Musée d’Art Islamique de Doha

Pour clore ma trilogie sur l’art Islamique, voici maintenant le Musée d’Art Islamique de Doha. J’ai conscience ici de passer sous silence sous silence la merveilleuse et intelligente rénovation de la galerie du MET à New York. Un manque que je finirai par combler.

Le MIA émerveille  par son contenu et son son contenant. Le grand Ioh Ming Pei, architecte de la pyramide du Lovre, l’a conçu sur la scénique Corniche de Doha. Ce bâtiment admirable sert d’écrin à des collections exceptionnelles de par leur diversité et leur richesse. Le propos est didactique et propose une double approche : chronologique et thématique.

Des origines de l’art islamique aux Mongols

Les collections très complètes se répartissent sur deux étages. Le RDC de l’édifice, lui, accueille des expositions temporaires d’une grande qualité et une très belle boutique. Le toisième  étage correspond à un restaurant et des expositions plus petites.

On commence généralement les visites au 2e étage. On y aborde de manière chronologique l’art islamique. A commencer par  la naissance de l’Islam dans la région du Hijaz (VI-VIIe) et la diffusion de la parole sainte grâce à l’écriture. Des vitrines exposent des pages de Coran ainsi que des céramiques. Ces dernières constituèrent un support privilégié d’écriture dès les débuts de l’Islam.

Une deuxième salle en enfilade présente la dynastie Omeyyade. On la voit d’abord dans sa branche syrienne. Puis apparaissent ses apports espagnols (Xe) avec des chapiteaux venus du magnifique palais de Mdinet al Zahra, non loin de Cordoue.

Les Abbassides vainqueurs de la dynastie damasquine firent de Bagdad le centre du monde islamique dès le IXe. Ils apparaissent dans le travail du verre. Alors que les fatimides vont s’illustrer dans la joaillerie. La grande salle suivante s’intéresse à l’Iran seldjoukides et à ses merveilles d’orfèvrerie (candélabres) mais aussi aux très beaux carreaux de céramique. Elle annonce l’arrivée des Mongols avec notamment un magnifique kaftan complété de gants et coiffe (XIIIe).

Des Mamlouks aux grands Empires

On découvre alors l’Egypte de Saladin grâce à des manuscrits scientifiques et des fontaines. On passe ensuite à l’Egypte des mamlouk (XVe)s. De belles lampes de mosquées en verre, de prestigieuses albarelles, pots a pharmacie, illustrent cette période. On peut y rattacher des chefs d’œuvre de bois comme des grilles de moucharabieh et des portes sculptées cairotes.

L’époque timuride quant à elle, apparait au travers d’échiquiers, de céramiques et d’un très étonnant tapis de jeu. On rentre alors dans l’âge d’or des grands Empires (XVI-XIXe). L’Iran tout d’abord avec les œuvres Safavides : de magnifiques tapis ainsi que d’étonnants portraits repris ensuite à l’époque Qajar et des manuscrits de toute beauté comme les pages du fameux Shanameh. Vient ensuite l’empire Moghol qui dura en Inde jusqu’à la colonisation anglaise. Il créa des merveilles de bijoux, poignards et manuscrits notamment.

Enfin, l’Empire ottoman célèbre pour ses céramiques florales s’expose ici dans une spectaculaire armure.

Le premier étage propose une vision plus thématique de l’art Islamique. Une salle aborde  l’écriture et ses supports (bois, pierre, textile, parchemin, céramique, orfèvrerie entre autres). Une autre s’intéresse aux motifs iconographiques qu’ils soient floraux, géométriques ou calligraphiques. Il faut absolument prendre le temps de voir la fantastique collection d’astrolabes et une rarissime tente Moghole (XIIIe) quasi complète. On attaque cet étage à partir du grand salon central qui expose les œuvres majeures du musée. Une synthèse magistrale pour le visiteur pressé.

http://www.mia.org.qa/en/

Autour de Trinidad

Pour qui passe plusieurs jours autour de Trinidad, plusieurs activités s’offrent en dehors de la découverte des rues pavées.

On peut commencer par prendre un peu de hauteur. Vous pouvez alors monter à l’antenne radio qui surplombe la ville au-delà de l’ermitage effondré de Notre Dame de la Chandeleur. Il faut aimer les ordures pour aborder cette petites grimpette (une demi-heure). La vue est intéressante, quoique moins belle que celle du clocher de l’église Saint Francois.

