Musées Historiques de Toronto

Toronto regorge de petits musées, mémoriaux, maisons d’hommes célèbres localement regroupés sous le nom de Musées Historiques de Toronto.

origines toronto

Pour beaucoup il s’agit de maisons particulières, conservées ou recréeées. Ce sont souvent aussi des sites dont l’atmosphère a été restituée au moyen de mises en scène. Ils visent à garder vivante l’empreinte de ceux qui y ont vécu ou défendu de quoi forger le visage actuel de la ville.

https://visitesfabienne.org/belles-demeures-de-toronto/

Des petits musées facilement accessibles

Les Musées Historiques de Toronto sont disséminés à travers le GTA (General Toronto Area). Le site de la ville les répertorie et les a rendus accessibles au public. https://www.toronto.ca/explore-enjoy/history-art-culture/museums/

Vous acquiterez des droits d’entrée  minimes. L’entrée sera même  gratuite pour peu que vous passiez par une inscription à votre bibliothèque locale. Il suffit alors de demander un « Museum pass ».

 Des guides parfois très pittoresques et costumés les animent. Alors que des ateliers pour enfants, des reconstitutions très parlantes leur donnent un aspect ludique. Un conteur costumé vous fera ainsi parcourir les charmants salons victoriens de la belle demeure Spadina. Celle-ci domine les escaliers Baldwin et jouit d’un magnifique parc. Les dimanche d’eté, un concert classique a lieu  dans le verger  à 13h.

Vous pourrez également explorer l’imprimerie et la vie de William Mackenzie, premier Maire de Toronto et l’un des pères de la Confédération canadienne. Là encore une visite conte de manière amusante la leçon d’histoire locale.

Vous aurez le choix entre une dizaine de sites, de la maison bourgeoise, (Gibson House) à la ferme (Scarborough House) . Vous pouvez préférer l’école (Sion School House) ou le site du 1er Fort, lieu de naissance de Toronto (Fort York). Il y en a pour tous les goûts . Ainsi, la Galerie au premier étage du marché Saint-Lawrence se visite rapidement. En revanche Fort York a de quoi occuper un après-midi plus clément avec ses baraquements disséminés le long du Gardiner Expressway.

De quoi occuper agréablement quelques dimanches pluvieux avant le retour des beaux jours !!!

casa Loma

L’AGO, Galerie d’Art d’Ontario

Le grand canot moderniste posé sur la verrière le long de la rue Dundas  fait aujourd’hui figure de symbole de l’AGO, Galerie d’Art d’Ontario. https://ago.ca/

Pourtant, pour qui prend la peine de contourner le pâté de maison, une toute autre image de l’AGO apparait. Elle révéle une construction biséculaire. Ses agrandissements reflètent d’ailleurs  l’évolution d’ un quartier en constante redéfinition.

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Ici une visite du quartier de l’AGO : https://visitesfabienne.org/lheritage-colonial/

L’AGO, un bâtiment remarquable

Sur le parc accolé au musée s’ouvre en effet l’ une des rares demeures coloniales de Toronto « The Grange ».

The Grange Toronto

Construite entre 1812 et 1815 pour d’Arcy Boulton, gentilhomme britannique, cette belle maison géorgienne en briques rouges, rappelle l’époque des « Family Compact ». A l’époque,  la ville naissante de York motivait les aristocrates à venir d’Angleterre s’installer sur ces terres lointaines.  La ville se situait alors entre le petit centre urbain, autour de l’actuel marché St Lawrence et Fort York, près de Bathurst Street. L’idée consistait à attirer des colons pour  asseoir la couronne. Pour ce faire, celle-ci accordait des parcelles de 100 ares. Celle de D’Arcy Boulton, toute en longueur,  s’étendait de la rue Queen au Sud à la rue Bloor au Nord et  de la rue Mc Caul à l’est à la rue Beverley à l’ouest. Elle était donc très longue et étroite.

Pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille de 8 enfants, le propriétaire des lieux démembra dès les années 1840. Il vendit en effet des parcelles de ses terres au Nord au King College. Puis il céda au sud pour la construction de l’église anglicane st George le martyr .

On perça alors  les rues Dundas, St Patrick . pour être loties. En effet, des immigrants s’installaient dans le quartier autrefois aristocratique. Ils arrivaient par vagues  successives, d’abord des Iles Britanniques, puis d’Europe Centrale, et enfin de Chine.

Pendant ce temps, La maison,  passa entre les mains de William Boulton puis de sa veuve Harriet et de son second  époux, l’ érudit Golwin Smith. Le couple lègua la demeure familiale à la ville pour y abriter la première Galerie d’Art.

