Goa

Je suis partie à Goa comme on part à la plage ou en soirée. Bêtement, je pensais qu’il s’agissait d’une ville avec un centre colonial. Il y aurait aussi des kilomètres de plages de sable blanc fréquentées par des touristes éméchés. Je m’étonnais que depuis Chennai l’arrivée à Goa s’effectue par un aéroport au nord et le départ par un autre aéroport, situé plus au sud. Ce devait être une grande ville pour disposer de 2 aéroports internationaux. Mais je savais aussi que nous allions aborder dans la zone la plus touristique de l’Inde. Il me fallait donc m’attendre à tout.

Goa, un état et non une ville

Je n’avais rien compris. Goa correspond à un état complet. Certes le plus petit de l’Union indienne qui en compte 28. Néanmoins un état à part entière, séparé en districts. Ceux ci se divisent en sous districts, les Talukas chacun avec une identité propre. Cet état dispose d’une langue le Konkani. Son originalité tient aussi à une culture teintée d’éléments lusitaniens, une aristocratie particulière et une scène culinaire bien à part.

azulejo

Goa se trouve coincée contre le Golfe Arabo-persique à l’ouest. Les Ghats de l’ouest la séparent de l’aride plateau du Dekkan. Au sud, le Karnataka la borde alors que le nord voisine avec le Maharastra. La bande côtière est donc le débouché quasi naturel des habitants de deux des villes les plus populeuses du pays. A savoir, Mumbai et Bengalore. Autant éviter les périodes de vacances locales (mi-mai mi-juillet et les grandes fêtes type Diwali)

Goa Institute of management

Aller à Goa, c’est en priorité sélectionner. Choisir entre les districts nord réputés pour leur sens de la fête et ceux du sud, plus calmes. Choisir entre la côte avec les plages les plus agréables du pays ou presque. Certes, il y a aussi celles de Andaman ou de Varkala. Ou préférer l’intérieur des terres moins connu et plus nature.

forêt Goa

Goa ce sont aussi des villes à l’atmosphère quasi sud-américaine avec leurs églises au charme portugais. Ces missions baroques n’ont quasiment pas d’égal dans le reste du pays. Nichées dans une végétation tropicale magnifique elles ont un air mexicain inattendu en Inde.

le fleuve

Car colonisée au XVIeme par les Portugais, Goa est restée un comptoir européen. Ce jusqu’au rattachement à l’Union indienne en 1961 seulement. De son passé portugais elle a gardé des liens étroits avec les autres comptoirs lusitaniens notamment Macao. D’où des influences chinoises mêlées aux souvenirs quasi hispaniques.

La nouvelle mini- série du moment

Cela devient une habitude, mais je ne vais pas traiter de cet état surprenant en un seul pauvre article.

En revanche, je vous propose de me suivre pour une nouvelle mini-série à travers cet état bien plus extraordinaire qu’attendu. Car les récits de fêtes et de tourisme de masse ne m’avaient pas laisser espérer grand-chose. Quelle ne fut donc pas l’heureuse surprise que de découvrir une région restée très authentique. Mais aussi très distincte du reste du pays.

curieuse baignade

 Alors suivez-moi dans les prochaines semaines. Nous partirons à la découverte de Panjim la petite capitale de ce micro-état au charme original.

maison de planteur

De là, je vous emmènerai à Old Goa, la capitale abandonnée de ce petit bout de Portugal. Nous y cheminerons à travers les églises, souvenirs de la colonisation mais aussi de l’évangélisation. Nous y retrouverons notamment la trace de Saint François-Xavier.

Puis nous continuerons sur les plages du sud autour de Margao. C’est la ville économique à l’ambiance fantomatique.  Le sud de Goa offre de magnifiques plages et une ambiance encore intacte à l’écart des grands flux touristiques.

la plage

Enfin le dernier chapitre de mon épopée vous fera découvrir les magnifiques demeures de planteurs dans le taluka de Salcete. Souvent en mauvais état, ces maisons offrent un charme que l’on s’attend à trouver davantage de l’autre côté de l’Atlantique.

Pêcheurs, Goa

Pas de fiestas dans ce blog, ni de nature donc. Mais de belles découvertes historiques et architecturales pour les quatre prochaines semaines de balades indiennes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *