanmoins devenue emblématique de la ville. Influencée par les modèles britanniques, elle imprime une marque très anglaise à Chennai. Son horloge et son style victorien rappellent Saint Pancras . Elle marque la porte d’entrée dans les régions du Sud pour les voyageurs du Nord ou de l’est du pays.

–  La ravissante Egmore station date de 1907.

La gare d’Egmore avait pour vocation de décongestion Central station en desservant le sud du pays. Les nouveaux matériaux, fer forgé et verre,  et la claire distribution des espaces attestent de la volonté de modernité. En contraste, Sa façade indo-sarracénique donne une version locale amusante de l’art nouveau. Ses dômes reposent sur des colonnes ouvragées d’inspiration dravidienne. Ses motifs animaliers, dont un joli éléphant lui donnent du pittoresque. Son aspect extérieur éclectique ne fait pourtant pas l’unanimité chez les architectes.

Beautés d’Hyderabad

Cet article consacré aux beautés d’Hyderabad fait suite à mon article de la semaine dernière. Je m’y étonnais que les immanquables de Hyderabad ne soient mentionnés sur aucun guide mais surtout sur aucun site. Voici donc cette semaine ce qui vaut vraiment la visite et n’est pas toujours ni connu ni référencé et ce que vous pouvez décider d’éviter.

Des beautés d’Hyderhabad qui méritent vraiment le voyage

Golconda Fort

Golconda ou « colline des bergers » en Telougou est l’un des forts les plus célèbres d’Inde dans ce qui était la capitale du Royaume entre les XIV et XVIe siècles. A l’origine, il s’agissait d’un fort de boue, reconstruit par les trois premiers rois Qutub Shahi. Merveille architecturale que l’on date au XIIe siècle, la forteresse se dresse sur une colline, à une dizaine de kilomètres de centre de Hyderabad. Le site se compose en réalité de quatre forts distincts avec une muraille imposante entourant l’ensemble sur plus de dix kilomètres de long. Il est notamment renommé pour son acoustique et son système hydraulique particulièrement ingénieux.  9h/17.30 tlj

– Tombes Qutb Shahi

Contrairement aux dires de nombreux blogs, ce site ne se trouve pas juste à côté du fort. Aller de l’un à l’autre représente une longue marche modérément agréable pour laquelle un taxi est bienvenu. Ce vaste et magnifique lieu recèle des tombes des souverains de la dynastie locale Qutb Shashi. Il représente l‘une des grandes beautés d’Hyderabad.

  Dans un grand parc, on se promène entre ces 16 mausolées surmontés de dômes et 23 petites mosquées dont les minarets inspirées de l’empire ottoman ne dépareraient pas auprès du Taj Mahal. La décoration antérieure aux Moghols (et donc au Taj Mahal) ne comprend pas d’intarse mais de la dentelle de pierre. Des traces de polychromie permettent d’imaginer l’impact de ces dômes bleus devenus blancs. Un hammam bien conservé et un petit musée évoquant les restaurations par le trust Aga Kahn.

Chowmahalla Palace

Chowmahalla est resté longtemps le siège de la dynastie Asaf Jahi et la résidence officielle des Nizams d’Hyderabad lorsqu’ils gouvernaient la ville.

On entre dans ce beau palais du 18eme siècle par un jardin orné d’un miroir d’eau sur lequel se reflète la salle du trône ou Durbar, toute de marbre et verreries européennes. Les salles de gauche et droite exposent des photos de la vie des Nizams. A l’étage, des services de faïence et à l’arrière des armes. En contournant le Dubar, le long de la tour de l’horloge, on parvient à un second parterre bien entretenu qui mène à une troisième cour . Autour de celle-ci s’articulent quatre palais d’ ou le nom de Chow (4) mahallas (palais). Deux d’entre eux sont ouverts à la visite. L’un expose des vêtements de cour, l’autre des salons très fin du 19`eme siecle. Dans un dernier jardin, on découvre la collection de vieilles voitures des Nizams. 10h-17h sauf vendredi. La boutique du musée vaut le détour.

Ce qui mérite peut-être moins le détour

– la circulation démentielle

Il est quasi impossible de marcher à Hyderabad ce qui rend le taxi (uber ou surtout ola fonctionnent très bien) indispensable. La circulation démentielle et la pollution font que le métro peut ne pas être une mauvaise idée.

-Jung Museum

Réputé comme l’un des trois musées nationaux de l’Inde, il doit sa renommée à sa taille, son relatif bon état et sa collection d’œuvres européennes et asiatiques. Alors si vous défaillez de plaisir face à un Turner ou un Constable allez-y, tout en évitant la foule des fins de semaine.

-Birla Mandir

Ce temple hindou construit en 1976 en marbre blanc dans un style des plus éclectiques domine la ville. La vue sur le lac y est somptueuse. Encore faut-il accepter de vous démunir de vos chaussures et de vos possessions, portable en tête. L’accès à pied permet de traverser un sympathique marché .6/12h et 15/21h.

-L’archi modernité

Hyderabad présente deux faces contradictoires. D’un côté, la misère et la crasse. De l’autre,le luxe et la haute technologie. Ainsi, la ville est dotée d’un aéroport ultra moderne. Elle jouit d’une réputation de capitale de la High tech avec des quartiers portant le nom de Cyberabad, ou HiTec. Elle s’enorgueillit de galeries commerciales modernistes. Cette modernité fait de Hyderabad sinon la Mecque de la High Tech, une sorte de Kuala Lumpur indien.  