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De collections éclectiques à l’AGO

A mesure, que la ville croissait,  l’AGO s’enrichissait et s’agrandissait, devenant le miroir des modes architecturales. Une adjonction néo renaissance dans les années 1920 sert aujourd’hui de cour intérieure, puis les ajouts en béton brut des années 1969 et 1970 modernisèrent les galeries. Enfin,  le grand architecte local  mais oublié Franck Gehry n’habilla l’ensemble d’une enveloppe résolument contemporaine. Il couvrit ainsi de verre la façade Nord et de titane bleu la façade sud comme pour mieux la lier au lac.

ago toronto

A l’intérieur, les collections répondent à l’éclectisme architectural du bâtiment . Une remarquable collection d’ivoires anciens voisine avec un salon de collectionneur à l’ancienne,. Quelques très beaux hollandais répondent au « salon des  Impressionnistes » européens. L’étage se veut résolument  canadien exposant aussi bien des œuvres autochtones, que des impressionnistes et académistes locaux mais aussi le « groupe des sept », ici Lawren Harris..L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est groupe-des-7-ago-1024x768.jpg.On remarquera la magnifique collection du peintre autochtone Norval Morisseau. Son oeuvre très colorée illustre la richesse des arts canadiens. https://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/norval-morrisseau

On ne saurait finir une visite de l’AGO sans un crochet par la magnifique salle des Moore. Celle-ci correspond à la plus grande collection publique d’œuvres de l’immense sculpteur anglais. Elle jouxte une toute petite mais magnifique salle consacrée aux petits objets autochtones et aux arts premiers.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Moore-AGO-768x1024.jpg.

Puis s’ouvre la « Galleria  Italia » chef d’œuvre architectural de Gehry, élégant  trait d’union entre les galeries et la rue . On y déguste un merveilleux chocolat maya en surplombant  l’un des quartier les plus animés de Toronto.

Henry Moore, à l’AGO

Les musées de Toronto

Les Musées de Toronto sont nombreux et divers. Ils offrent de quoi satisfaire tous les appétits avides de culture. Vous n’aurez  donc que l’embarras du choix en fonction de vos intérêts personnels.

Les grands musées, de type AGO ou ROM sont très chers. Si vous restez un moment à Toronto, je vous conseille par conséquent l’abonnement annuel qui vous donnera accès à d’autres musées.

https://www.rom.on.ca/en

https://ago.ca/

Les Musées  généraux

  • Peinture, sculpture, Arts visuels : AGO
  • Civilisations anciennes : Royal Ontario Museum. Là vous aurez le choix entre l’art égyptien, l’art grec, romain, étrusque ou médiéval . Vous pourrez aussi arpenter la petite galerie d’art islamique ou celle des arts africains . Les amateurs de meubles et de textiles seront également comblés.
  • Art islamique : Aga Khan Museum Une fantastique collection.
  • Art Contemporain : Musée de l’Université https://artmuseum.utoronto.ca/
  • Minéraux, biodiversité, Histoire Naturelle : le ROM est un must
  • Musée de la céramique : Gardiner Museum
  • Sciences :  Planetarium  Mc Laughlin, Centre des sciences de  l’Ontario https://www.ontariosciencecentre.ca/,

Les Musées thématiques ou locaux

Ici le choix est vaste. En outre, la municipalité ouvre une quantité de petits musées, bon marché, voire gratuits pour les résidents détenteurs d’une carte de bibliothèque à jour. 

Queens Park et l’Université de Toronto

Après une première balade dans UoT, en voici une seconde autour de Queens Park et l’Université Toronto.

Explorer le Campus de UoT

Le bâtiment

Queens Park désigne depuis 1860 le parc, mais aussi l’Assemblée législative, et encore le bâtiment en grès de 1892, et le gouvernement d’Ontario. Le nom rappelle la reine Victoria. Sa statue (1903 par M Raggi), jouxte  en effet l’entrée principale.

Devant le bâtiment de style romanesque richardsonien, des statues d’hommes illustres sont dues au sculpteur W Allard (1903). On y voit Simcoe, Mowat ( Premier Ministre de l’Ontario pendant 24 ans, un record). On voit également un buste de William Lyon Mackenzie, journaliste, premier maire de Toronto. Il commémore le 100ème anniversaire de la rébellion de 1837. http://torontoplaques.com/Pages/Welcome_to_Queens_Park.html

On contourne le bâtiment de Queens Park par la gauche. Le monument au bataillon Mackenzie Papineau honore les soldats de la guerre d’Espagne (1937-38). On passe devant l’escalier éclectique menant à la suite du Lieutenant-Gouverneur pour admirer la façade sud de style néo-roman (1913) ornée de lions, blason, motifs héraldiques et inscriptions. De l’autre côté de la rue, relié aux autres bâtiments officiels par des tunnels et ponts, le bâtiment Whitney et Queens (1926) autrefois l’un des bâtiments les plus hauts à Toronto.

Autour de Qeens Park

Queen’s Park à l’angle de Wellesley, fut l’une des meilleures adresses dans les années 1920. Puis certaines maisons ont été acquises par l’université ou démolies.  William Christie boulanger d’Aberdeen, fondateur des Christie’s Biscuits se fit construire la Christie House au 100. Cette maison de style géorgien date de 1882.