 Pour les randonneurs, autour de Trinidad

Parce qu’il n’est pas toujours facile de marcher à Cuba…
Au départ de Trinidad, on peut rejoindre Topes de Collante . On peut alors aller marcher dans le magnifique massif de l’Escambray, deuxième chaine montagneuse de Cuba. Il faut compter environ 45 mn en revenant sur la route de Cienfuegos. La route est un peu abrupte avec un arrêt intermédiaire à un mirador aux magnifiques échappées. Après avoir traversé de belles vallées luxuriantes, on parvient devant le centre pour visiteurs. On arrive au pied d’un énorme immeuble de type stalinien, ancien sanatorium. Pour curiste nostalgique de la RDA uniquement. Topes de Collante offre le meilleur réseau de balades de Cuba. Malheureusement, chaque promenade se paye et les prix sont élevés (pour les touristes 10 cuc par personne, 5 pour les residents)

http://geomedica.com.ar/centros-medicos/centro-de-calidad-de-vida-tope-de-collantes/

Le centre d’information est une base idéale pour obtenir cartes, renseignements, séjour aux toilettes. On peut éventuellement recueillir un apercu d’informations internationales sur le grand écran pour ceux en mal de nouvelles depuis le dernier hotspot…

De là, on peut partir le long du sanatorium vers les chutes de Caburni dans une descente vertigineuse et sans fin apparente (45mn). Celle-ci annonce une montée coriace sous la chaleur des tropiques. La balade est bien siganalée.
On part depuis l’hôtel Villa Caburni, à travers les cabanons plus ou moins abandonnés. De là s’amorce une descente impressionnante qui mène au guichet où se paye l’entrée de la promenade (10 CUC quand même). A l’arrivée, une magnifique cascade et une piscine naturelle pour se rafraichir et prendre des forces pour remonter (une bonne heure de marche).

Grâce aux cartes précieuses du centre d’informations, vous pouvez vous pouvez tenter deux balades sensiblement plus courtes la Batata et le jardin des géants ou Vegas grandes.

Pour les amateurs de plages, autour de Trinidad

Vous pouvez vous rendre à Playa Ancon : une belle plage sur la côte Caraibe semée d’hôtels cubains. A éviter les week-ends d’été si vous ne supportez pas les détritus. Ancon se situe à 12km au sud de Trinidad. A cheval ou vélo….

Vous pouvez aussi tenter le Petit village de pêcheurs de la Boca avec des chambres à louer, mais la plage est bondée de locaux, et donc de détritus, et de moustiques à la tombée de la nuit. On peut aussi pousser jusqu’au Vieux port de Casilda, un certain charme. Mis on ne peut pas rentrer….

Enfin, vous pouvez vous rendre au parc el Nicho. Le chemin s’embranche sous le pont à l’entrée de Trinidad en venant de Cienfuegos. Il faut payer à l’entrée près du ranchon. Vous trouverez une possibilité de balades a cheval. Au bout d’une route très chaotique, un grand et beau chemin de 3.5 km mène à une cascade dans laquelle on peut se baigner.

Escapade à Montréal

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Au départ de la Havane, Montréal est à la fois proche et compliquée à atteindre.

En soit, il ne s’agit que d’un voyage de 4h pour les chanceux qui auront trouvé place à bord d’un charter ou air China dont les vols se raréfient malheureusement et augmentent en tarif. Sinon il vous faudra supporter les risques de retard voire d’annulation, de revente à des compagnies lowcost des compagnies locales.. Ce qui se traduit par des retards et des services inexistants (ni repas, ni écrans). Mais si vraiment ces quelques considérations bassement matérielles ne vous effrayent pas vous pouvez toujours tenter de venir passer un grand week-end à Montréal. Pour le coup, il s’agit d’un bon moment de dépaysement. Ce même si le temps est rarement clément. Beaucoup de neige l’hiver, de pluie au printemps. Mieux vaut venir thermiquement préparé.

La ville se répartit en quartiers distincts facilement joignables en métro. La passe de métro coute 3,20 CAD, l’aller-retour 6 CAD.

Le quartier français

Le centre historique et les bords du Saint-Laurent constituent l’image la plus connue de Montréal. C’est le vieux quartier entre la place d’Armes avec la basilique Notre Dame et la place Jacques Cartier. Les vieilles maisons de granit rappellent les villes de la côte bretonne. Les rues animées par des restaurants et cafés charmants sont bordées de monuments. On voit ainsi l’hôtel de ville duquel de Gaulle lança son appel à l’indépendance québécoise. Puis le château Ramezay ou le musée archéologique de Pointe-à Caillière avec des expositions intéressantes. https://pacmusee.qc.ca/fr/

Le Centre ville

Le centre-ville (autour de Ville Marie et de l’Université Concordia). L’architecture des années 1960 ne fascine pas forcément mais le quartier vaut essentiellement par son animation, ses restaurants et cafés. Ils abondent particulièrement sur Sainte Catherine et Crescent, près de l’Université Concordia. A voir également, les musées. Ainsi, le Musée des Beaux-Arts avec de très belles expositions, et une belle collection d’art autochtone. https://www.mbam.qc.ca/


Dans Le quartier de McGill, on peut visiter l’université, quasi en plein centre avec ses bâtiments monumentaux de la fin du XIXe siècle, des muséesaussi. Le Musée Redpath regorge de tout alors que le McCord se consacre à l’histoire du Canada. En revanche il vaut mieux savoir à l’avance que les musées sont hors de prix au Canada.