-Le Taj Falaknuma

Cet ancien palais des Nizams a été entièrement réhabilité par la luxueuse chaine hôtelière Taj. Pour visiter ses somptueux jardins et salons, il est obligatoire de prendre un tour avec afternoon tea. On peut aussi y loger ou y prendre un repas mais le tout avec réservation.

Les joyaux cachés, ces vraies beautés d’Hyderabad

Thé au safran

 Les guides évoquent certes le biryani, plat de riz spécialité de cette ville largement musulmane. Ils parlent également du Haleem qui dans les faits ne se mange que pendant le mois de Ramadan. En revanche, s’ils conseillent le thé iranien, ils ne mentionnent guère le fantastique té au safran. Lacté et sucré c’est un formidable reconstituant. A savourer sans limite chez Pista House.

Le Marché Mozamjahi

Rares sont les mentions du marché central. Construit en granit, la pierre locale, à l’époque britannique il s’enorgueillit d’un carillon à la Big Ben. Les locaux fréquentent les lieux le matin pour leurs emplettes, l’après-midi pour y déguster une délicieuse glace.

L’ancienne Résidence d’Angleterre

Peu documentée également, la Résidence d’Angleterre au sein de l’Université vaut le déplacement pour les amateurs de cinéma et d’architecture. C’est une grande demeure typiquement palladienne. Elle sert de lieu de tournage, plus encore que les célébrissimes studios de Ramoji transformés en parc de loisir. A l’heure de notre passage, l’illustre Prabhas venait de quitter les lieux.

– Les tombes Paigahs

Ce site est peut-être la plus absolue des beautés d’Hyderabad. Il justifie certainement de venir à Hyderabad. D’abord, parce que le trouver s’apparente à un véritable jeu de piste. Cela donne ce qu’il faut de frisson à l’aventurier qui est en chacun de nous. Surtout parce que la finesse architecturale y est merveilleuse. Il ne reste qu’à attendre que la Fondation Aga Kahn (encore une fois) ne fasse jouer sa magie restauratrice pour que ce lieu exceptionnel retrouve sa magie.

Hyderabad

Dans la série ville sous cotée au niveau touristique et sous documentée Hyderabad détient la palme. Les guides papiers sont plus que succincts. Quant aux conseils tirés çà et là d’internet ils émanent de gens qui visiblement ne sont pas allés à Hyderabad. Ou très rapidement il y a longtemps et ont reposté des informations plus ou moins exactes.

magasin de bangles, souk, Hyderabad

Alors, voici les lieux les plus documentés ou bizarrement passés sous silence à venir tester ou pas.

Cette ville à 43% musulmane, a été fondée avant l’arrivée des Moghols et gouvernée pendant quatre siècles par ses richissimes nizams. De ce fait, évitez les visites le vendredi, tout y est fermé. La semaine prochaine je vous emmènerai dans des lieux moins connus mais à tort. Aujourd’hui, découvrez la statue énorme et immanquable dont aucun site de visite ne parle. Mais aussi la mosquée et le souk où se précipitent les visiteurs et la cité du cinéma transformée en parc d’attraction.

Des lieux d’Hyderabad archi référencés à juste titre

Charminar, centre de Hyderabad

Certes la mosquée aux quatre minarets (d’où le nom en ourdou) est imposante et emblématique du style architectural si unique à Hyderabad. Ses minarets d’inspiration ottomane et ses dentelles de pierre à la persane impressionnent en effet. La foule également. Sa construction remonte à 1591 et à la fondation de la ville. Son érection devait marquer la fin d’une épidémie de peste. L. Tlj 9.30/17.30

Mecca Masjid  ou Mosquée de la Mecque

C’est l’une des plus anciennes mosquées de la ville et l’une des plus grandes du pays. Elle marque le point de départ de la ville, oeuvre de Muhammad Quli Qutub Shah en 1693. Son nom s’explique par les pierres rapportées de la ville sainte. Il vous faudra vous déchausser et vous couvrir pour y découvrir la magnifique cour au bassin et la salle de prière. 4h/ 21h30 tlj

Laad Bazar, le souk animé d’Hyderabad

Au pied du Charminar, le Laad Baazar est le marché le plus ancien de la ville. Laad signifie « résine », en référence à la résine utilisée pour insérer les pierres et diamants sur les bracelets. En effet le bazar effervescent et bruissant croule sous les petits vendeurs de bracelets, robes scintillantes et faux bijoux. Vous pouvez vous y perdre si vous aimez les souks moyen- orientaux et que vous adorez marchander.

Des lieux que vous ne pouvez pas ne pas voir à Hyderabad

Ici je vous présente des lieux à voir parce que vous ne pouvez pas faire autrement sauf à éviter toute une partie de la ville. Cependant, vous pouvez tout à fait décider de ne pas aller regarder.

–  Le Lac Hussainsagar

Si vous êtes prêts à gober n’importe quel guide qui n’a jamais mis le pieds à Hyderabad, foncez au jardin public. Mêlez-vous à la foule pour vous serrer dans un ferry et profitez des effluves d’aisselle et des remugles nauséabonds de cette pièce d’eau artificielle. Alimentée par la rivière Musi, elle a été construite par Ibrahim Quli Qutub Shah en 1563, dans le but de fournir la ville en eau.

 Vous pouvez cependant préférer les hors bords dans lesquels, saucissonné dans un gilet orange, on vous fera tourner autour de la pauvre statue de Bouddha érigée en 1992 pour une raison indéchiffrable. Certes grand, ce monolithe de 18m en comptant le piedestal, isolé à quelques mètres du bord parait bien petit vu de loin.

La forme de cœur vantée par les guides m’a échappée, en revanche les odeurs m’ont bien mis le cœur au bord des lèvres. Quant au tour du lac pour rejoindre Secunderābād il vous confronte à la difficulté de marcher en Inde. S’il y a des trottoirs ils sont ou occupés par des travaux, des automobilistes ou rendus impraticables par les trous et la pestilence des déjections humaines. Welcome !