Le site a été racheté en 1926 pour le Collège jésuite Saint Joseph  et ajouté à la propriété sur la rue Wellesley. La Faculté de droit,  au 39 Queen’s Park Circle, de style éclectique, fut construite en 1904 pour Sir Thomas White. Celui-ci fut considéré comme le meilleur ministre des finances de l’histoire canadienne.  Il a établi les fondements d’une économie moderne grâce à la loi de finances de 1914. Il a modernisé  aussi le régime fiscal présentant l’impôt sur le revenu comme une mesure de guerre temporaire.

On longe la remise qui accueille l’Institut McLuhan fondé en 1963. L’Institut prend le nom du célèbre professeur et théoricien de la communication. Tout près, la maison Millichamp de style Queen Anne avec de jolis motifs en terracotta (1892) est aujourd’hui l’Ecole de Théologie. On continue sur  Joseph Street jusqu’au 113 la Bibliothèque J Kelly de 1969 en béton bouchardé. Devant ,se dresse une sculpture de 1973 illustrant la fuite du monde traversé par les grands esprits : Christ, Gandhi Marx, Freud, St Augustin, Mc Luhan.

Les campus

Nous débouchons sur le Campus catholique St Michel avec sur la gauche Elmsley Place qui date de 1890. Le nom rappelle les propriétaires des terrains. Ceux-ci avaient déposé un plan d’aménagement d’une rue aux villas faites de matériaux identiques mais en styles différents . Se succèdent une maison romantique au 2. Les maisons 1 et 3 sont en revanche  éclectique , la 6 est médiévale.  Mais la 5 est néo-classique avec une entrée en biseau.

Dominant la place, le Sorbara Hall de Carlos Ott, de 2001 s’intègre aux autres bâtiments. Quant au Brennan Hall de 1939 il affiche un style Néo-gothique Tardif. Remontant Elmsley Place, on prend à gauche pour découvrir St Michael’s Quadrangle. Cette place s’articule autour d’une  sculpture en acier inoxydable “Michael” commémorant la fondation de l’université.

Nous arrivons sur le campus Victoria. Juste devant, se trouve le Jardin de la paix et de la compréhension de Lester B. Pearson. Celui-ci a été Premier Ministre canadien et Prix Nobel de la Paix en 1957. On remonte le long de la bibliothèque. Le Batiment Pratt moderniste des années 1960  a été rénové en 2001 . Suit le Anorthrop Frye Hall de 1967.

Un petit escalier nous mène alors près de la statue assise de Pratt (qui comme Frye enseignait la littérature). On arrive au beau bâtiment néo roman de Victoria College fondé par Ryerson 1892 et intégré à UoT en 1936.

A gauche, on parvient enfin devant la, Femme crucifiée (1979) une sculpture controversée dans la cour d’Emmanuel College. Ce bâtiment néogothique (1908) abrite des résidences étudiantes et un collège théologique. Plus moderne, le Théâtre Isabel Bader 1999-2001 reflète les édifices néo-gothiques qui l’entourent.  A sa droite, le Burwash Hall est devenu une cafétéria qui mène par une arche à Charles street west.

Le quartier financier de Toronto

       

Cette visite du quartier financier de Toronto emprunte Bay Street. Elle montre notamment comment la ville de Toronto s’est agrandie au cours du XXe siècle pour devenir la capitale économique et financière du pays.

Autour de la gare

Elle commence à la Gare (Union Station) sur Yonge Street. Ce beau bâtiment ouvert en 1927  est la gare la plus fréquentée du Canada. Y transitent en effet 6,5 millions de passagers par an. De style « Beaux Arts », contemporain de l’Opéra Garnier, elle emprunte les dimensions colossales des Thermes romains de Caracalla.  Ainsi, elle compte 18 immenses colonnes doriques de 27m de haut. Des pilastres plats séparant les fenêtres sans décorations sur 3 étages animent sa façade austère, longue de 750m. A l’intérieur, son magistral plafond vouté et son immense salle des pas perdus de 260m rappellent les noms des villes desservies à l’origine dans les médaillons.

En fait, le terrain a été conquis au XIXe siècle sur le lac  et sur l’ancien rivage. Vers 1900, cinquante ans après les premiers voyages en train à Toronto, près de 200 trains transitaient par la gare. Elle a pris le nom de Union car elle servait de liaison entre les grandes compagnies des Canadian National et Canadian Pacific Railways. Cependant, le trafic a beaucoup diminué, la gare a même été menacée de fermeture dans les années 1970.

Face à la gare, l’hôtel Fairmount date de 1929. Il  était à l’époque d’une modernité exceptionnelle : ascenseur, chauffage, eau chaude et baignoires dans les chambres. Aujourd’hui , c’est encore l’un des palaces, un lieu de RV. Au dernier étage, sur la terrasse, il jouit d’un potager avec des ruches. Architecturalement il adopte la forme  d’un fauteuil avec un dossier central et des accoudoirs. Cette architecture château typique de la chaine se retrouve dans tout le Canada. A l’époque de la construction un souterrain reliait la gare et l’hôtel.