Les quartiers résidentiels

Le Plateau ou le quartier des français (autour du Collège Stanislas) charme par ses maisons victoriennes, ses parcs et son ambiance très plaisante. De ravissantes boutiques alternent avec des restaurants branchés le long des l’avenue Mont-Royal, Bld Saint-Laurent et rue St Denis.
Côte des neiges regroupe les immigrés et beaucoup de francophones autour du Collège Marie de France. C’est un quartier plus simple, mais sympathique et très francophone. De là, on accède à l’immense et magnifique Parc du Mont-Royal, d’où la vue est spectaculaire.
Westmount : les belles maisons montrent la puissance des anglais dans cette enclave qui refuse sa participation au grand Montréal. Les grandes familles échappent ainsi à l’imposition. Le quartier est vert et abonde en belles maisons à l’américaine. Moins cossu mais très résidentiel, le quartier Outremont peut se traverser par la sympathique avenue Bernard.
Les marchés Jean Talon et Atwater représentent eux aussi de belles échappées à la française en terre nord-américaine.

Chateau Ramezay

Escapade à Ciudad de Mexico

Ciudad de Mexico  (CDM, on n’utilise plus le vocale de District Federal) suscite des commentaires en général négatifs…Et pourtant au départ de la Havane c’est réellement une destination idéale. D’abord parce qu’il faut finalement moins de 3h pour relier la capitale mexicaine (interjet ou aeromexico proposent des tarifs attractifs) , ensuite parce que l’escapade permet de changer de monde et de découvrir au plus près des civilisations anciennes, complexes et passionnantes. De quoi satisfaire l’amateur d’art et d’histoire, l’amoureux de magasins, le gastronome en mal de mets savoureux mais aussi le simple promeneur en quête d’une belle ville à explorer. La semaine sainte est idéale car la ville se vide de son trafic routier et de son chaos habituel.

https://www.interjet.com/es-mx/destinos/cub/vuelos-la-habana

Se loger

Par où commencer ? D’abord le logement, plus que le confort, la localisation importe à Ciudad de Mexico (centrale si possible) particulièrement dans une ville réputée dangereuse. Mais l’est-elle vraiment beaucoup plus que les autres grandes capitales?  Evidemment, il convient de prendre les précautions essentielles. Ainsi, il faut éviter toute tenue ostentatoire,  balade dans des quartiers peu sûrs,  sorties nocturnes hors des sentiers battus…Bien sûr les quelques conseils de prudence habituels s’appliquent pour tout arpenteur de grandes cités. Il vaut mieux  préférer les voitures uber qui permettent d’éviter le maniement d’argent. Pour autant, le métro  le metrobus ou les taxis commandés et recommandés par les restaurants et hôtels ne posent aucun problème. En revanche il faut proscrire les  taxis hélés dans la rue. On peut aussi prendre les bus à impériale ou turibus qui sillonnent les zones touristiques (4 itinéraires différents, pour approximativement 10 dollars par personne).

https://www.metrobus.cdmx.gob.mx/

La même carte magnétique achetable et chargeable à l’aéroport s’utilise pour les bus et les métros ce qui évite tout échange d’argent dans les transports en commun.

Pour vous rassurer

Les quartiers historiques et touristiques ne posent pas de problèmes de sécurité et sont fabuleux pour qui sort de son île isolée…On peut donc y marcher tranquillement. Les gens sont beaucoup moins agressifs que dans beaucoup d’endroits. Les mexicains vous demandent gentiment s’ils peuvent vous aider Cependant, jamais ils n’insistent  pesamment pour vous vendre quoi que ce soit et ne sifflent pas sur votre passage. Les gens sont au contraire courtois et souriants, ils retiennent les portes, vous proposent assistance et conseil sans jamais insister et sont ravis de voir les touristes apprécier leur beau pays et leur culture si riche.

Les guides papier tout comme le site du Quai d’Orsay se couvrent en annonçant le pire mais la situation de Ciudad de Mexico s’est considérablement améliorée sur le front de la sécurité ces dernières années et encore une fois pour peu qu’on prenne ses précautions, il n y a vraiment pas de quoi avoir peur….pas plus que dans les autres grandes villes en tous cas!!!!!

la Havane africaine

La Havane africaine revendique ses racines de par sa population, la musique et les rythmes mais aussi par ses pratiques religieuses.… http://visitesfabienne.org/wordpress/une-matinee-chez-natalia-bolivar/

Casa Africa

On peut évoquer la vie dans les plantations à la Casa Africa. Cette maison musée  regroupe en effet la collection de Fernando Ortiz, célèbre père de l’anthropologie cubaine. http://www.berose.fr/article1699.html?lang=fr

La casa se situe à l’angle de Mercaderes et Obra Pia dans la vieille Havane. https://www.ecured.cu/Casa_de_%C3%81frica

On y voit effectivement des dons faits par des Etats africains par le biais de ministres, d’ambassadeurs. D’où des lacunes ou au contraire des pièces redondantes. Cette casa s’intéresse à l’Afrique subsaharienne en complément à la casa de los Arabes consacrée à l’Afrique du nord. Elle s’organise sur trois étages. Le rdc  accueille de nombreuses manifestations musicales. Il permet d’aborder la vie difficile des esclaves. Dans l’escalier, une grande carte de l’Afrique montre les différentes zones de provenance de ces esclaves. Alors que le 1er étage s’intéresse davantage au phénomène de transculturation et au syncrétisme religieux si particulier à Cuba. Des objets rituels illustrent le culte des Orishas, ou Santeria. Il s’agit d’un mélange d’animisme nigérian apporté par les esclaves. Il  se mâtine des leçons données par les prêtres catholiques.