-la statue d’Ambedkar

Au bord du lac, une énorme statue écrase la vue de ses 38m de hauteur. Elle représente le Dr Ambedkar, père de la constitution indienne. En comparaison, le Bouddha est à peine visible. Le grand homme qui a œuvré à l’abolition des castes, se tient debout sur le bâtiment législatif. Pourtant, ce symbole pas vraiment inaperçu n’est mentionné sur aucun site et dans aucun guide. Pas étonnant il a été dressé en Avril 2023.

L’immense statue domine le lac, certes, mais aussi le parc NTR. Son nom provient de l’ancien Chief Minister. Cet ancien acteur était aussi grand papa de NT Rama Rao Junior, star absolue dans le  block Buster RRR.  Rao Junior peut aussi saluer son papy statufié au bord du lac. Ça c’est vraiment la classe.

-Le Secrétariat Général

Derrière cette statue, au-delà du Parc NTR, se dresse le bâtiment imposant du Secrétariat général du Telangana. Cette grosse bâtisse en carton-pâte a été érigée pour contenir les locaux de la capitale du Telangana et de l’Andra Pradesh. Ce après la dissociation du Telangana de l’union des deux états en 2014. Il a fallu araser la dizaine de bâtiments de l’époque des Nizams, souverains locaux, pour construire cette bâtisse en 2021. Elle est éclairée comme la foire du trône à la nuit tombée. Le résultat se passe de commentaire.

statue énorme et lumineuse du Dr Ambedkar

Flambant neuf également, se dresse le mémorial aux martyrs du Telangana en face du secrétariat. La surface en miroir du gros haricot géant reflète le bâtiment sus cité. Quant à la fausse flamme dont la forme se passe de descriptif elle ne vaudrait que par son originalité constructive. Je laisse les visiteurs juge mais sachez au moins que le centre de Hyderabad est en passe de changer complètement.

Ramoji Film City

Vanté comme attraction majeure pour les amoureux du 7ème art il vaut mieux vérifier ce que vous venez chercher car les guides copient d’anciens commentaires et les réactualisent rarement. Dix ans se sont passés depuis leurs dernières recommandations. Certes Hyderabad capitale jointe du Telangana et de l’Andra Pradesh est LE CENTRE du cinéma du sud. Pour autant, Ramoji Film city, construit par le producteur Telugu Ramoji Rao en 1996 à 34km de la ville, n’attire plus de tournages depuis Bahu Bali . Les studios se sont transformés en parc d’attraction. Amoureux du 7ème Art, lisez bien les commentaires avant de vous hasarder sans quoi vous risquez une belle déception.

Quant à moi, je vous retrouve la semaine prochaine pour vous raconter tout ce que j’ai vraiment aimé à Hyderabad.

Madras inherited

maison paquebot T Nagar

Vous aimez l’architecture? Alor vous aimerez, Madras inherited.

 Si vraiment vous ressentez qu’il n’y a rien à voir dans cette mégalopole à la croissance exponentielle, venez profiter des pépites offertes par Madras inherited. Par le biais de visites, ateliers, blogs, programmes, évènements, Madras’inherited cherche à préserver, sauvegarder et faire connaitre le patrimoine architectural de la ville. Outre les activités éducatives, promotionnelles, l’association anime un blog passionnant.

Alors, pour les early birds, puisque les visites commencent à 6.30 du matin les samedis et dimanches, chaussez vos tennis et en route !

Chennai au petit matin, stores baissés et misère humaine

Des visites bien organisées.

On retrouve des activités patrimoniales dans toute l’Inde mais la branche chennaiote offre des visites menées par une jeune femme dynamique, architecte de formation, à l’anglais impeccable. Elle a à cœur de faire découvrir en profondeur des quartiers méconnus ou trop connus pour être considérés comme des lieux d’expérimentation architecturale. Elle est accompagnée d’une coéquipière charmante et prévenante.

Vous avez l’embarras du choix pour sélectionner le quartier ou la thématique qui vous intéresse. Le calendrier est publié en début de chaque mois avec une fréquence de balades bihebdomadaires.

des décombres cachent un vieux pan de mur dans Georgetown

L’organisation est carrée. L’inscription et le paiement se font en ligne en ligne. Vous recevez votre confirmation électronique et la veille de la balade une invitation à vous joindre au groupe whatsapp qui vous donnera le point de ralliement et les dernières recommandations. Les RV sont facilement identifiables et les horaires respectés. Ces promenades matinales permettent de ne pas trop souffrir de la chaleur ni du bruit ambiant. 

Des visites rondement menées

Le rythme n’est pas trop rapide sauf si votre anglas est par trop hésitant ou que votre ouïe ne vous permet pas d’écouter un discours ponctué de sirènes, klaxons et autres fonds sonores indiens.

deux personnesdormant à même le trottoir

La découverte de lieux a priori connus mais expliqués est un bonheur pour les amateurs d’architecture. L’ensemble est bien mené vivant, illustré de photographies anciennes et de plans. La conférencière connait parfaitement ses sujets et son discours est de grande qualité.

Seul petit bémol, si vous n’êtes pas familier des termes tamuls voire anglais vous risquez de vous sentir perdus. Par ailleurs il n’y a aucune référence à l’architecture européenne, ce qui en matière de constructions coloniales et art déco peut perturber.

un groupe de Madras inherited

La visite suit en général un fil directeur repris en conclusion de manière fort intelligente. La matinée se clôt avec un conseil de maison, institution, église à visiter dans le quartier et en lien avec le sujet du jour.  Tout se termine avec la distribution fort sympathique de goodies, ou souvenir de visite.