En face de la gare, on accède au métro et au PATH, la ville souterraine près de la Sculpture ‘City People’ de Catherine Widgery. 

Banque de Commerce du Canada

Sur Front Street

En continuant, se dresse la Royal Bank Tower; de 1973-77. Il s’agit d’ un complexe de deux tours triangulaires  de 41 et 26 étages. Entre les deux, un atrium de douze étages vitrés modère le style international des tours. Les murs sont faits de vitres dorées pour refléter le soleil à facettes comme des cristaux de basalte….

Le bâtiment des douanes se trouvait près du port, de la gare et donc à l’arrivée des flux de marchandises. Il date de  1938. Ce bâtiment énorme épouse la courbe de la rue en une colonnade ionique telle celle de Regent Street à Londres.

Encore plus loin, sur Front, le Sony Centre, anciennement O Keefe Center offre une fantastique entrée avec une marquise surdimensionnée de style expressionniste et brutaliste. Effectivement, il est construit  en béton armé,  et doté de 3200 sièges. Il accueillait le ballet national et l’opéra avant le transfert sur Osgoode.

On voit derrière, sur l’esplanade, le condominium construit par Dan Liebeskind, auteur aussi du Musée juif à Berlin, et du Musée de l’holocauste à Tel Aviv, du ROM, ici une structure incurvée en verre bleuté

Le Hockey Hall of Fame

En continuant sur Front Street, on arrive au Hockey Hall of Fame  https://www.hhof.com/ (1885 de style Beaux Arts). L’entrée dans un petit pavillon entre des portiques est ornée d’un dôme de verre et de sculptures rococo. Le tympan est désaxé et dédoublé pour être vu des deux rues. Il se pare de nombreux éléments classiques :   piliers corinthiens, mascarons sculptés. Le tout est construit en grès de l’Ohio .

Avant de devenir un musée, la Banque de Montréal s’y était établie depuis 1817.  Elle s’enrichit dans les années 1880. Du coup, elle exhiba sa richesse dans de beaux bâtiments. Ainsi, son siège à Montréal en 1845 imite le Panthéon de Rome.  Fermé en 1982 ce bâtiment a été restauré et rénové pour devenir le Hockey Hall of Fame avec une entrée au sous-sol de la galerie BCE.  Devant, des sculptures, Canada, l’Equipe du siècle 1997  et Notre jeu ; d’Edie Parker; 1994.

Banque dans la Brookfield par Calatrava

Bay Street

Baystreet s’appelait à l’origine Bearstreet car des ours devaient y errer. Au fond de Bay street, on aperçoit la Tour de l’ancien hôtel de ville dans l’axe. Ceci implique qu’elle n’a pas été construite au centre du bâtiment pour en revanche être vue depuis Bay Street….

Dans Yonge street, on entre alors dans Brookfield Place BCE 1989-922. Il s’agit de tours de bureau reliées par une allée couverte entre Bay Street east et Yonge Street avec des arches d’acier peintes comme une rue bordée d’arbres. Au centre, une place à l’européenne avec une fontaine, un restaurant et un magasin de presse (journaux européens). Architecte espagnol,  Calatrava spécialisé dans les gares et ponts, avait comme cahier des charges de relier 3 tours, dans un espace chargé d’histoire.

Il a ainsi eu l’idée de déplacer dans la galerie La banque commerciale du Midland, fondée en 1832.  Située sur Wellington Street à l’origine, c’était la  plus ancienne du quartier, de style néogrec  en calcaire. Elle servait de banque au rez de chaussée, et de maison du banquier à l’étage.

En sortant de l’avenue, par Bay Street, on rejoint alors les bâtiments du Dominion Centre, Bank of Toronto. Six bâtiments de style International, datent de 1960 à 1990. Sur Wellington Street, la banque au 79,  expose au RDC une étonnante collection d’art Inuit. https://www.td.com/about-tdbfg/corporate-information/inuit-art/index.jsp

Cette extraordinaire collection est due à l’initiative de son directeur, M Lambert qui souhaitait faire connaitre à ses salariés l’art inuit. https://visitesfabienne.org/les-premieres-nations/


On traverse maintenant  la rue,  et on remonte les marches en face du Dominion Centre œuvre de Mies van der Rohe, le pape du less is more. Entre les tours, « la pâture », une sculpture de vaches au repos,. Elles apportent en fait un air de campagne pour « détendre les financiers » à l’heure du déjeuner. On traverse alors le bâtiment de droite et on parvient dans l’ancienne Bourse.

L’Angle des quatre banques

De l’autre côté de la rue, on monte maintenant des marches avec à  gauche une tour de Pei de 1972 l’architecte de la Pyramide du Louvre. Cet angle (King/Bay) regroupe depuis les années 1970 les 4 plus grandes banques de Toronto. Le petit escalier mène à une sculpturereprésentants des’éléphants (2002). La tour moderne ressort face au bâtiment ancien CBC (Canadian Bank of Commerce) de 1930 . Ses volumes intérieurs et plafonds empruntent une nouvelle fois aux plafonds des thermes de Caracalla. On traverse maintenant le Bâtiment d’Ernst &Young, pour retrouver Bay Street en passant le long du Bâtiment de la Bourse, avec une très belle frise art déco enchâssée dans l’ensemble des 6 tours.

On sort par un formidable façade néo romane sur King Street et on se retrouve face à la Scotia Bank (on peut  admirer à l’intérieur le relief Art déco (flèche, bois, agriculture… allégorie de la richesse de l’Amérique).

On reprend alors Bay street. A l’angle, la Banque de Montréal devait ressembler à l’origine à un temple. Mais la crise de 1929 a réduit les ambitions comme en atteste la partie supérieure. Plus haute, plus efficace moins décorée, elle témoigne d’une logique plus financière que décorative!

En face, le club « national »très select, (National Club Building). Etonnant de voir ce bâtiment néo géorgien (1874) au milieu de tous les buildings modernes  du quartier financier..

On rejoint ma balade dans le centre de Toronto

Aller à l’angle Bay Street / Queen Street, et regarder le bâtiment d’Hudson Bay angle Yonge / Queen. Ce fut le 1er grand magasin de la ville. En 1894, il représentait une vraie révolution. Créé par Mr Simpson, écossais. Face à lui, de l’autre côté de la rue, le concurrent Eaton. A la fin du XIXe et début XXe siècle, les deux se sont livrés une vraie guerre à base de publicités, promotions…Tout cela pour attirer les clients.

Le Bâtiment Hudson Bay est typique de l’école de Chicago et le premier du genre ici . L’ossature est en acier et non en fonte. Elle soutient l’édifice (au lieu des murs) ce qui permet d’avoir de larges vitrines pour mettre en valeur les produits commercialisés.

Autour de l’hôtel de ville

Sur Queen Street, ancien hôtel de ville  par James Lennox, l’architecte de Casa Loma. Ce batiment à fonctions multiples est de style néo roman Ridchardsonien …A l’époque, la tour proclame la fierté de la ville.

Lennox voulut signer son œuvre, selon la coutume. On lui refusa ce droit, en raison de ses dépassements budgétaires. Il se vengea en représentant les édiles en singes grimaçants sur les chapiteaux, à l’entrée du bâtiment . Le seul représenté souriant est James Lennox, au milieu d’eux ! Il s’amusa aussi à disperser (une lettre sur 3) sur la frise du sommet les lettres composant son nom…..

A l’intérieur du bâtiment, aller voir le rare beau vitrail.

Derrière l’ancien hôtel de ville, et cachée dans les entrailles du Eaton Centre, l’église de la Ste Trinité . Cette église était consacrée aux pauvres à l’époque, avec son presbytère et la maison du révérant. Un petit jardin rappelle ce qu’a été le lieu et accueille les déjeuners des gens qui travaillent ici mais aussi les deshérités toujours pris en charge par l’église.

Enfin, on arrive au Nouvel Hôtel de Ville par les jardins, il date de 1965. En bas du bâtiment,  on trouve des bureaux d’accueil pour les habitants de la ville. Devant, un miroir d’eau se transforme en patinoire l’hiver. On peut suivre la rampe pour finir sur l’inattendu jardin. Dernière surprise de ce parcours dans le Quartier financier de Toronto !!!

Les Hockeyeurs, devant le Hockey Hall of Fame

Les quartiers de Toronto

Voici un certain nombre de visites , à la découverte des quartiers de Toronto les plus intéressants de par leur architecture ou leur histoire.

J’ai eu la chance de profiter d’un an de formation au ROM. Au cours de cette année, j’ai accumulé pas mal de connaissances théoriques et pratiques sur la ville. et les quartiers de Toronto.

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Je vous présente donc dans cette rubrique les visites que j’ai pu tester et faire tester. Il y a ainsi deux types d’itinéraires, les balades purement historiques pour comprendre la formation de la ville et les balades plus architecturales.

Les balades historiques

Certaines promenade nous permettent de comprendre la formation de la ville. Pour ce faire, je vous recommande si vous en avez le temps de commencer par les origines de Toronto. https://visitesfabienne.org/aux-origines-de-toronto/

Cette promenade vise à montrer les lieux fondateurs. Avec la promenade autour de l’AGO (Toronto colonial), je m’attache à montrer comment l’on est passé de parcelles distribuées aux colons à des lotissements habités par des vagues de populations successives.

https://visitesfabienne.org/lheritage-colonial/

Vous pourrez compléter ces deux premières visites par le quartier financier puis le centre de Toronto. Elles ont pour but de montrer la croissance économique, démographique de la ville. L’idée est de voir combien les lieux de pouvoir économique et politique ont finalement peu bougé mais comment l’architecture nous révèle leur évolution.