Le reste du musée expose des objets africains récents pour la plupart. Différents pays amis d’Afrique, en particulier l’Angola les ont offerts au pouvoir actuel.  On peut parachever cette visite en se plongeant dans les transes dominicales du Callejon de Hamel. http://visitesfabienne.org/wordpress/cuba/la-havane-2/la-santeria/

Les banlieues africaines de Regla et Guanabaco

On peut aussi se rendre à Regla http://visitesfabienne.org/wordpress/cuba/autour-de-havane/balade-a-regla/ ou à Guanabacoa. On accède dans ce qui ressemble aujourd’hui à une bourgade provinciale soit depuis Regla, soit depuis la via Blanca. Des maisons en ruine attestent d’un passé plus glorieux. Cette bourgade a été le lieu de regroupement des derniers Indiens Tainos avant de devenir un marché aux esclaves. D’où une forte influence des cultes d’origine africaine. On relève aussi l’existence dans la ville de 14 temples de la société secrète Abakua. Les deux autres règles celle des Congas ou de Palo Monte et celle des Orishas dite Santeria, se pratiquent uniquement chez soi.

Près de l’église, sur le parc Jose Marti, une jolie maison coloniale abrite un  des musées les mieux aménagés sur le sujet . On y voit de vrais objets rituels, costumes, soupières, objets de divination. Ceux-ci sont joliment exposés et les gardiennes, ravies de recevoir des visiteurs,  sont prêtes à les diriger.

La Casa Yoruba

Plus central, le quartier de la Havane situé entre le Théâtre Marti et la place du Christ Voyageur abonde en boutiques spécialisées dans les cultes et costumes.  La casa Yoruba, juste en face du parc de la Fraternité en donne une lecture. Dans une ambiance tenant de la forêt primaire en plastique et de la caverne, on y voit les Orishas principaux. Ces divinités de la nature du panthéon Lucumi apparaissent sous forme de poupées grandeur nature avec leurs attributs et caractéristiques. Le musée est aussi un lieu d’offrandes, de musique et de danses. On y découvre donc les  grandes figures. Yemaya est associée à la vierge de Regla, Sainte patronne de la Havane. Oshun lui est assimilé à ND de la Charité Sainte patronne de Cuba. Très puissant, Chango  emprunte à la Sainte Barbe chrétienne son pouvoir sur le feu. Il se revêt de rouge pour incarner la force la violence et la virilité. On apprend aussi les rituels familiers, qu’il s’agisse de dépôt d’offrandes, de bâtons ou autres objets de culte. Le bâtiment offre également une boutique  ainsi qu’une petite librairie qui propose des manuels de rites.

Santa Clara

Santa Clara, capitale de la province de Villa Clara, située à 260km  au sud-est de La Havane n’est a priori pas la ville la plus fascinante de Cuba.  Pour autant, elle est un moint de départ ou d’arrivée pour les touristes. Elle représente aussi une étape essentielle pour les amateurs de Révolution

.http://visitesfabienne.org/wordpress/de-la-revolution-a-la-denonciation/

De la Révolution à la Dénonciation

Une ville universitaire marquée par la Révolution

Fondée en 1689 par les résidents de Remedios en butte aux pirates. Elle connut son heure de gloire lors de la Révolution. En effet, Che y mit en déroute l’armée cubaine. Aujourd’hui, elle n’attire que les touristes en transit vers Cayo Santa Maria ou les égarés de Air Transat débarqués à ll’aéroport provincial Abel Santamaria.. Pourtant là encore, l’argent généré par le tourisme a permis de nettoyer le centre ville qui offre un véritable charme. Au niveau national, la ville, industrielle, doit son renom à son université.

Les groupes se dirigent en priorité, et parfois exclusivement, vers les monuments évoquant la présence de Che Guevara. Ils y évoquent son rôle dans la chute de Batista. Pourtant, la ville offre d’autres attraits.