Une fois rentré chez vous, les pieds en l’air pour vous remettre de votre lever aux horreurs, un petit mail gentil vous demande ce que vous avez pensé de la visite. Il s’accompagne d’une petite photo de groupe ainsi que de références sur internet en lien avec la visite du matin. Une affaire rondement menée pour faire revivre un passé qui a tendance à s’oublier.

High court dans la buffer zone entre Fort St George et Georgetown

Quelques marches proposées par Madras inherited

maison art déco , quartier Georgetown
  • Le long de la cote de Madras
  • Georgetown, la première fondation de Madras
  • Maisons de Theagaraya Nagar
  • Balade indosaracenique
  • Maisons de Triplicane
  • Causeries sur Broadway
  • A la découverte des allées de Royapet
  • Visages et phrases de Chindrapet
  • Sasnthome perdu et retrouvé
  • Histoire mercantile le long de Kutchery Road
  • Fort St George, à l’origine de Madras
  • T Nagar un témoignage de commerce et de Justice
  • Retour dans le passé le long de Mount Road
  • Le skyline de Rajaji Salai
  • Triplicane pour tout le monde
  • Maisons de Mylapore
obelisque de séparation de quartier Georgetown

Cependant, si le lever matinal vous rebute, que vous n’êtes pas disponible le jour de la visite qui vous intéresse, que votre anglais ne vous permet pas de suivre ce type de visite ou que vous avez besoin de vous raccrocher à des références plus familières, vous pouvez me contacter pour une visite privée et adaptée à vos besoins.

Autour de Pondy

On revient toujours à et autour de Pondy, d’abord pour flâner dans ses jolies rues coloniales malheureusement envahies par le gris aurovillien.

 En dehors d’arpenter les rues et de se poser dans un des multiples cafés de la ville, que visiter autour de Pondy lorsqu’on dispose de plusieurs jours. Je ne traiterai pas ici d’Auroville qui fera l’objet d’un article ultérieur. En revanche, vous découvrirez dans cet article un site pseudo romain, de la mangrove, un vrai château fort et un temple juché au sommet d’une montagne.

Arikamedu : site romain et backwaters autour de Pondy

Arikamedu est un site soi-disant romain. En fait, il ne reste que des entrepôts du 18e s sur un site devant lequel s’arrêtent les bateaux. Envahi par la végétation, il est néanmoins grillagé sommairement et relativement entretenu. On n’y lit rien de la présence romaine. Pour autant, les lieux sont fort agréables pour une balade dominicale.

 C’est ici néanmoins que des archéologues de la mission française ont trouvé des artefacts d’origine romaine. Dans les années 1950, ils ont mis à jour des amphores, lampes, pièces, perles, bijoux attestant que les lieux correspondaient à un comptoir. Le site apparaissait dans des écrits du 1er siècle et dans l’Atlas de Ptolémée sous le nom de Poduke emporium. Il a été en activité entre le IIe siècle av. JC et le VIIIe s ap JC. A l’époque byzantine, c’était surtout un centre de production textile. Les objets de cette étape de la route de la soie se trouvent aujourd’hui au musée de Pondichéry à Chennai. Il y a aussi une petite vitrine au musée Guimet.

Juste à côté, derrière une guinguette sommaire en palmes, l’embarcadère permet à de petits bateaux de partir pour remonter les backwaters. On est ici au cœur de la mangrove et en fonction des marées on peut remonter sur les cours d’eau.

Gingee fort : un vrai château fort au sommet de 2 collines

A 150 km au Sud-Ouest de Chennai et à 70km à l’ouest de Pondichéry, la forteresse de Gingee est juchée sur deux collines. Le très beau site voit alterner un paysage de roches impressionnantes et des champs verdoyants, rizières et bananeraies. Les deux ascensions sont physiques, mais la vue et la conservation des bâtiments, au moins ceux du château de la Reine valent vraiment le coup.

le chateau du Roi

Bien sur celle du roi est plus haute mais également en moins bon état. Néanmoins au pied de l’abrupte falaise, de nombreux bâtiments donnent une idée de l’ampleur des lieux. Greniers, citernes, étable pour les éléphants, écuries, temple et réservoir donne une image de la grandeur et de la majesté.

 Le Fort de la Reine

On accède au fort de la reine au sommet d’une autre falaise avec une vue à couper le souffle sur les champs et le village avoisinant. La muraille s’étend le long des forts telle une muraille de Chine miniature. Le tracé des tours circulaires apparait nettement en surplomb. Les entrepôts de stockage et citernes d’eau attestent de la taille de ce fort. La construction originale du XIIIe siècle emprunte à l’architecture dravidienne et n’est pas sans rappeler les châteaux forts européens contemporains. Mêmes murailles difficilement franchissables à flanc de montagne, même utilisation de sites abrupts, escaliers en chicane. Au sommet, les entrepôts et citernes attestent de la présence d’une garnison. Néanmoins, l’ensemble a été habité lors de l’invasion des Marathas au 17e s puis par les Moghols et au 18e des Européens. D’où des ajouts ultérieurs. Les Anglais avaient nommé cette forteresse longtemps considérée comme inexpugnable, la Troie de l’est.

Il faut arriver avant 15h si vous envisagez de ne monter qu’à une des deux forteresses, le matin si vous désirez voir les deux.

Eagle fort

Le bourg agricole de “Thirukazhukundram”, tient sa renommée à son impressionnant temple. Lui aussi surmonte une falaise. Il se situe à 70km de Chennai, non loin de Mahaballipuram et de Pondy. Alors que Shiva réside au sommet de la montagne, son épouse Thirupurasundari, est vénérée au pied de la falaise.