Ces quatre promenades permettent en outre de découvrir des trésors peu connus, qu’il s’agisse de beaux bâtiments ou d’oeuvres d’art.

Des balades architecturales

D’autres quartiers plus au Nord nous permettent d’aborder l’architecture. Il en va ainsi des promenades sur le campus de Toronto https://visitesfabienne.org/campus-de-toronto/

Pareillement, la balade dans l’Annexe illustre le vocabulaire architectural typique dans les quartiers de Toronto :

Les styles classiques anglais

  • Emprunté à l’Angleterre, le style dominant du XVIIIe est le style Géorgien avec ses façades sobres et classiques.
  • Les « néoismes ». Comme en Europe à la fin du XIXeme siècle, les architectes de Toronto piochent dans les styles antérieurs . Le néo gothique voire néo roman ou néo byzantin servent pour les bâtiments religieux et les écoles. Les banques recourent davantage au vocabulaire néo renaissance ou néo grec. Les riches bourgeois apprécient particulièrement le néo baroque ou surtout le néoclacissisme à la française appelé ici « Style Beaux arts » (pour nous il est typique des constructions du second empire). Les maisons particulières affectent le néo géorgien ou néo colonial. Aujourd’hui certains n’hésitent pas à importer du néo espagnol.

Quelques styles très typiques de Toronto

  • Deux styles typiques de la région sont le style Italien (à la manière des Palais italiens) et surtout le Richardsonian romanesque. L’exemple typique en est l’ancien hôtel de ville avec ses volumes robustes et l’utilisation de briques ou de pierres rouges et sombres.
  • La fin du XIXeme est également marquée par le style Victorien et ses dérivés. Le Queen Anne se veut plus éclectique et fouilli alors que le Edouardien cherche plus de classicisme. On en voit beaucoup à l’Annexe.
  • On trouve au tout début du XXe siècle des bâtiments Arts and Craft, notamment dans le quartier de l’Annexe, l’architecte Eden construit sur ce modèle qui se veut plus artisanal et traditionnel

Toronto s’américanise dans l’architecture également

  • Dans les années 1920 / 30se développe le style Art Déco. A Toronto il est manifeste dans les bâtiments du quartier financier, Bourse, églises, immeubles de Banques sont des exemples de ce style géométrique.
  • l’Art moderne après la deuxième guerre mondiale va se développer d’abord sur une ligne dite internationale. On en a l’exemple avec les tours de Mies van der Rohe dans ma promenade dans le quartier financier. Ce type d’architecture utilise des matériaux nouveaux comme l’acier et le verre Les architectes tenteront ensuite l’aventure brutaliste comme au Sony Center dans la promenade aux origines de Toronto. Ici le matériau favori est le béton brut. Depuis les années 1980 se sont développés le post-modernisme et le style “high tech” qui révèle la structure de l’édifice comme à l’aéroport Pearson. Une volonté vernaculaire ou organisque apparait également dans l’architecture du ROM qui rappelle les minéraux exposés, ou à l’AGO ou les matériaux jouent sur les élements : le bleu acier du lac, le bois des pirogues mis en valeur par la modernité du verre.

Toronto

Toronto est riche de la multitude de ses quartiers, agrégés au fil du temps . ils donnent un caractère cosmopolite à cette ville dynamique et multiple !

Ce que l’on appelle GTA depuis 1998, ou Grand Toronto correspond à l’agrégation des quartiers centraux et des communes limitrophes. Cette communauté urbaine est la plus grande du Canada avec 6 Millions d’habitants. Elle comprend Toronto et 25 banlieues et depuis 2006 elle englobe la conurbation de Hamilton. 

Pour autant, dans ce site, je me concentre sur la ville fondée par les colons britanniques en territoire autochtone.

Petite histoire de Toronto

De nombreuses Nations ont habité au bord du lac Ontario. Les Senecas, les Mohawks et les Hurons. Puis les Iroquois eux mêmes supplantés par les Mississaugas. Au XVIIe, les premiers européens ont débarqué. Ils remontaient des Grands lacs vers le Lac Simcoe en suivant la Rivière Humber. Les routes qui convergeaient à l’emplacement de la ville actuelle étaient connues comme le Passage de Toronto.

Dans un premier temps le lieu a certainement attiré des trappeurs français. Des Français ont en effet du établir les premiers forts. Cependant ils ont du refluer lorsque les loyalistes britanniques ont quitté les Etats-Unis, juste au Sud au moment de l’indépendance. A la fin du XVIIIeme siècle, les premiers colons anglais se sont ainsi installés sur les berges nord de l’Ontario.

Le Gouverneur John Simcoe fonda alors la petite ville de York. Celle-ci subit des incendies et des incursions américaines, notamment en 1812 et dans les années suivantes.