Une visite de Santa Clara ne peut bien sûr pas ignorer le formidable mausolée au héros argentin, libérateur de la ville en 1958, ni l’étonnant monument au train blindé. Il consiste en une reconstruction de l’attaque d’un train de munition destiné aux troupes du dictateur et arrêté par l’armée révolutionnaire. Cette victoire fut décisive pour l’avancée de Che et des siens. Dans un parc, le bulldozer utilisé pour stopper la locomotive et arracher les rails, ainsi que les wagons forment l’essentiel du complexe. Une sculpture commémorative complète l’ensemble. (9h-5h30 du Lundi au samedi). Un peu plus loin, une sculpture émouvante du Che portant un enfant devant le siège du Parti Communiste.

https://www.lepoint.fr/monde/cuba-honneur-a-che-guevara-50-ans-apres-sa-mort-08-10-2017-2162953_24.php

Un joli centre

On peut traverser le pont et rejoindre à pied le Parque Vidal, centre de la ville. Cette place centrale, interdite au stationnement automobile, abrite quelques jolis édifices. Elle a été joliment restaurée. En fait, hormis l’hôtel Santa Clara Libre, immeuble moderne sans grâce et très très vert, les facades coloniales et éclectiques alternent agréablement. S’y cotoient ainsi le Musée colonial provincial, le charmant Théatre de la Caridad, construit en 1885, l’un des plus jolis du pays.

De cette place , on peut rejoindre toujours à pied, près de la station de bus Viazul, le mausolée de Che Guevara. L’immense place est gardée par une statue de bronze datant de 1987, soit 20 ans après la disparition du Che. Le mausolée ainsi qu’un petit musée, est accessible à l’arrière de la statue. Il abrite la dépouille du chef révolutionnaire avec les sépultures de ses proches. Un large panneau expose les évènements marquants de la vie du célèbre combattant, mais aussi les mots d’adieu de ce dernier avant de quitter Cuba et l’évocation de sa mort en 1967 en Bolivie.

Le site est accessible du mardi au dimanche de 9h30 à 16h30. Il est fermé tous les lundis.

Sancti Spiritus

Eternelle seconde, la capitale provinciale de la province de Sancti Spiritus est moins connue, moins louée que sa voisine Trinidad. Pourtant la ville de Sancti Spiritus est dynamique, riche et ravissante. Elle est riche pour Cuba car elle profite des retombées régionales du tourisme trinitéen. Elle présente un patrimoine architectural magnifique et bien entretenu La cité coloniale a en effet connu une restauration massive pour le 500e anniversaire de sa fondation  en 2014.

Un joli centre colonial

La place principale nommée parc Serafin Sanchez a été fouillée, nettoyée et embellie.  Cela a permis de mettre à jour les vestiges du couvent St Francois . Le musée municipal expose d’ailleurs des tessons. Autour du Parc Central, de jolis bâtiments coloniaux voisinnent avec des immeubles quasi haussmanniens pour quelques édifices comme les deux cinémas. Elle joue le rôle de hotspot.

Depuis cette place, s’articule le traditionnel damier de rues, si typique de l’urbanisme colonial. L’argent de l’Unesco a également permis de restaurer les rues. La rue Maximo Gomez  mène à l’Eglise majeure un peu beaucoup bleue à l’extérieur mais avec un chœur magnifique en bois peint en bleu et or.Restaurée également, La rue qui mène jusqu’au théatre a également fait l’objet d’une restauration soignée. Elle débouche devant le ravissant pont à quatre arches considéré comme unique dans l’ïle.   Le pont Yayabo symbolise en effet la ville.

En prenant la petite rue qui longe le Théatre (s Miguel) on voit de très jolies maisons coloniales aux couleurs fortes et bien réhabilitées. Une promenade longe pont sur une courte distance. On retombe malheureusement vite dans la fange et les ordures. Un petit café très sympa a côté du pont propose des cocktails et tapas et offre une carte de vins bien fournie.

Que faire, où loger

L’animation citadine se regroupe sur une rue piétonnière pleine de jolies ressources (boulevard ou Independencia). S’y succèdent effectivement boutiques, un marché et deux charmants hôtels boutiques sur les trois que compte la ville. Sans y dormir forcement (122cuc pour une chambre double au 1er février 2017) on peut profiter des jolis patios pour boire un verre ou diner. Hôtel Plaza sur la Place Serafin Sanchez, hôtel Florentia sur la rue Independencia et hôtel Rijos en face de l’église. Les menus et tarifs sont exactement les mêmes dans les 3 établissements tous les trois gérés par Islazul.

http://www.cubaism.com/fr/hotels/view/h%C3%B4tel-don-florencio/552

Les musées ouvrent en semaine de 9 à 17h sauf les vendredis et samedis de 9 à 13h puis de 20 à 22h. Ces horaires permettent aux visiteurs d’un soir de profiter pour 1 cuc par visite du Musée Municipal sur la place principale Serafin Sanchez (pas indispensable). Puis en descendant la rue Maximo Gomez, le Musée d’histoire naturelle petit mais sympathique et surtout le musée des arts décoratifs juste après l’église paroissiale. Cette grande et belle maison patricienne surnommée maison aux 100 portes se laisse visiter avec plaisir. Organisée autour de deux patios, elle offre une succession de salons d’acajou et de chambres aux draps brodés admirablement entretenus. Le tout est joliment scénographié et culmine dans la salle à manger avec sa vaisselle et surtout le salon de musique. L’escapade peut se terminer en musique à la casa de la Trova ou la maison des écrivains.