 Le nom de “Thirukazhukundram” signifie la montagne des aigles et se réfère à l’histoire de deux aigles venus en ces lieux pour vénérer Shiva. D’ailleurs, deux aigles continuent à voler jusqu’au temple tous les jours à midi pour y être nourris. Ces aigles sacrés sont considérés et vénérés comme les fils de Brama ensorcelés par Shiva en raison de leurs péchés.

Visite du temple

Le temple se compose de deux parties. Dans la ville colorée et animée, se trouve le temple de la déesse alors que celui de son époux surmonte la falaise. On rentre donc par un premier temple avant d’atteindre une montée pentue et appréciée des singes pour atteindre le temple haut. Un pronaos entoure le sanctuaire. De là, on accède à une petite pièce hypostyle qui donne sur une terrasse. D’en haut, la vue sur la vallée est exceptionnelle. On y découvre un magnifique paysage de champs verts ourlés de lacs et étangs. Ceux-ci en permettant l’irrigation ont rendu la campagne alentour très fertile. Cette exubérance explique la relative richesse agricole de la petite ville.

Attention, le temple sur la colline ouvre plus tard, en général vers 10h du matin. Mieux vaut donc commencer sa visite par le « bas »

Les plages autour de Pondy

Tout autour de Pondy, les plages dorées donnent un agréable air de vacances. De petits kiosques vendent des noix de coco ou de quoi grignoter. Orientées à l’est ce sont des jolis endroits où marcher le matin ou juste profiter du lever du soleil.

Au Nord de la ville, se déroule le long ruban de la plage d’Auroville. Alors qu’au Sud, les plages du Paradis et de la Sérénité méritent leur nom. On peut accéder à la plage du Paradis en ferry depuis Chunambar. Il faut en effet y laisser les moyens de transport, bus, auto ou véhicule personnel car la plage n’est accessible que par bateau.

Toujours à Chunambar, les agences proposent des sports nautiques ainsi que des trajets en house boat pour profiter de la mangrove. Il peut y avoir beaucoup de monde et il vaut mieux éviter les Week ends en saison (décembre- Avril).

Munnar

Pourquoi aller à Munnar ? Cette ravissante station des Ghats permet de découvrir les plantations de thé et d’épices. Pourtant si les lieux mis à la mode par les colons britanniques restent si prisés, il s’avère compliqué d’organiser concrètement une visite à Munnar. Les forums en ligne et guides papiers restent finalement relativement imprécis. Voici ici quelques idées.

Pourquoi aller à Munnar

  • Munnnar se situe dans les montagnes du Kerala. C’est une station d’altitude (environ 1600m). Il y fait donc plus frais que dans le reste de la région où les étés peuvent se révéler difficilement supportables.
  • Munnar est devenue a la mode `à l’époque britannique. Les Anglais en appréciaient effectivement la fraicheur, voire le brouillard assez constant. Ils y construisirent de nombreux hôtels. Certains ont gardé le charme suranné de la période anglaise. Aux plus ancien se sont ajoutés des auberges neuves pour toutes les bourses et tous les types de voyageurs. Contrairement aux autres stations de la région, Munnar offre de ce fait des possibilités d’hébergements pléthoriques et diverses.
  • En outre, les Britanniques profitèrent des reliefs pour y introduire la monoculture du thé. Ils transformèrent ainsi totalement l’économie et les paysages locaux. Aller à Munnar, c’est donc faire le plein de fraîcheur et de bon air mais c’ est aussi admirer de fantastiques paysages de plantations `a perte de vue.
Collines à thé

Organiser son voyage à Munnar

 Si on fait le point des activités proposées, il n’en ressort en fait pas grand-chose.  La vraie occupation consiste en effet à profiter par soi-même de la verdure et du calme. Il est vrai que les paysages de collines verdoyantes sont d’une beauté à couper le souffle. Les routards conseillent tous de de promener dans les plantations, mais en les lisant attentivement et une fois sur place, il n’est pas si évident de trouver des chemins autorisés. En effet, les propriétés privées se succèdent les unes aux autres, et sont par conséquent peu accueillantes au promeneur. Par ailleurs, les Indiens ne sont pas des grands marcheurs et l’idée même de se balader dans les plantations n’apparait pas comme une priorité. N’oublions pas en effet que la majeure partie du tourisme indien est national.

En fait Munnar n’est pas une destination très routarde et il vaut mieux prendre un bon hôtel dans les plantations. Mieux vaut également disposer d’un chauffeur car les trajets en bus peuvent virer au cauchemar temporel et linguistique. Aussi, pour marcher dans les plantations seul et assouvir son envie de vert, mieux vaut loger dans un hôtel en plein dans une plantation et éviter les petits hôtels bon marché et bruyants du centre-ville ou prendre une excursion organisée.

Alors que faire à Munnar

On peut évidemment se laisser aller aux activités proposées sur le bord des routes.

Jardin d’épices

La visite de jardins d’épices n’est pas totalement inintéressante. Car elle permet de voir à quoi ressemble un poivrier, de la cardamome, ou de la cannelle. Le Kerala est en effet le berceau de la culture des épices. https://www.couleur-indienne.net/Kerala-La-region-des-epices-et-du-poivre_a444.html

Poivrier

 Vous n’êtes pas obligé d’acheter tous les potions miracles dans les boutiques ayurvédiques mais le coup d’œil peut valoir le coup.

Vanille

Le musée du Thé peut aussi occuper une après-midi pluvieuse. La région du Nilgiri est en effet la troisième à produire du thé en Inde après Assam et Darjeeling.

