Beaux-Arts Cubains

Edouard Laplante, vue de la Havane

Pour les Beaux Arts cubains, on initia un musée en 1913 et on construisit en 1954 un bâtiment de style rationaliste. La collection s’enrichit à la Révolution.  Ce musée abrite des collections universelles ( dans l’Ancien Centre Asturien en restauration) et les collections des Beaux-Arts cubains de l’époque de la colonie à nos jours.

http://www.lahabana.com/guide/museo-nacional-de-bellas-artes-the-cuban-collection-edificio-de-arte-cubano/

Museo Nacional de Bellas Artes – Edificio de Arte Cubano

En entrant, se retourner pour voir la mosaïque puis se diriger vers le guichet. Les photos et les sacs sont interdits. On commence la visite par le 3e étage (rampe au fond du patio.) Commencer par les salles d’art colonial (dont l’intérêt est essentiellement documentaire) sur la gauche.

Les débuts de la peinture cubaine

Dès l’origine de la colonie, les beaux-Arts cubains sont sous influence européenne. Au XVIIIe, l’esthétique baroque s’affirme tant dans l’architecture (façade de la cathédrale) que dans la peinture. On peut aisi admirer le portrait de Don Luis Ignacio Caballero maire de la Havane, 1802 par Juan del Rio.

Au XIXe, Cuba se transforme en une colonie de plantation avec une nouvelle classe dirigeante aux cotés des puissants propriétaires terriens : la bourgeoisie créole représentée par Vicente Escobar lui-même métisse.

Le néo-classicisme d’origine française s’impose à Cuba avec la première école d’art créée en 1818 par JB Vermay (et non pas Horace Vernet…..mais élève de David). Le dessin devient plus précis et sobre, le fond neutre.

On voit aussi se développer le paysage Hippolyte Guarneray (vue du Paseo) ou Edouard Laplante et son beau panorama de la Havane. Apparait alors le costumbrisme, œuvre de bons dessinateurs, connaisseurs de la couleur et de la technique et observateurs sagaces comme Joaquin Cuadras.

La peinture du XXe siècle

Au XXe, la Havane devient une ville cosmopolite, ouverte (les murailles sont abattues) dotée de nouveaux bâtiments, hôtels, avenues….Les jeunes créateurs s’orientent vers le romantisme et le symbolisme. Les sujets historiques et mythologiques remplacent les tableaux religieux. Portrait et paysage restent importants. Dans la salle Menocal-Romanach,  on découvre deux artistes décisifs : l’Embarquement de Colomb de Menocal et portraits de Romanach.

Avec le XXes, on aborde l’art moderne local ou avant-garde cubaine (porte de droite sur le palier). Cette avant-garde suit les courants européens et new yorkais avec un léger décalage. Les thèmes restent académiques, mais avec des réferences cubaines (paysages, colonisation…)

La Gitane tropicale

Victor Manuel  Garcia  peint le tableau le plus célèbre de la peinture cubaine la Gitane tropicale ou Joconde cubaine. En 1932 il revient alors  de Paris et s’inspire manifestement de Modigliani et l’École de Paris. Les Guajiros de Eduard Abela Villareal en 1911, proposent une vision très romantique, folklorique voire humoristique des paysans. Antonio Gattorno lui tire son influence de Cezanne et de Gauguin pour créer une identité créole loin des modèles coloniaux espagnols. Faute d’éléments indigènes, les peintres cherchent à créer des racines nouvelles. 2 tableaux de Marcello Pogolotti remontent à 1937 et montrent l’influence cubiste, et surtout futuriste. Ils témoignent d’une préoccupation sociale, existentielle dans une période de modernisation et d’industrialisation de l’ile.

La période révolutionnaire

Un petit couloir mène à une salle où sont exposés les Guajiros Expressionistes de Carlos Enrique. En, 1938 il donne une vision d’horreur des conditions de vie. Sur le mur opposé, on découvre une des premières femmes peintres de Cuba Amelia Pelaez, post impressionniste aux influences mêlées adepte de la couleur et des aliments architecturaux locaux. (vitraux).Il y a là une créolisation de la peinture.

On passe alors dans la salle consacrée à Wilfredo Lam, le grand peintre cubiste cubain proche de Picasso mais aussi des surréalistes francais dont la peinture intègre de nombreux éléments liés aux cultes afro-cubains. Puis on rejoint les galeries extérieures avec Portocarrero, autodidacte aux multiples influences (de Schiele à Dubuffet…).La visite de cet étage se clôt sur un tableau de Mario Careno qui dans la naissance des nations américaines, reprend les 3 Grâces de Rubens à la sauce créole.

Le 2e étage aborde la peinture de la période de la révolution marquée par les tensions avec les Etats Unis puis les changements socio-économiques et politiques. Elle rend le désespoir, la violence puis la libération des moeurs. Les artistes s’inspirent des mouvements nord americains comme Raoul Martinez très pop art. Les années 1990 avec la crise economique voient s’affirmer un art pauvre créatif, (Alexis Leva Machado). Les dernières salles offrent une intéressante vision de l’appropriation par les artistes des évenements et de la lecture de l’histoire

https://visitesfabienne.org/wordpress/tomas-sanchez-peintre-dans-les-nuages-specialiste-des-iles-flottantes/

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