Bref un lieu de charme trop souvent négligé dans les circuits touristiques.

Buffalo

A la frontière entre Etats-Unis et Canada, Buffalo est un lieu de promenade pour les Canadiens en quête de bonnes affaires. Les multiples centres commerciaux qui entourent la cité lui assurent un renouveau bienvenu après des décennies désastreuses de désindustrialisation.

wrightEn sens inverse, les Américains, désireux de profiter des casinos tenus par les Premières Nations en territoire canadien s’empressent de traverser la frontière. Pourtant, malgré son centre-ville vidé d’habitants et de commerces, Buffalo mérite une visite architecturale.

Un temple de l’architecture moderne

Celle qui fut une des plus grandes villes américaine de l’ère industrielle propose en effet un fabuleux panorama de l’architecture de la fin du XIXe aux années 1950 . Il peut s’admirer de l’arcade du marché au City hall Art Déco (1931), en passant par le Guarantee Building. Cet immeuble est le chef d’œuvre de  Louis Sullivan. L’architecte est considéré comme l’inventeur du gratte-ciel . Construit en 1896 le Guarantee, devenu Prudential, est l’un des premiers immeubles à étages construit avec une structure en acier et décoré de panneaux de terre cuite. On peut en voir d’autres exemples à Chicago.

Puis, on peut s’arrêter au Richardson Olmsted Complex (1870) premier exemple du style Ridchardson Romanesque (le néo-roman façon USA). En résumé, Buffalo offre une véritable leçon d’architecture moderne.

A celle-ci, s’ajoutent les extraordinaires villas de FLW. Ainsi, une visite de Buffalo s’impose pour tout amateur de Franck Lloyd Wright, ne serait-ce que pour voir l’un de ses chefs d’œuvre, la Darwin Martin House.

Des chefs d’oeuvre de Franck Lloyd Wright

map-wrightConstruite dans le quartier résidentiel de Parkside, cette maison avait pour but de montrer la richesse et la réussite de l’homme d’affaire.

Pour parvenir à satisfaire la volonté de simplicité et de beauté de son client, FLW travailla 4 ans pour lui. Il dessina un complexe de six maisons dans le style des maisons de la Prairie. Puis, pendant 30 ans, entre 1902 et 1935, les deux hommes échangèrent une volumineuse correspondance. Les deux fortes personnalités, l’une admirative, l’autre en quête de financement, s’opposèrent sur tout. La taille de la maison, les matériaux, la cheminée, les meubles, les achats et mêmes  les dettes de l’architecte. Wright imposa sa volonté, ses goûts et ses manies à son client.

Un architecte exigeant et prolifique

La petite histoire raconte que l’architecte conservait une clé de ses réalisations. Ainsi, il n’hésitait pas à venir vérifier longtemps après la fin de la construction, que le propriétaire avait bien respecté ses volontés,. Apparemment, il allait même jusqu’à remettre les meubles à la place qui selon lui leur convenait… En l’occurrence, il imposa à  D. Martin une maison plus grande, et bien sûr beaucoup plus chère, que celle initialement désirée.

Cette maison st un modèle du style de la Prairie, ouverte avec sa longue et basse bâtisse principale. Une longue pergola ouverte mène à une serre dont la statue classique Nike de Samothrace est le point de mire. Les vitraux géométriques et colorés et des piliers soutenant les toits débordants sont également typiques.

Peu après l’inauguration et deux ans après la mort de son mari, Mme Martin aveugle et ruinée par la Grande Dépression abandonna la maison. Elle la trouvait sombre et dangereuse et ne pouvait plus l’entretenir.

La maison de vacances de Martin a également été restaurée à  Graycliff (www.graycliffestate.org), au sud de Buffalo, sur le Lake Erie .

On peut aussi aller voir la boathouse (www.wrightsboathouse.org), le mausolée (www.blueskymausoleum.com) et les maisons privées d’autres cadres dirigeants de Larkin Soap Co, la compagnie pour laquelle travaillait M Martin. Wright reconnu pour ces maisons fut aussi commissionné pour construire le siège de la compagnie, malheureusement détruit en 1950.

Read more: http://www.post-gazette.com/ae/art-architecture/2013/08/04/Buffalo-is-a-major-site-for-Frank-Lloyd-Wright-architecture/stories/201308040231#ixzz3BcHyqaOc

Lire aussi l’extraordinaire roman the women par TC Boyle sur la vie et la personnalité de FL Wright http://explorebuffalo.org/tours/

L’héritage colonial de Toronto

C’est une belle balade pour découvrir l’héritage colonial de Toronto  autour de l’AGO. Le musée des Beaux-Arts, fondé en 1911 s’est agrandi à de nombreuses reprises. Ce quartier illustre les changements sociaux depuis l’époque coloniale. A cette époque, les autorités britanniques distribuaient des parcelles deterritoire en parcelles destinées. Celles-ci furent ensuite subdivisées en faveur d’une bourgeoisie nouvelle. Enfin le quartier connut différentes vagues d’émigration.