Rouleau à thé

Après un film de propagande, des images présentent l’histoire de la plantation et du thé dans la région. On y voit à quel point les Britanniques ont imposé cette nouvelle culture à toute la zone.  On accède ensuite aux bâtiments de fabrication du thé et enfin à une boutique. Attention néanmoins, le thé local alimente la consommation de masse et son gout peut décevoir.

Usine à thé

Vous pouvez également vous arrêter dans une des nombreuses chocolateries le long du chemin, mais attention le chocolat est pâteux, et très très sucré. En outre, ce qui est vendu sous forme de chocolat chaud est en fait une pâte chaude assez écœurante.

Marcher dans les plantations.

  • Pour les amateurs de sorties et de safari, la région abonde en offres. Le centre de tourisme propose ainsi des excursions en jeep notamment autour du beau parc national Eravikulam, à la recherche d’animaux sauvages, de cascades ou autres paysages impressionnants.  Les guides et chauffeurs auront à cœur de vous faire vivre une journée d’aventures et de points de vue à couper le souffle.
  • Amis des sports nautiques et autres, rendez-vous au Mattupetty Lake. Outre le canoé le long du barrage, vous pourrez pique-niquer, marcher et profiter de toutes les infrastructures à disposition, là encore dans un cadre magnifique. Vous pouvez également vous contenter de contourner le lac à pied à travers les plantations de thé.
  •  Enfin, si vous logez dans un hôtel en cœur de plantation ou que vous vous faites déposez, pourquoi ne pas juste déambuler à travers les buissons de thé. Le tapis vert est un régal pour les yeux surtout au lever du jour quand le soleil pointe à travers le brouillard. Une expérience véritablement magique.
autour du lac Mattupetty

Autour de Mysore

Cette excursion autour de Mysore, vise à compléter ma première approche éblouie de la cité jardin aux accents moghols. La semaine dernière, je vous ai présenté une balade dans Mysore. La semaine précédente un article sur les palais qui assurent son renom.

Plan de l’ile Srirangapatna

Alors aujourd’hui il s’agit de héler un chauffeur et en route pour la boucle du fleuve Kaveri , à 15km de Mysore, et plus précisément Srirangapatna pour de merveilleuses découvertes naturelles et patrimoniales.

Cap au Nord donc vers les méandres étonnants de ce grand fleuve du sud. Long de plus de 800km il prend sa source dans le plateau du Dekkan pour traverser le Karnataka puis le Tamil Nadu où il forme un delta, à la hauteur de Tanjore pour se jeter enfin dans le golfe du Bengale. Au Nord de Mysore, il s’élargit en un véritable lac et offre des points de vue spectaculaires. Fleuve sacré du sud, le fleuve Kaveri est le sujet de nombreuses légendes.

Excursion vers Sirangapatna

On peut commencer cette excursion autour de Mysore à Sirangapatna, une ile fortifiée sur la rivière Kaveri. Ici, se trouvait la capitale de Haider Ali et son fils Tipu Sultan à la fin du XVIIIeme siècle.

 Ceux-ci furent les derniers monarques indiens à opposer pendant plus de trente ans, une farouche résistance aux ambitions anglaises. S’il ne reste que peu de vestiges du fort, le grand général Tipi Sultan y a laissé sa trace.

On peut tout à fait commencer cette excursion par la pointe occidentale de l’ile avec le fantastique temple Ranganathaswamy.

Le temple Ranganathaswamy

 Les photos y sont interdites, et on n peut attester visuellement de l’ambiance. Cependant, l’atmosphère et la ferveur sont prenantes. On pouvait encore circuler au milieu des fidèles fin 2022. Mais la permissivité du clergé s’atténue ces temps-ci.

Au sortir du temple, se dressent de timides vestiges d’un Palais de Tipi sultan. Un peu plus loin sur la route, le lieu de son ultime combat puis des réservoirs d’eau. On accède alors à deux monuments merveilleux : le palais d’été du sultan et le mausolée construit en hommage à sa mère.

Le Palais d’été de Tipi Sultan, merveille d’une excursion autour de Mysore

peintures de Daria Daulat Bagh

 Le Palais d’été de Tipi Sultan ou Daria Daulat Bagh consiste en un petit bâtiment au centre d’un jardin paradisiaque. Ouvert en véranda, il abrite de merveilleuses peintures du XVIIIème siècle. Elles empruntent à la fois l’art Moghol et à la peinture occidentale. Les ravissants coloris, les paysages raffinés et les maharadjas représentés de profil, rappelle l’art de cour Moghol. A l’inverse, les scènes de bataille, avec des armées presque archaïsantes montrent l’intérêt porté à l’art européen. La délicatesse des mises en scène, l’’élégance des perspectives architecturales, tout concourt à faire de ces fresques un chef d’œuvre pictural.

Fresques du palais de Tipi Sultan

La tombe de Gumbaz, le Taj mahal du sud

Le Mausolée de Gumbaz

Toujours sur l’Ile de Sirangapatna, se dresse l’hommage rendu par Tipi Sultan à ses parents et notamment sa mère, Gumbaz. Sur le chemin, on passe devant une très élégant mosquée. Ses minarets élancés proches de l’architecture stambouliote font face aux vestiges du fort.

Mosquée Tipi Sultan

Les tombes de Hyder Ali et sa femme Gumbaz remontent à 1784. Après sa mort, Tipi Sultan rejoignit ensuite ses parents en 1799. Ces jolis mausolées de dentelle de pierre blanche de style persan, se dressent au milieu des jardins Lalbagh .