Les territoires des Mississaugas rachetés, les colons obtinrent des parcelles qu’ils commencèrent à cultiver. Au cours du XIXème, avec l’arrivée de migrants des Iles britanniques, la pression immobilière augmenta. Les héritiers vendirent les parcelles initiales. Des investisseurs commencèrent à lotir la ville de plus en plus au Nord et de nouveaux quartiers apparurent.

Au XXeme siècle, l’apparition de la voiture permit aux habitants d’habitants de loger de plus en plus loin. L’arrivée de toujours plus d’Européens repoussait sans cesse les limites de la ville.

Aujourd’hui, les immigrés viennent principalement d’Asie et contribuent à faire de Toronto une véritable mosaïque humaine. D’une rue à l’autre, on change ainsi totalement de quartier dans cette ville qui compte pas moins de 4 Chinatown, une ville grecque, une petite Corée, un quartier Italien, pour les plus connus.

Le campus de Toronto

Cette semaine, célébrons la rentrée au campus de Toronto!

Pour faire suite à ma publication de la semaine dernière, je vous emmène sur le Campus de Toronto. La dernière balade explorait les collèges les plus anciens de l’Université de Toronto. Celle de cette semaine la continue à travers  le Campus de l’UoT. Puis elle part à la rencontre des collèges à l’Est du bâtiment du Gouvernement de l’Ontario et le bâtiment de l’Assemblée lui même.

http://visitesfabienne.org/wordpress/5190-2/

Une vraie promenade architecturale

Ce petit itinéraire vous fera découvrir les parcs verdoyants et les magnifiques bâtiments victoriens en grès. C’est un régal que de regarder plus attentivement les façades et leurs décors sculptés. Vous en profitererez de l’été indien si agréable à Toronto.

Vous pourrez longer philosopher’s walk, promenade plantée le long de la rivière couverte de Taddle Creek. Contournant le ROM, vous passerez devant les bâtiments anciens du musée et les verrières de l’Université, pour rejoindre les collèges les plus anciens.  Cet itinéraire universitaire vous permettra d’admirer les specimens les plus représentatifs et  glorieux de l’architecture torontoise de la fin du XIXe. Vous profiterez également de hâvres de verdure et de paix difficilement imaginables au centre d’une grande ville.

Sans oublier des visites de musées

Enfin, pour parachever cette promenade, je vous conseille un détour par le magnifique musée Bata sur Bloor. Il expose une des collections de chaussures les plus riches au monde. On y voit aussi bien une rarissime sandale égyptienne que les tennis de Roger Federer. Sonia Bata, héritière de la maison praguoise et exilée à Toronto pendnat la Guerre froide y a fait construire ce fantastique temple.

Vous pourrez également faire un tour au Musée Royal d’Ontario. Ce dernier fut fondé à l’origine pour regrouper les collections de l’Université. Il s’est agrandi grâce aux dons de citoyens aisés et généreux. La diversité des collections s’apprécie mieux si l’on suit des visites thématiques. En prenant une carte annuelle, vous reviendrez à loisir, découvrir chacune des galleries. Car le ticket d’entrée à l’unité, comme souvent au Canada, est hors de prix. il vaut mieux privilégier la souscription et profiter sans limite d’explorer chaque section.

http://visitesfabienne.org/wordpress/rom-royal-ontario-museum/

https://www.rom.on.ca/fr#/gallery/recent

http://www.batashoemuseum.ca/

verrière du ROM

Explorer le Campus de UoT

Ironiquement je profite de la fin des vacances pour vous emmener explorer le campus de University of Toronto (UoT). Il se situe entre Spadina Road, Queen’s Park et College Street au Sud et Bloor au Nord. Cette découverte se fera en deux phases. Cette semaine, une balade classique autour des collèges et bâtiments les plus anciens Kings et University. La seconde promenade nous emmènera autour du Parlement d’Ontario et les Collèges Victoria, Michael et Emmanuel. Une troisième pourrait nous faire découvrir les alentours du Musée Royal d’Ontario.

Origines de UoT

Le site Web de University of Toronto donne un aperçu historique très détaillé des bâtiments, de leur histoire et de leur fonctionnement. //www.greatpast.utoronto.ca/). et http://www.utoronto.ca/

Le campus à l’anglaise de la prestigieuse UoT est constitué de plus 40 pavillons éclectiques dans un grand parc. Il est né en 1827 autour de King’s College détruit depuis. Des rivalités religieuses ralentirent considérablement l’évolution de l’université. Le méthodiste Ryerson obtint en 1845 University college. Ce bâtiment remis à la province servit comme asile de fous jusqu’à sa démolition en 1886. Après quoi, il devint Assemblée de la nouvelle province d’Ontario après 1867 . En celà, il remplaça le bâtiment incendié à de nombreuses reprises sur Front Street. Le gouvernement provincial possède maintenant cet ilôt au milieu des propriétés de UoT.