Une belle demeure coloniale, The Grange 

Cette promenade peut se commencer au métro Osgoode devant la maison Campbell à l’angle de University et Queen. On suit alors Queen West en passant devant st Patrick Market. Puis on rejoindt la rue John qui remonte vers the Grange. On accède alors à l’allée majestueuse. Celle-ci du lac menait à la demeure géorgienne. Aujourd’hui encore, elle se détache sur l’étonnante façade bleue crée par Franck Gehry pour servir de lieu d’exposition a l’AGO. Bien qu’il soit t né dans cette rue, le grand architecte a pris la nationalité américaine très jeune. Du coup, l’AGO, sa première commande  canadienne ne date que de 2009 !

Franck Gehry est notamment connu pour le Guggenheim de Bilbao ou la fondation LVMH . Gehry, le Torontois caché https://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Gehry

Sur l’AGO : https://ago.ca/

et mon article : http://visitesfabienne.org/wordpress/canada/toronto-visites-de-musees/ago/

On passe devant l’église st George the martyr,1845, anglicane. Elle a brûlé en 1955. Il n’en reste que le clocher. Les services ont lieu dans le réfectoire. Puis on continue dans le joli jardin. Au débouché de la rue John sur la droite, se dresse une batisse de briques. University Settlement house date de1926. Cette organisation caritative lutte depuis 1910 pour améliorer les conditions de vie des canadiens. Elle aide en l’occurence des vagues de nouveaux arrivants de ce quartier.

Transformée en Musée des beaux-Arts

The Grange, belle maison géorgienne, remonte à 1817. Construite pour d’Arcy Boulton elle a été agrandie en 1875. De l’ancienne maison, subsiste la bibliothèque aujourd’hui restaurant des abonnés de l’AGO. Sur la droite, le batiment en brique des Beaux Arts (OCAD) remonte à 1876. D’abord hébergé dans the Grange, il s’est vu dédier un édifice, agrandi en 1961. Enfin en 2009 le spectaculaire édifice coloré sur 18 m de pilotis a ouvert comme nouvelle école des Beaux-Arts.

Le bâtiment coloré de l’OCAD

On resort du joli jardin dans la rue de gauche, Beverley street face à une jolie rangée de maisons victoriennes. Les occupations des premiers occupants sont notées devant les portes. Y habitaient un notaire,  un vendeur mais aussi une veuve !!!!!

On longe alors une église de style romano gothique italianasante. Luis succède Deep qong manor de style italianisant. Construit en 1855 cet établissement recevait les jeunes travailleuses.  

A l’angle de Dundas rue ouverte en 1877 on aperçoit deux églises néogothiques : Our lady of Mount Carmel (1869) et St Patrick. On passe alors devant les jolies maisons victoriennes, de style néogothique, Queen Anne, et 2nd empire. En se retournant, on peut admirer la façade bois et verre de l’AGO de Franck Gehry. Elle affecte la forme d’une carène de pirogue pour souligner que Toronto est une ville construite en territoire autochtone. Plus loin, la statue de Henry Moore  rappelle que le musée contient l’une des plus belles et grandes collections du sculpteur britannique ( 131 bronzes).

Des parcelles lôties au XIXème s

On va alors remonter Beverley Street en passant devant une belle série de maisons victoriennes (au 14). Au 147 où habita Isabel King fille de W Lyon McEnzie et mère du PM, W McEnzie King..

Sur le trottoir West de Beverley Street, on voit de jolis exemples d’architecture second Empire. Au 136 Chudleigh House 1872 abrite aujourd’hui le consulat italien. Au 152, Cawthra House (1875) était une maison élégante. La magnifique G. Brown House 186 Beverley, (1876) attire l’attention. C’était l’impressionnante demeure du fondateur du journal le Globe.

On peut alors faire un petit crochet par la rue d’Arcy (37) . S’y  trouve un Shtibeleh, petite maison servant de synagogue. Elle atteste la présence d’une communauté juive à la fin du XIXes. On revient sur Beverley entre l’église chinoise baptiste 1886. Elle se situait anciennement à l’emplacement de l’hotel de ville lors du déplacement de l’un des quartiers chinois.

Un quartier marqué par les vagues migratoires

Aux numeros 196/198/200 on notera des maisons de style richardsonien romanesque (1888). Puis sur la droite, on emprunte Cecil street. On aboutit alors  sur l’église orthodoxe, une ancienne synagogue. Elle se trouve à l’emplacement d’un ancien champ de course où fut projeté la construction d’une centrale électrique. Ce projet se transforma finalement en logements sur Baldwin Street. De jolis petits restaus animent cette artère commerçante. Sur la vitrine de chez John,se lisaient encore avant la restauration en lettres hébraiques lait frais. Le quartier, qui a été habité par les anglais, allemands, russes, polonais, juifs est aujourd’hui chinois.