Mausolée de Gumbaz

Une excursion aux allures de promenade

On regagne alors la rive sud du fleuve Kaveri pour découvrir un aspect plus naturel. Ici cascades et parcs animaliers se succèdent.

le fleuve Kaveri

Si vous aimez la nature et les oiseaux, vous pouvez faire une halte au Sanctuaire d’oiseaux Raganattitu.

Des tours d’observation disséminées le long de la promenade aménagée le long du fleuve permettent d’observer les oiseaux rassemblés dans les arbres.

Plus loin, commence le Barrage Krishna Raja Sagara. Sa construction en 1924 a créé un lac, lieu de nombreuses activités nautiques. Outre les balades en bateau, on peut y visiter le temple du coucher du soleil. Flambant neuf il offre de magnifiques vues sur le fleuve à la tombée de la nuit. Cet arrêt permet de patienter jusqu’à l’heure du son et lumières aux Jardins Brindavan.

Brindavan Gardens

Ce magnifique Jardin paysager, orné de fontaines et pavillons .

 s’éclaire les soirs le temps d’un spectacle  lumineux. Car la musique elle est aléatoire. Certains visiteurs attestent d’une féerie musicale. D’autres n’ont entendu que les clapotis. Quoiqu’ il en soit, le spectacle des jets d’eau éclairés dans ce parc en pente douce est tout à fait magique. On peut en outre l’agrémenter d’un petit cocktail depuis la terrasse de l’hôtel  délicieusement désuet, Royal Orchid.

Le Royal Orchid domine les jardins Brindavan

Attention néanmoins à ne pas attendre la fin des illuminations pour éviter la cohue à la sortie du parc.

Mysore bis

Et pourquoi pas un Mysore bis ? Après avoir vanté les Palais de Mysore, je pensais parler des environs. Mais, je reste sous le charme de cette ville et vous propose de vous y promener encore un peu dans ce « Mysore bis ». Aujourd’hui, je voudrais m’attarder sur quelques haut lieux et monuments de la ville..

un mouton dans les rues de Mysore
Jolie recontre dans les rues de Mysore

La colline Chamundi

Gopuram du temple Chamundi, à Mysore
Temple de Chamundi

Située à une dizaine de km de la rivière Kauveri, Mysore a été construite au pied d’une colline surmontée par le temple Chamundi. Très vivant, il fait l’objet d’un véritable chemin de pèlerinage pour les fidèles qui montent à pied. Vous pouvez tout à fait vous y faire déposer si la montée abrupte vous rebute.

La vue d’en haut y est spectaculaire. Néanmoins, je vous conseille d’emprunter à l’aller ou au retour le chemin. Le temple, consacré à la Déesse Durga est bondé les fins de semaine. Les Gopurams sculptées sont monochromes contrairement à celles du Tamil Nadu. En outre, elles ne comportent en général que la divinité honorée dans les lieux. Leur couleur jaune évoque l’or dont certaines pouvaient se parer. Des piliers et murs sculptés soulignent son importance pour les fidèles.

Statue géante du taureau Nandi, sur la colline Chamundi à Mysore
Taureau Nandi

A mi-chemin, une énorme statue du taureau Nandi. Depuis la terrasse, se dessine les pelouses du palais royal. Au pied de la colline, si vous aimez marcher sur les grandes routes, vous pouvez regagner le palais ou prendre un véhicule pour vous y mener.

marche colorée par les pélerins sur la colline Chamundi Mysore
Marches marquées par les pélerins sur la colline de Chamundi

Marché et autres édifices religieux de Mysore

Autour du Palais, se concentre en fait l’essentiel de l’activité de la ville. On y découvre en effet le marché Devajara, le terminal de bus, l’hôtel de ville et les commerces.

Poudres multicolores au marché de Mysore
Couleurs du marché de Mysore

Le marché, très vivant comme toujours en Inde, se cache derrière les façades des rues principales, comme Sayyaji Rao rd.  Ce dédale de ruelles couvertes explose de mille couleurs. On voit le sens esthétique et chromatique typiquement indien dans la disposition des étals, des légumes et fruits. Un régal pour les yeux et les photographes. Les épices et surtout le santal ont également assis la notoriété de la ville.

D’ailleurs, c’est à l’entrée de ce marché que se trouvent les innombrables vendeurs de la sucrerie dont raffolent les Indiens du Sud, le Mysore pak. Déjà un peu lourd et très sucré en temps ordinaire, il se déguste chaud dans la boutique Guru. Cependant, attention ce peut être un peu compliqué pour nos estomacs européens.

couleurs de sfruits du marché de Mysore
Marché de Mysore

Au-delà de ce quartier central, s’étendent parcs et quartiers d’habitations. Ainsi, la cathédrale Sainte Philomène, fait penser à une sorte de réplique de Westminster abbaye. Plus que les clochers néo gothiques peints en gris pour ressembler a du granit , c’est la perspective qui rappelle l’abbaye anglaise. L’intérieur de la cathédrale, blanchi à la chaux, recèle cette chaleur joyeuse propre aux églises indiennes.

Cathédrale ste Philomène Mysore
Cathédrale Sainte Philomène, Mysore

Toujours, dans la perspective, une très jolie mosquée fait face à une roseraie et annonce le souk musulman. Au milieu des moutons, la grosse communauté musulmane (près de 1/5e de la population de la ville) rend cette zone très active. Ici la population, les étals, les restaurants rappellent le moyen orient.