Visiter UoT

Pour apprécier pleinement le campus, on peut partir de Queens Park en empruntant la très active College Street. On rejoint alors King’s College Road . Cette dernière se prend un peu pour une rue d’Oxford. On arrive alors sur King’s College Circle sur lequel sont rassemblés les édifices les plus représentatifs de UoT. Tout d’abord à gauche, le bel édifice néoclassique Convocation Hall avec un porche arrondi. De l’autre côté du beau carré de pelouse, University College et Knox College, de  belles constructions néogothiques qui font penser à un coin d’Angleterre.

C’est un plaisir que de rentrer dans les bâtiments néogothiques, pour flâner dans les cloîtres, corridors et autres Assembly Hall. Pour ce faire, il ne faut pas hésiter à profiter des portes ouvertes ou à rentrer. La grande majorité des bâtiments sont en effet publics. Un peu en retrait, Hart House et sa tour dédiée aux anciens combattants. On peut passer sous l’arche pour rejoindre Tower road. A moins que l’on ne préfère emprunter le petit chemin ombragé sur la gauche de la place. Il longe de jolis bâtiments. Les 2 rejoignent Hoskin street. On reprend à droite pour faire face à Trinity College, là aussi un bel exemple d’architecture néo victorienne. Ce bâtiment est si emblématique des universités nord-américaines sur le modèle anglais qu’il sert de décor dans de nombreux films.

On rejoint alors Philosophers walk, belle promenade aménagée le long de la rivière Taddle couverte et on arrive devant Queens Park qui fera l’objet d’une balade prochaine…

Belles demeures anciennes de Toronto

Un article pour découvrir trois belles demeures anciennes de Toronto grâce aux animateurs en habit d’époque.

J’en parlai déjà dans un autre article : http://visitesfabienne.org/wordpress/canada/toronto-visites-de-musees/les-musees-historiques-de-la-ville-de-toronto/

-Gibson House,

5172 Yonge Street, M2N 5P6, Tél. : 416 395-7432 .

https://www.toronto.ca/explore-enjoy/history-art-culture/museums/gibson-house-museum/

Cette maison autrefois entourée de fermes, jardins et moulins se niche à l’ombre d’un grand immeuble au fin fond de la moderne North York. Ce quartier se aujourd’hui fond dans le GTA 5greater Toronto Area).

Après 11 années d’exil politique aux États-Unis, le topographe David Gibson revint à Toronto en 1848. Mais il retrouva sa maison brûlée, mais pas sa ferme entretenue par sa femme. Il reprit ses activités et travailla pour la ville comme inspecteur de la Couronne, surintendant puis superviseur. En 1851 il construisit sa nouvelle maison, de style géorgien. Devenue musée de la ville en 1971, on y trouve beaucoup d’objets de la vie domestique d’une famille de l’époque. Des objets de toilette, couture, cuisine,  de voyage, correspondance et le journal de David Gibson..

Spadina House,

285 Spadina Road, M5R 2V5, Tél. : 416 392-6910

https://www.toronto.ca/explore-enjoy/history-art-culture/museums/spadina-museum/

On découvre cette belle demeure et son magnifique jardin au sommet de l’escarpement glaciaire qui surplombe Spadina Road. Aux mains de ses fondateurs, la famille de James Austin,  fondateur de la TD Bank, jusqu’en 1983. Ils la léguèrent finalement  à la ville. Entièrement et somptueusement rénovée en 2010, elle nous replonge dans les années 1920-30. Du papier peint au linoléum, des vêtements aux meubles et accessoires, tout a été rigoureusement reproduit d’après le travail des créateurs de l’époque. Surtout, ceux-ci ont puisé dans les collections personnelles de la famille. Ainsi, la cuisine « historique » présente un placard entièrement rempli d’épicerie de l’époque ainsi qu’un réfrigérateur et une hotte aspirante dans leur version 1930. Les différents jardins et potagers, parfaitement entretenus, participent également à la beauté et renommée de la maison. Y sont organisés des fêtes et concerts (au jardin tous les dimanches de Mai vers 13h).

Montgomery’s Inn ,

4709 Dundas Street West, M9A 1A8, Tél. : 416 394-8113

https://www.toronto.ca/explore-enjoy/history-art-culture/museums/montgomerys-inn/

Montgomery Inn accueillait autrefois les voyageurs à Toronto sur la grande route du Haut Canada. Construite par des immigrants irlandais vers 1830, à côté de leur ferme, cette grande bâtisse répartie sur 4 niveaux. Y  logeaient la famille de 7 enfants mais aussi les voyageurs de passage qui se retrouvaient à la taverne, fermée la nuit. L’activité de l’auberge s’arrêta en 1855 au décès de madame Montgomery. Seule l’activité de ferme demeura. Les héritiers vendirent la maison en 1945. Elle devint alors une église presbytérienne puis échappa de justesse à la démolition en 1962. Elle fut alors transformée en musée en 1975.

La visite reflète ainsi la vie d’une famille d’immigrants commerçants et prospères, ainsi que l’ambiance animée d’une auberge de voyageurs.