C’ouse 1872 aujourd’hui consulat italien, au 152, Cawthra House (1875) et enfin la magnifique G. Brown House 186 Beverley, (1876|), impressionnante demeure du fondateur du journal le Globe. On peut alors faire un petit crochet par la rue d’Arcy (37) où se trouve un Shtibeleh, petite maison servant de synagogue et attestant la présence d’une communauté juive à la fin du XIXes. On revient sur Beverley entre l’église chinoise baptiste 1886 anciennement à l’emplacement de l’hôtel de ville (lors du déplacement de l’un des quartiers chinois). Aux numéros 196/198/200 maison de style richardsonien romanesque (1888) puis sur la droite Cecil street et on aboutit sur l’église orthodoxe ancienne synagogue et à l’emplacement d’un ancien champ de course où fut projeté la construction d’une centrale électrique, projet finalement transformé en logements sur Baldwin Street avec de jolis petits restaus et la vitrine de chez John, où, avant restauration, se lisaient encore sur la vitre en lettres hébraiques lait frais. Le quartier, qui a été habité par les anglais, allemands, russes, polonais, juifs est aujourd’hui chinois.

Saintes, ville romaine

Pour changer de Cuba,  un petit tour du Sud Ouest nous a permis de nous arrêter à Saintes. L’amatrice d’Antiquité que je suis rêvait depuis longtemps de découvrir l’amphithéatre gallo romain, l’un des plus importants de France en dehors de la Provence. Pour autant, la ville offre beaucoup plus qu’un lieu de spectacle. Et, pour paraphraser un guide papier bien connu, elle mérite vraiment le détour….

Un fantastique amphithéatre

Le fantastique amphithéatre mixte, (moitié du 1er siècle) combine gradins adossés à la colline et structure porteuse. Il émerveille par sa taille mais aussi son état de conservation. Il témoigne d’une cité antique de taille respectable (15 000 hab) ce qui fait passer Lutèce pour un village. Si les gradins ont servi de matériaux de construction au fil du temps, la structure générale, les fosses et podium (podia plutôt : 1ers rangs des gradins) mais aussi les vomitoria, couloirs d’accès, sont admirablement conservés. Les Romains savaient construire pour durer…

Le petit plus est l’organisation du site. Bien pensée, elle préserve le caractère historique et champêtre. Les Arènes ressortent dans la vallée aménagée en un immense parc arboré. Des feuillets  bien faits sont distribués en plusieurs langues. On peut les redéposer  en divers endroits à l’issue de la visite. Des panneaux expliquent les lieux, et on peut profiter de visites guidées.

D’autres vestiges romains et médiévaux

De l’autre côté de la rivière, se dresse l’arc de Germanicus, point d’aboutissement de la voie romaine Lyon Atlantique. Un musée lapidaire, un rempart du IIIe s et des thermes attestent également du passé antique de la ville des Santons.arc

On peut également admirer le roman saintongeais dans cette halte sur la via Turonensis. Il s’agit de l’un des chemins de pèlerinage menant à Saint Jacques de Compostelle. Ainsi l’église Ste Eutrope, ancien monastère bénedictin comporte un double chœur superposé. L’église basse ou crypte, l’une des plus vastes d’Europe, (XIe) accueillait les pélerins. Ses extraordinaires chapitaux sculptés abritent un bestiaire et des personnages typiques de l’imaginaire fertile du Moyen-age. L’église haute, plus majestueuse permettait aux moines de se recueillir sans se laisser troubler par ces hordes de touristes médiévaux….

Cette église offre une lecon magistrale sur l’évolution de l’art roman puis gothique puisqu’elle ne fut achevée qu’au XVe. De la crypte au transept, elle nous donne une vraie chronologie de l’art médieval…

abbaye-aux-damesUne atmosphère plaisante

Des hauteurs de la ville, on peut passer devant la cathédrale St Pierre gothique puis traverser la Charente par une passerelle piétonne pour rejoindre la facade de l’Abbaye aux Dames sur laquelle s’ébat une fantastiques faune romane. Et vagabonder dans les batiments conventuels plus tardifs, salle capitulaire ou cellules des nonnes. En effet, il s’agissait d’un monastère féminin. Le bâtiment accueille aujourd’hui la cité musicale.

Pour autant, la ville séduit non seulement par la quantité et la qualité de ses vestiges romains mais aussi par sa jolie atmosphère. C’est d’abord un site fort plaisant, vallonné et vert aux bords de la Charente. C’est aussi une ville de province charmante, joyeuse et dynamique avec un air festif et une douceur de vivre. De grandes maisons entourées de jardins clos desquels s’échappent des roses trémières, laissent imaginer la douceur de vivre….Et puis l’office du tourisme est efficace et encourage à partir à la découverte de ses monuments que ce soit à pied, à vélo (prêté !), en petit train ou en bateau. L’offre tourisitique est en effet un modèle du genre. Elle laisse le visiteur libre de son type de découverte : visites guidées, itinéraires individueles, fascicules distribués gratuitement en diverses langues…saintes-1

Pour en savoir plus

http://www.ville-saintes.fr/culture-patrimoine/guide-culturel/