Mosquée à Mysore
`Mosquée à Mysore

La nature dans la ville

Pour ceux qui ne voudraient pas commencer trop loin leur exploration de la luxuriante région du Karnataka , le Karanji lake offre une halte de choix. Construit par un des rois de Mysore au pied de la colline Chamundi, il constitue aujourd’hui une réserve aviaire. Ce beau lac jouxte également le zoo  Chamarajendra, très réputé pour ses guépards fugueurs…

Il est également tout proche du Lalita Palace, déjà évoqué dans mon article précédent.

un singe
Singe à Mysore

Mysore offre un peu le meilleur des mondes. Un vrai dépaysement, une grande variété, dans une ville au climat plus sec que la côte du Tamil Nadu. D’ailleurs, on y marche sur les trottoirs à l’ombre des arbres. Je m’emballe. On n’est pas non plus en Europe mais quelle douceur de vivre par rapport à la majorité des villes du sud. Et vous pouvez tout simplement vous régaler des affiches et de la délicieuse écriture locale au Karnataka, le Kannada,

écriteau en kannada, l'ecriture du Karnataka
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est ecriture-Kannada-1024x1024.jpg.
affichage en Kannada



Madurai

L’arrivée à l’aéroport de Madurai et les chemins de traverse pour y mener annoncent une petite ville provinciale. Pourtant, une fois dans le centre de Madurai, le décor et l’atmosphère changent du tout au tout. D’ailleurs, les distances imposent de se déplacer en véhicule.

dans le Temple

Pour loger, Madurai offre un panel complet du luxueux Taj ou Heritage Hôtel au dortoir en guesthouse. Cependant un large choix d’Hotels meilleur marché et très correct existe aussi., Dormir et manger à Madurai coûte de toutes façons sensiblement moins cher qu’à Chennai.

Le temple Meenakshi et le Palais assurent la notoriété de la ville. Un article sur la question paraitra la semaine prochaine.

Bâtiments civils de Madurai

Madurai fut une grande capitale des Palavas. Marco Polo y évoque d’ailleurs sa présence sur le chemin du Kerala, avant d’embarquer à Goa vers l’Arabie. Contrairement à de nombreuses cités tamoules, Madurai a cependant perduré après son apogée.

Près de la rivière, le Montapum, petit pavillon bâti en 1638, parait perdu dans un grand bassin souvent comblé. Celui-ci est alimenté par les crues de la rivière.

Ce réservoir a été creusé pour la fabrication de briques destinées au palais. Il se remplit naturellement pendant les moussons. Cette partie de la ville est construite sur les fossés.

Marchés de Madurai

La ville très vivante, abonde en marchés. Assez loin du centre, le marché aux fleurs est assez impressionnant. Comme partout en Inde, les fleurs vendues le sont sans tiges. Elles servent d’offrandes dans les temples et s’enroulent en collier. Trouver un bouquet relève de l’impossible en Inde malgré la profusion de fleurs.

En revanche, d’autres marchés se trouvent dans le centre. Notamment les 2 extraordinaires allées occupées par les marchands de bananes. Grossistes, ils reçoivent les bananes vertes, plus facilement transportables. Ils les font murir dans des fours puis les vendent aux petits marchands.

Ceux-ci tiennent de petits étals colorés un peu partout dans la ville. La diversité chromatique est effectivement spectaculaire à Madurai. Les arrangements de ces petits marchés de rues permettent aux photographes de se régaler. Les Indiens se montrent en général très coopératifs et adorent selfies et photos. Il suffit de leur demander gentiment et éventuellement de leur montrer voire de leur donner un exemplaire de la photo prise s’ils acceptent.

Le Musée Gandhi

De l’autre côté de la rivière, on rejoint le Gandhi Museum. Le bâtiment blanc est un palais historique d’une reine de la dynastie Nayak, construit vers 1670. En 1955, le gouvernement de l’État du Tamil Nadu a cédé le palais à l’Inde pour y loger le très didactique Gandhi Memorial Museum. Premier musée consacré au Mahatma dans la ville où celui-ci a troqué le costume européen pour le dhoti traditionnel.

 L’exposition n’a certainement jamais été réaménagée depuis son ouverture. Tout y est vieillot, des photos, au dernier dhoti de l’assassinat maculé de sang. Les panneaux, écrits en tout petit narrent l’histoire de l’indépendance des prémices de la colonisation a l’assassinat de Gandhi.

Fermé entre midi et 14h, son entrée est gratuite sauf pour les appareils photos, mais je ne suis pas sûre que les collections incitent à la photo.

Thirumayyal temple

Eloigné du centre-ville, le Temple de Murugal vaut la balade en taxi, bus ou ato. C’est un fantastique temple dravidien à flanc de montagne. Coloré plein de vie, en partie excavé, il est l’une des 6 demeures de Murugan très honoré dans le Tamil Nadu. L’ambiance y est incroyable. Des marchands de bibeloterie dans le hall incitent à se demander si on est vraiment dans un temple. Et puis, on peut rentrer dans le sanctuaire darshan, avec la bénédiction d’un clergé et de fidèles adorables et amusés.

Derrière le réservoir, on peut escalader les nombreuses marches menant à un petit temple infesté de singes très entreprenants. Le sanctuaire tout simple ne peut pas faire oublier la superbe vue sur la ville et ses nombreux lacs et espaces verts. On redescend par un chemin plus sportif ou par le même escalier qui mène à l’écoparc, un grand parc public très cher pour ce qu’il propose. Aux dernières nouvelles, la police interdisait la montée aux étrangers.

On peut parachever la découverte de Madurai en se rendant à la colline Samanar. Au-delà du petit étang couvert de lotus (et de détritus), du temple kitsch et de la colline aux formes étonnantes, on accède à une grotte temple jain dont la région abonde. Les gravures à même la roche rappellent la présence de communautés isolées autour de Madurai à l’époque où les moines d’Europe s’enfermaient dans des monastères.